Par Gilles Joubert Commode sauteuse à marqueterie et bronze au C couronné, vers 1745-1749
Par Gilles Joubert Commode sauteuse à marqueterie et bronze au C couronné, vers 1745-1749
Qualité musée :
Une exceptionnelle commode en marqueterie d’amarante, de bois de rose et de bois de violette, enrichie d’une ornementation de bronze ciselé et doré portant le poinçon au C couronné (1745-1749). Le dessus en marbre gris veiné surmonte une façade ouvrant par deux tiroirs sans traverse, ornés d’un décor géométrique dans une réserve. L’ensemble repose sur des pieds galbés, alliant élégance et robustesse.
Cette commode peut être rapprochée d’une pièce estampillée Gilles Joubert, ébéniste du Roi (vente Christie’s, 19 décembre 2007). Elle conserve une trace d’estampille, ainsi que plusieurs poinçons de la Jurande des Menuisiers-Ébénistes (JME) sur le montant avant gauche, garantissant son authenticité et sa qualité.
Dimensions :
Hauteur : 88,5 cm
Longueur : 126,5 cm
Profondeur : 66 cm
État de conservation :
Très bon. Restaurée avec soin, elle vient de recevoir un vernis au tampon qui en sublime l’éclat.
Biographie :
Gilles Joubert (1689–1775)
Gilles Joubert obtient sa maîtrise entre 1715 et 1720. Il commence à travailler pour le roi en 1748, d’abord comme fournisseur occasionnel. Sa notoriété grandissant, il est choisi en 1755 pour réaliser deux encoignures destinées au médailler livré en 1739 pour le Cabinet du Roi à Versailles.
En 1758, il devient ébéniste ordinaire du Garde-meuble de la Couronne, puis obtient en 1763 le titre d’ébéniste du Roi, succédant à Jean-François Oeben. Doyen de sa corporation, il incarne le style Louis XV tout en évoluant vers des motifs néo-classiques, annonçant la Transition. Peu enclin à estampiller ses œuvres, son corpus est surtout documenté par le Journal du Garde-Meuble, qui recense près de 4 000 pièces livrées à la Couronne entre 1748 et 1774. Jean-Henri Riesener lui succède en 1774.
Œuvres conservées :
Encoignures, commode – Château de Versailles
Commode – J. Paul Getty Museum
La Jurande des Menuisiers-Ébénistes (JME)
Créée en 1743, la Jurande est composée d’un syndic et de six jurés. Elle régule la qualité des ateliers parisiens, appose son poinçon sur les ouvrages conformes et confisque les pièces défectueuses. Les statuts, enregistrés en 1751, officialisent la séparation entre menuisiers et sculpteurs. Une taxe de dix sols est perçue, et les contrefaçons sont passibles d’amendes.
« La cour ordonne que lesdites lettres patentes soient enregistrées, conformément aux charges, clauses et conditions portées par les arrêts de la Cour des 12 juillet 1745, 20 janvier 1749 et 21 mai 1751… » (Parlement, 20 août 1751).
Bibliographie :
Le Mobilier Français du XVIIIe Siècle – Pierre Kjellberg (2002)
Les Ébénistes français de Louis XIV à la Révolution – Alexandre Pradère (1989)
Les Ébénistes du XVIIIe siècle – Comte François de Salverte (1934)
Epoque : 18ème siècle
Style : Louis XV - Transition
Etat : Très bon état
Matière : Bois marqueterie
Longueur : 126,5
Hauteur : 88,5
Profondeur : 66
Référence (ID) : 1719995
Disponibilité : En stock






































