École Française (c. 1880) - Le Jeu de l'Amour Secret
Huile sur panneau de bois massif.
Ah, le crépuscule des perruques poudrées et de la tubéreuse qui s'affaisse sous le poids d'un soupir ! Sous la voûte d'un ciel de soie qui se déchire en améthystes, le jeune vicomte, à la taille fine comme un roseau et au regard abyssal, déverse les perles de ses mots devant l'audacieuse princesse, dont le rire est un collier de diamants brisés sur le velours de la nuit. Là, parmi les buis taillés avec la sévérité d'un page de pierre et les jasmins qui exhalent leur âme blanche dans une orgie de parfums, la conversation brûle comme un encensoir d'or dans un temple en ruine.
Il lui parle avec la cadence d'un alexandrin blessé, avec des mots qui sont des papillons de feu voletant au-dessus du décolleté neigeux de Son Altesse ; elle répond avec son éventail, ce langage de nacre et de soie qui code et décode les secrets d'un cœur qui n'a plus peur du scandale. Ce sont deux cygnes de sang royal qui se cherchent dans l'ombre, tandis qu'au loin, comme un écho de violons noyés dans le champagne, vibre le murmure de la fête champêtre : une polyphonie de rires courtois et de menuets agonisants. C'est la danse macabre d'une aristocratie couronnée de roses avant le coup de hache, une langueur sophistiquée qui se sait éphémère, mais préfère brûler dans un madrigal interdit plutôt que de succomber à la grisaille du temps.
Ô divine frivolité des lignées qui meurent parmi les fleurs ! Chaque syllabe échangée dans ce coin obscur est une flèche d'Éros baignée dans le poison de Versailles ; c'est le désir de la chair qui se sait divine et la terreur de la statue qui aspire à sentir. Tandis que l'Ancien Régime laisse s'éteindre ses derniers vestiges d'élégance, eux — le Vicomte des Rêves et la Princesse de l'Audace — gravent leur histoire dans l'air éphémère du jardin, sachant que demain, au lever du soleil de la raison, il ne restera que la trace d'un pétale fané et le parfum d'un baiser, un baiser qui, dans son ardeur, fut le plus bel épitaphe d'un siècle de dentelle.
- Dimensions de l'image sans cadre : 150 x 70 cm / 165 x 85 cm avec un spectaculaire cadre ancien réalisé sur mesure.
Ah, le crépuscule des perruques poudrées et de la tubéreuse qui s'affaisse sous le poids d'un soupir ! Sous la voûte d'un ciel de soie qui se déchire en améthystes, le jeune vicomte, à la taille fine comme un roseau et au regard abyssal, déverse les perles de ses mots devant l'audacieuse princesse, dont le rire est un collier de diamants brisés sur le velours de la nuit. Là, parmi les buis taillés avec la sévérité d'un page de pierre et les jasmins qui exhalent leur âme blanche dans une orgie de parfums, la conversation brûle comme un encensoir d'or dans un temple en ruine.
Il lui parle avec la cadence d'un alexandrin blessé, avec des mots qui sont des papillons de feu voletant au-dessus du décolleté neigeux de Son Altesse ; elle répond avec son éventail, ce langage de nacre et de soie qui code et décode les secrets d'un cœur qui n'a plus peur du scandale. Ce sont deux cygnes de sang royal qui se cherchent dans l'ombre, tandis qu'au loin, comme un écho de violons noyés dans le champagne, vibre le murmure de la fête champêtre : une polyphonie de rires courtois et de menuets agonisants. C'est la danse macabre d'une aristocratie couronnée de roses avant le coup de hache, une langueur sophistiquée qui se sait éphémère, mais préfère brûler dans un madrigal interdit plutôt que de succomber à la grisaille du temps.
Ô divine frivolité des lignées qui meurent parmi les fleurs ! Chaque syllabe échangée dans ce coin obscur est une flèche d'Éros baignée dans le poison de Versailles ; c'est le désir de la chair qui se sait divine et la terreur de la statue qui aspire à sentir. Tandis que l'Ancien Régime laisse s'éteindre ses derniers vestiges d'élégance, eux — le Vicomte des Rêves et la Princesse de l'Audace — gravent leur histoire dans l'air éphémère du jardin, sachant que demain, au lever du soleil de la raison, il ne restera que la trace d'un pétale fané et le parfum d'un baiser, un baiser qui, dans son ardeur, fut le plus bel épitaphe d'un siècle de dentelle.
- Dimensions de l'image sans cadre : 150 x 70 cm / 165 x 85 cm avec un spectaculaire cadre ancien réalisé sur mesure.
1 100 €
Epoque : 19ème siècle
Style : Autre style
Etat : Très bon état
Matière : Huile sur bois
Référence (ID) : 1734399
Disponibilité : En stock
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