Pygmalion et Galatée Dessin du XVIIIe siècle, entourage ou suiveur de François Boucher
Pygmalion et Galatée, Allégorie de la création
artistique, la Sculpture animée par le Génie.
Cette œuvre représente au centre, une statue dénudée, qui figure Galatée, et évoque un idéal de beauté classique.
L’instant saisis par l’artiste est le moment ou la statue est en pleine transition entre la pierre et la vie. Son attitude oscille entre la statuaire classique et un déhanché qui rappelle les mouvement rococo.
Aux pieds de la sculpture, l’artiste sculpteur, Pygmalion, à genoux, lève les mains dans un geste d’adoration, il tient encore à la main son maillet et semble avoir interrompu son travail, saisi par son œuvre sculptée qui prends vie.
Derrière la statue, un petit putto ailé brandit une torche enflammée. C'est un des éléments centraux du récit : le feu symbolise ici l'étincelle de la vie, l'inspiration divine ou la passion qui "anime" la matière inerte.
Les éléments qui encadrent cette scène centrale sont extrêmement riches en détails techniques qui ancrent la scène dans la réalité d'un atelier de sculpteur du milieu du XVIIIe siècle.
À gauche, on aperçoit un bas-relief représentant une scène à l’Antique, un des travaux interrompus de l’artiste. On distingue également un compas et une équerre, symboles de la précision géométrique et de la rigueur intellectuelle nécessaires à l'art, souvent associés à l'Architecture et à la Sculpture.
La scène prend place dans un cadre monumental avec des colonnes et des arches, typique du style néoclassique naissant ou du baroque finissant. À gauche au second plan, une ouverture (fenêtre ou arcade) laisse entrevoir d'autres personnages, suggérant que la scène voisine avec une académie ou un atelier où le maître travaille sous le regard de ses élèves. L'utilisation de la plume sur papier vergé (reconnaissable à sa texture légèrement striée typique de l'époque) permet une grande finesse de trait.
Les lavis (les zones d'ombre grises ou brunes) apportent du relief et une dimension théâtrale à la lumière, créant un effet de clair-obscur qui renforce le côté dramatique du miracle. Cette technique du lavis brun ou gris sur un trait de plume nerveux est typique des dessins de "premier jet" ou des projets de compositions allégoriques de son atelier.
Cette scène est une interprétation du mythe de Pygmalion et Galatée, un sujet extrêmement populaire sous Louis XV et Louis XVI, car il célébrait le pouvoir quasi divin de l'artiste capable de donner vie à ses rêves.
Le traitement des corps, en particulier celui de la statue (Galatée) avec ses formes pleines et sa cambrure gracieuse, évoque fortement l'esthétique du peintre François Boucher (1703-1770). Le petit génie avec la torche est également très caractéristique des "enfants" de Boucher, avec leurs membres potelés et leurs visages ronds.
Le sujet (Pygmalion) et la présence d'attributs très précis au premier plan (compas, équerre, bas-relief) évoquent les compositions destinées à être gravées. Le dessin rappelle également le travail de Charles Monnet (1732-1819) : il a en effet produit de nombreuses allégories des arts et des scènes mythologiques à la plume et au lavis, souvent avec cette clarté de composition et ce goût pour les décors architecturaux antiques. Enfin, la représentation du sculpteur, avec sa posture théâtrale et ses draperies marquées, pourrait aussi être rapproché de l'école de Carle Van Loo (1705-1765). Ce dernier a peint des cycles célèbres sur les "Arts" où les outils de sculpture et d'architecture sont mis en avant.
Dimensions du dessin ( à vue) : 21,2 x 33,4 cm
Dimensions de l'encadrement : 37,3 x 51 cm
Traces de pliures et accidents anciens, encadrement moderne.
Cette œuvre représente au centre, une statue dénudée, qui figure Galatée, et évoque un idéal de beauté classique.
L’instant saisis par l’artiste est le moment ou la statue est en pleine transition entre la pierre et la vie. Son attitude oscille entre la statuaire classique et un déhanché qui rappelle les mouvement rococo.
Aux pieds de la sculpture, l’artiste sculpteur, Pygmalion, à genoux, lève les mains dans un geste d’adoration, il tient encore à la main son maillet et semble avoir interrompu son travail, saisi par son œuvre sculptée qui prends vie.
Derrière la statue, un petit putto ailé brandit une torche enflammée. C'est un des éléments centraux du récit : le feu symbolise ici l'étincelle de la vie, l'inspiration divine ou la passion qui "anime" la matière inerte.
Les éléments qui encadrent cette scène centrale sont extrêmement riches en détails techniques qui ancrent la scène dans la réalité d'un atelier de sculpteur du milieu du XVIIIe siècle.
À gauche, on aperçoit un bas-relief représentant une scène à l’Antique, un des travaux interrompus de l’artiste. On distingue également un compas et une équerre, symboles de la précision géométrique et de la rigueur intellectuelle nécessaires à l'art, souvent associés à l'Architecture et à la Sculpture.
La scène prend place dans un cadre monumental avec des colonnes et des arches, typique du style néoclassique naissant ou du baroque finissant. À gauche au second plan, une ouverture (fenêtre ou arcade) laisse entrevoir d'autres personnages, suggérant que la scène voisine avec une académie ou un atelier où le maître travaille sous le regard de ses élèves. L'utilisation de la plume sur papier vergé (reconnaissable à sa texture légèrement striée typique de l'époque) permet une grande finesse de trait.
Les lavis (les zones d'ombre grises ou brunes) apportent du relief et une dimension théâtrale à la lumière, créant un effet de clair-obscur qui renforce le côté dramatique du miracle. Cette technique du lavis brun ou gris sur un trait de plume nerveux est typique des dessins de "premier jet" ou des projets de compositions allégoriques de son atelier.
Cette scène est une interprétation du mythe de Pygmalion et Galatée, un sujet extrêmement populaire sous Louis XV et Louis XVI, car il célébrait le pouvoir quasi divin de l'artiste capable de donner vie à ses rêves.
Le traitement des corps, en particulier celui de la statue (Galatée) avec ses formes pleines et sa cambrure gracieuse, évoque fortement l'esthétique du peintre François Boucher (1703-1770). Le petit génie avec la torche est également très caractéristique des "enfants" de Boucher, avec leurs membres potelés et leurs visages ronds.
Le sujet (Pygmalion) et la présence d'attributs très précis au premier plan (compas, équerre, bas-relief) évoquent les compositions destinées à être gravées. Le dessin rappelle également le travail de Charles Monnet (1732-1819) : il a en effet produit de nombreuses allégories des arts et des scènes mythologiques à la plume et au lavis, souvent avec cette clarté de composition et ce goût pour les décors architecturaux antiques. Enfin, la représentation du sculpteur, avec sa posture théâtrale et ses draperies marquées, pourrait aussi être rapproché de l'école de Carle Van Loo (1705-1765). Ce dernier a peint des cycles célèbres sur les "Arts" où les outils de sculpture et d'architecture sont mis en avant.
Dimensions du dessin ( à vue) : 21,2 x 33,4 cm
Dimensions de l'encadrement : 37,3 x 51 cm
Traces de pliures et accidents anciens, encadrement moderne.
420 €
Epoque : 18ème siècle
Style : Louis XVI - Directoire
Etat : En l'etat
Matière : Papier
Référence (ID) : 1733948
Disponibilité : En stock
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