André Masson, Étude pour la couverture de la revue Acéphale, 1936, encre
Étude pour la couverture de la revue Acéphale, 1936
Encre et mine de plomb sur papier
Monogrammé en bas à gauche
31,8 x 48 cm
Provenance : Espace Brimaud
André Masson (1896-1987)
André Masson se forme très tôt à la peinture, étudiant à l'Académie royale de Bruxelles de 1907 à 1912, où il reçoit un premier prix de décoration. En 1912, il quitte la Belgique et s'inscrit aux Beaux-Arts de Paris jusqu'en avril 1914. Après un voyage en Toscane, il s'engage dans l’infanterie. Grièvement blessé à la poitrine et pendant un temps laissé pour mort dans un cratère de bombe, il séjourne dans divers hôpitaux jusqu'à l'Armistice. Depuis la guerre, il garde toute sa vie une répulsion pour le bellicisme et la traduit dans plusieurs de ses œuvres, dont Les Massacres, en 1934.
Après le conflit, Masson se rend à Collioure, sur les pas de Henri Matisse et André Derain et enfin à Céret, se laissant influencer à la fois par Paul Cézanne et Vincent van Gogh. Il épouse Odette Cabalé et s'installe à Montmartre après la naissance de leur fille.
Sa carrière commence véritablement en 1922. Alors que ses œuvres témoignent de son intérêt pour le cubisme, son contact avec Miró, avec qui il partage le même atelier, le fait évoluer vers une quête d’irrationnel. Il se lie à Kahnweiler chez qui il expose en février 1924, vendant toutes ses œuvres. Le poète et écrivain André Breton est déterminant dans sa carrière, témoignant un vif intérêt pour les théories sur l'inconscient élaborées par la psychanalyse. Il rejoint le groupe des surréalistes. En 1927, inspiré par le principe de l'écriture automatique développé par Breton, Masson crée ses premiers « dessins automatiques ».
L'année 1929 est celle des ruptures : avec son épouse, avec son premier marchand, Kahnweiler, qu’il quitte pour Paul Rosenberg, avec Breton qu’il juge dogmatique. Il tisse alors une solide amitié avec Georges Bataille pour qui il illustre le Dossier de l'œil pinéal. L'anus solaire en 1931. Renouant avec Breton, il participe aux expositions des surréalistes à Londres (1936) et Paris (1938) mais, jusqu'en 1939, poursuit sa collaboration avec Bataille dans la revue Acéphale, dont il est l'unique illustrateur.
Masson arrive aux États-Unis en mai 1941. Il s'installe d'abord à New York où il retrouve d'autres intellectuels et artistes européens. Son œuvre stimule les peintres de l'expressionnisme abstrait et de l'abstraction gestuelle comme Jackson Pollock.
De retour en France en octobre 1945, Masson conçoit les décors d'Hamlet pour la Compagnie Renaud-Barrault et de La Putain respectueuse de Jean-Paul Sartre. En 1950, il publie Le plaisir de peindre. Sa manière s'adoucit considérablement, au point qu'il manifeste son intérêt pour l'impressionnisme.
En 1954, Masson reçoit le Grand Prix national des arts et, en 1965, André Malraux lui confie la décoration du plafond du théâtre de l'Odéon. Différentes rétrospectives lui sont consacrées : en 1964 à Berlin, en 1965 à Amsterdam et à Paris, en 1976 au Museum of Modern Art de New York puis une autre l'année suivante au Grand Palais à Paris.
Plus de 90 œuvres de l'artiste sont conservées au Centre Pompidou, mais également au Museum of Modern Art de New York, ainsi qu'à la Tate Gallery, et au Musée d'Art Moderne de Paris notamment.
Epoque : 20ème siècle
Style : Art moderne
Etat : Très bon état
Matière : Papier
Référence (ID) : 1740207
Disponibilité : En stock































