Jan Pauwels Gillemans (1651–1704) Nature morte aux fruits et raisins huile sur toile, vers 1700
Jan Pauwels Gillemans (1651–1704) – Nature morte aux fruits et raisins, huile sur toile, vers 1690–1700
Description :
Cette nature morte flamande allie abondance et réalisme. Un panier d’osier, garni de raisins noirs et blancs, de pêches dorées, châtaignes, figue et d’oranges, s’équilibre avec une coupe en porcelaine remplie de fruits délicats. Les reflets sur les peaux, les transparences des grains et la profondeur du fond sombre créent un contraste marqué. Le cadre en noyer et loupe de noyer, orné de filets de buis et de rares cabochons en ambre, ajoute une touche de raffinement à l’ensemble. Une œuvre emblématique de la peinture flamande du XVIIe siècle, célébrant la maîtrise technique de son auteur.
Dimensions :
Sans cadre : Hauteur 57,5 cm – Largeur 78,5 cm
Avec cadre : Hauteur 80 cm – Largeur 100 cm
État de conservation :
En très bon état de conservation. Un nettoyage professionnel récent a permis de restituer à cette toile sa clarté et son éclat d’origine. Quelques retouches discrètes, conformes à l’usage pour une œuvre de cette époque, attestent de son authenticité.
Biographie :
Jan Pauwels Gillemans le Jeune (1651–1704) – L’héritier d’une tradition picturale flamande.
Né à Anvers en 1651, Jan Pauwels Gillemans le Jeune s’inscrit dans une lignée d’artistes flamands renommés. Fils de Jan Pauwels Gillemans l’Ancien (1618–1675), peintre et orfèvre, il hérite d’un savoir-faire familial centré sur la nature morte. Son père, spécialiste des compositions florales et fruitières, lui transmet un sens aigu du détail et de la mise en scène.
Formation et carrière.
Il intègre la Guilde de Saint-Luc d’Anvers en 1673–1674, marquant le début de sa carrière officielle. Son frère, Peter Mathys Gillemans, peintre de fleurs, partage probablement son atelier. En 1675, il travaille brièvement à Middelburg, où il est sanctionné pour avoir exercé sans s’inscrire à la guilde locale, révélant ainsi son ambition et sa mobilité.
Style et collaborations.
Gillemans le Jeune se distingue par ses natures mortes de fruits et de fleurs, souvent intégrées dans des paysages ou des architectures imaginaires. Ses premières œuvres s’inspirent des banquets somptueux, tandis que ses compositions ultérieures mêlent éléments mythologiques, animaux et figures allégoriques. Il collabore avec des peintres de paysages, comme Pieter Rijsbraeck, et de figures, comme Peter Ykens, pour enrichir ses toiles de scènes narratives ou de décors élégants.
Contrairement à son père, qui privilégiait les fonds neutres, il situe ses natures mortes dans des cadres architecturaux(fontaines, colonnes, jardins), créant une atmosphère à la fois luxuriante et théâtrale. Certaines de ses œuvres, comme celles conservées au Musée Jeanne d’Aboville, illustrent cette recherche d’équilibre entre réalisme et fantaisie.
Héritage et postérité.
Bien que moins célèbre que certains contemporains, Gillemans le Jeune incarne la vitalité de l’école anversoise de nature morte au tournant du XVIIIe siècle. Son œuvre, marquée par une maîtrise des textures (métal, verre, fruits) et une palette riche, s’inscrit dans la continuité des grands maîtres flamands. Il s’éteint à Anvers en 1704, laissant un corpus varié, où se mêlent héritage familial et innovations personnelles. Aujourd’hui, ses toiles, recherchées pour leur qualité, figurent dans des collections européennes et rappellent le rôle central d’Anvers dans l’histoire de la peinture de nature morte.
Epoque : 17ème siècle
Style : Autre style
Etat : Très bon état
Matière : Huile sur toile
Longueur : 78,5
Hauteur : 57,5
Référence (ID) : 1739264
Disponibilité : En stock






































