Duval-Gozlan  Tableau paysage Chaumière mer Marine Bretagne  crépuscule 1900
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Duval-Gozlan Tableau paysage Chaumière mer Marine Bretagne crépuscule 1900

Artiste : Léon Duval-gozlan

Léon Duval-Gozlan  paysage Chaumière en bord de mer Marine Bretagne 1900


Belle composition paysagère située en Bretagne, représentant une chaumière isolée au bord de la mer, dans un environnement ouvert, rude et presque archaïque. La maison, ramassée sous un ciel ample et nuancé, domine un premier plan de terres sombres ponctué de pierres dressées qui renforcent le caractère ancien et silencieux du site. Loin d’un pittoresque anecdotique, l’œuvre privilégie l’atmosphère, la résonance intérieure du lieu et une vision condensée du paysage breton. Léon Duval-Gozlan, peintre parisien né en 1853, se tourne fortement vers la Bretagne sud après sa découverte de la région en 1910, dans le sillage de Maxime Maufra et de la presqu’île de Quiberon.


Toute la force du tableau réside dans sa tonalité méditative. La composition se construit autour d’une opposition très juste entre, d’une part, l’assise sombre et terrestre du premier plan et, d’autre part, l’ouverture d’un ciel vaste, laiteux, travaillé dans des gris bleutés, des mauves sourds et des verts assourdis. Cette gamme voilée, presque éteinte, donne à la scène une intensité poétique particulière. On n’est pas dans la notation descriptive pure, mais dans une transcription sensible du paysage, où la réalité bretonne semble filtrée par une vision intérieure.

La chaumière agit comme un noyau symbolique. Elle n’est pas seulement un motif d’habitat rural ; elle devient présence humaine fragile mais persistante, comme un refuge dans un espace battu par l’air, le sel et le temps. Les pierres dressées du premier plan, presque assimilables à un champ de stèles ou de menhirs stylisés, accentuent cette lecture. C’est ici que la toile prend une coloration symboliste discrète mais réelle : le paysage n’est plus seulement vu, il est chargé d’une mémoire, d’une gravité, d’une forme de spiritualité tellurique. Cette sensibilité est renforcée par le silence de la scène, l’absence d’anecdote, et cette manière de suspendre le temps dans une lumière froide.

La touche relève d’un post-impressionnisme assagi, nourri de matière et de synthèse. Les empâtements plus denses sur la maison, les rehauts clairs posés en touches épaisses, les masses simplifiées des arbres et du terrain, tout cela inscrit l’œuvre dans une culture picturale de la Bretagne autour de 1900 et après 1900, où l’impressionnisme est déjà absorbé puis intériorisé. La mer et le ciel ne sont pas traités comme des relevés topographiques ; ils sont ramenés à des accords colorés et à des nappes vibrantes. À cet égard, la toile est bien dans une veine Blanchet-vert 1900, ou plus largement post-impressionniste, avec une inflexion poétique et presque visionnaire.


Le rapprochement avec les grands peintres bretons ou de Bretagne de la période est pertinent, à condition de le formuler comme une parenté d’esprit et non comme une équivalence de niveau. L’œuvre peut être rapprochée de la Bretagne intériorisée de Désiré-Lucas, pour la gravité poétique, la matière colorée et ce goût des accords sourds. Elle évoque aussi Henry Moret pour la simplification des formes, la densité atmosphérique et l’importance du littoral breton dans une syntaxe post-impressionniste. Henry Moret, associé à Pont-Aven, consacra en effet une large part de son œuvre aux rivages bretons, et son parcours est régulièrement présenté comme un passage de Pont-Aven à l’impressionnisme en Bretagne.

On peut également penser, dans l’arrière-plan culturel, à Maxime Maufra, dont Duval-Gozlan était proche et dont la présence à Kerhostin joua un rôle direct dans son ancrage breton. Les sources biographiques disponibles soulignent justement cette proximité, ainsi que l’installation de Duval-Gozlan en lien avec la Bretagne sud et la presqu’île de Quiberon.

Artiste

Léon Duval-Gozlan naît en 1853 et meurt en 1941. Peintre parisien, il découvre la Bretagne sud au début du XXe siècle, vers 1910, et s’attache durablement à la presqu’île de Quiberon. Il est signalé comme proche de Maxime Maufra, dont l’exemple et l’environnement artistique ont compté dans son orientation bretonne. Plusieurs sources décrivent son œuvre comme s’inscrivant dans la suite de l’impressionnisme, avec une matière souple, colorée, parfois chargée, appliquée à des paysages et sujets bretons.

Huile sur toile signée en bas à gauche.

Dimensions

66 x 48 cm


Signée en bas à gauche : Léon Duval-Gozlan.
Anciennes inscriptions sur le chassis mentionnant le lieu.


Restaurations à signaler de très bonne facture, très bien réalisées.



400 €
credit

Epoque : 20ème siècle

Style : Art Nouveau

Etat : Bon état

Matière : Huile sur toile

Largeur : 66

Hauteur : 48

Référence (ID) : 1723899

Disponibilité : En stock

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Toulouse
Toulouse 31500, France

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