Frédéric Samuel CORDEY (1854 -1911) Bouquet impressionniste
Frédéric Samuel Cordey signe ici une nature morte à la touche enlevée, vibrante de couleurs et de lumière.
Huile sur toile
Signée en bas à droite
dimensions : 65 x 54 cm
Avec cadre : 77,5 x 66,5 cm
« La couleur est par excellence la partie de l’art qui détient un don magique. Alors que le sujet, la forme, la ligne s’adressent d’abord à la pensée, la couleur n’a aucun sens pour l’intelligence, mais elle a tous les pouvoirs sur la sensibilité». Eugène Delacroix.
Frédéric Samuel Cordey, un peintre impressionniste
Samuel Cordey utilise ici une touche enlevée tout en glacis, des superpositions de touches diluées formant des masses colorées qui captent la lumière.
Les œuvres impressionnistes mettent l'accent sur la lumière et la couleur
Une nature morte à la palette colorée et contrastée.
Avec ce bouquet de fleurs, Frédéric, Samuel Cordey affirme son talent de coloriste. Il fait vibrer les couleurs alliant à la fois teintes chaudes et froides dans un belle harmonie.
Il se sert des éléments du décor, le rideau à l’arrière plan, le vase, la nappe sur la table pour travailler sa matière et ses couleurs dans un désordre harmonieux .
Biographie
Frédéric Samuel Cordey évolue avec les impressionnistes, il présente quatre tableaux avec le groupe pour la quatrième exposition impressionniste en 1877.
Elève d’Isodor Pils et de Gustave Boulanger à l’école des Beaux-Arts de Paris, il fait parti du groupe (Monet, Renoir, Pissarro, Sisley) qui se rebelle contre l’enseignement académique pour suivre la voie de l’Impressionnisme.
L’artiste participe au salon d’Automne dès 1903. Il n’expose que rarement et les critiques d’art sont élogieux à son sujet. Une exposition rétrospective a lieu à la galerie Choiseul à Paris en 1913. Sa fortune lui permet de travailler selon ses propres aspirations sans dépendre de la critique et de l’aide des marchands.
Apprécié de Gustave Caillebotte et particulièrement lié à Auguste Renoir, il est figuré dans plusieurs tableaux de l’artiste, dont le « Bal du moulin de la galette ». Renoir l’a également représenté dans La Conversation, aux côtés du modèle, Marguerite Legrand, dite « Margot » , un tableau que l’on retrouve au National Museum de Stockholm.
Paysagiste attentif, il se plait à dépeindre la nature environnante ; Si la campagne auxerroise est l’un des lieux de prédilection du peintre, il séjourne non loin de Camille Pissarro à Neuville-sur-Oise ainsi qu’à Eragny-sur-Oise.
Bibliographie
• Article d’Adolphe Thalasso, « Exposition F.-S. Cordey », in L’Art et les artistes, revue mensuelle d’art ancien et moderne, oct. 1913-3 févr. 1914, p. 237
• André Roussard, Dictionnaire des peintres à Montmartre au XIXème et XXème siècles
• Cat. d’exp. Christophe Duvivier, Les peintres et l’Oise, les peintres-graveurs de la Vallée de l’Oise, [exposition « Les peintres et l’Oise, les peintres-graveurs de la Vallée de l’Oise », Pontoise, Musée Tavet-Delacour, du 26 févr. au 23 sept. 2007], Pontoise éd. du musée, 2007
• Sophie Monneret, L’Impressionnisme et son époque, Paris, Robert Laffont, 1987
Musées
• Madame Cordey faisant de la tapisserie, 1879, Paris, musée d’Orsay.
• Plat de pêches, 1906, Nevers, préfecture de la Nièvre.
Epoque : 19ème siècle
Style : Autre style
Etat : Très bon état
Matière : Huile sur toile
Largeur : 54 cm
Hauteur : 65 cm
Référence (ID) : 1729317
Disponibilité : En stock




































