Dessin à l’encre et au lavis de gris commémorant un épisode de la Révolution française
Dessin à l’encre et au lavis de gris commémorant un épisode de la Révolution française, connu également par une gravure (voir l'avant-dernière image provenant du MuséeCarnavalet-Histoire de Paris), représentant le tombeau élevé en mai-juin 1790, par celui que l’on appelait alors le patriote Palloy, qui n’était autre que l’entrepreneur chargé de la démolition de la Bastille, afin d’abriter les ossements retrouvés dans les cachots de ladite prison.
Pierre-François Palloy (1755-1835) eut l’idée à partir des pierres issues de la destruction même de la forteresse, de faire fabriquer des modèles réduits en pierre de la Bastille, puis par la suite, en plâtre mêlé de mortier de la Bastille.
Ces pièces furent envoyées auprès des instances représentatives de l'époque : lesdéputés, les clubs politiques, la ville de Paris, et dans les chefs-lieux des nouveaux départements français à partir de février 1790.
Dans notre dessin, c’est le tombeau placé dans le cimetière de Saint-Paul-des-Champs, aujourd’hui détruit tout comme l’église du même nom dont un pan de mur subsiste encore dans le Marais, qui nous est montré. Entouré de quatre peupliers et se détachant devant les murs de l’église et ses clochers, il est surmonté d’une stèle coiffée de la couronne royale et des trois lys de France à quoi s’unissent la représentation des trois ordres : la crosse de l’église, l’épée de la noblesse et la faux du tiers-état avec, inscrite sur un phylactère, la devise : « Ex unitate Libertas »,c’est-à-dire : « De l’Unité naît la Liberté », représentation symbolique très souvent reprise par Palloy, notamment sur les cartons d’entrée, signés par l’architectes démolisseur, de l’atelier des modèles de Bastille( voir les trois dernières images provenant du Musée Carnavalet-Histoire de Paris). Dessous apparaît l’épitaphe suivante : « "Qui nos incarceribat viventes / nos adhuc incarcerat mortuos / lapis / sous les pierres mêmes des cachots / où elles gémissoient vivantes / Reposent en paix / quatre Victimes du despotisme / Leurs os découverts / et recueillis par leurs freres libres / ne se leveront plus / qu'au jour des justices / pour confondre leurs tirans, // Petrus Franciscus PALLOY, amicus / patriae fecit anno libertatis se/ cundo reparatae salutis 1790 ».
Ce dessin, outre son caractère historique, est d’une grande qualité esthétique et technique avec son jeu raffiné de gris, d’une grande douceur, typique des lavis d’architecture de l’époque. Il est présenté dans un cadre doré, sous un passe-partout à l’ancienne traité lui aussi au lavis de gris et de bleu avec filets noirs et or.
Époque : fin du XVIIIe siècle.
Dimensions :
- 30 cm x 19,5 cm à vue
- 61,5 cm x 41,5 cm avec le cadre.
Pierre-François Palloy (1755-1835) eut l’idée à partir des pierres issues de la destruction même de la forteresse, de faire fabriquer des modèles réduits en pierre de la Bastille, puis par la suite, en plâtre mêlé de mortier de la Bastille.
Ces pièces furent envoyées auprès des instances représentatives de l'époque : lesdéputés, les clubs politiques, la ville de Paris, et dans les chefs-lieux des nouveaux départements français à partir de février 1790.
Dans notre dessin, c’est le tombeau placé dans le cimetière de Saint-Paul-des-Champs, aujourd’hui détruit tout comme l’église du même nom dont un pan de mur subsiste encore dans le Marais, qui nous est montré. Entouré de quatre peupliers et se détachant devant les murs de l’église et ses clochers, il est surmonté d’une stèle coiffée de la couronne royale et des trois lys de France à quoi s’unissent la représentation des trois ordres : la crosse de l’église, l’épée de la noblesse et la faux du tiers-état avec, inscrite sur un phylactère, la devise : « Ex unitate Libertas »,c’est-à-dire : « De l’Unité naît la Liberté », représentation symbolique très souvent reprise par Palloy, notamment sur les cartons d’entrée, signés par l’architectes démolisseur, de l’atelier des modèles de Bastille( voir les trois dernières images provenant du Musée Carnavalet-Histoire de Paris). Dessous apparaît l’épitaphe suivante : « "Qui nos incarceribat viventes / nos adhuc incarcerat mortuos / lapis / sous les pierres mêmes des cachots / où elles gémissoient vivantes / Reposent en paix / quatre Victimes du despotisme / Leurs os découverts / et recueillis par leurs freres libres / ne se leveront plus / qu'au jour des justices / pour confondre leurs tirans, // Petrus Franciscus PALLOY, amicus / patriae fecit anno libertatis se/ cundo reparatae salutis 1790 ».
Ce dessin, outre son caractère historique, est d’une grande qualité esthétique et technique avec son jeu raffiné de gris, d’une grande douceur, typique des lavis d’architecture de l’époque. Il est présenté dans un cadre doré, sous un passe-partout à l’ancienne traité lui aussi au lavis de gris et de bleu avec filets noirs et or.
Époque : fin du XVIIIe siècle.
Dimensions :
- 30 cm x 19,5 cm à vue
- 61,5 cm x 41,5 cm avec le cadre.
900 €
Epoque : 18ème siècle
Style : Louis XVI - Directoire
Etat : Très bon état
Matière : Papier
Longueur : 30 cm
Largeur : 19,5 cm
Référence (ID) : 1722166
Disponibilité : En stock
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