Panneau représentant la tête de saint Jean-Baptiste. Italie du Sud, XVIIe siècle.
Panneau de dévotion représentant la tête tranchée de saint Jean-Baptiste.
Italie du Sud, probablement les Pouilles, XVIIe siècle.
Peinture polychrome sur panneau de bois.
Dimensions : env. 33,5 × 25,5 cm.
Peinture de dévotion vernaculaire représentant la tête tranchée de saint Jean-Baptiste, réalisée directement sur un panneau de bois. La tête du saint est inclinée, les yeux clos et la bouche légèrement ouverte, avec une barbe courte et des cheveux mi-longs dissimulés sous une coiffe de tissu. Le cou est exposé et marqué de pigment rouge pour indiquer le lieu de l’exécution. L’image est inscrite dans un champ circulaire, bordé d’une bande peinte jaune ocre portant une inscription apotropaïque latine en lettres capitales noires : « DAEMONES ET MORBOSQUE GRAVANDOS A ME FUGANDO » (« Que les démons et les maladies graves fuient loin de moi »).
Sous le médaillon se trouve un cartouche peint portant un texte de dévotion, aujourd'hui partiellement effacé, qui semble invoquer la miséricorde divine par l'intercession de saint Jean. Les angles du panneau sont ornés de motifs végétaux stylisés dans des tons ocre et gris. L'exécution générale est directe et expressive, caractéristique de l'art dévotionnel du sud de l'Italie, réalisé pour la vénération domestique durant la Contre-Réforme. L'utilisation de motifs linéaires marqués et d'une palette restreinte reflète le langage visuel d'un atelier local ou d'une production laïque plutôt qu'une commande ecclésiastique officielle.
Au revers, une inscription à l'encre en italien retrace la provenance du panneau. Elle indique que l'œuvre appartenait à Irene Ricca, réputée avoir vécu plus de cent ans, et qu'elle a été transmise à Italia Giuseppina Gigliobianco. La dédicace est datée de Tarente, le 25 avril 1921, et signée par Don Michele Carluccio, suggérant une approbation sacerdotale de sa valeur dévotionnelle et de sa transmission familiale.
Comparaisons
Des représentations de San Giovanni Decollato dans ce format sont attestées dans tout le sud de l'Italie, en particulier dans les Pouilles et en Basilicate, où le saint était invoqué pour se protéger contre la maladie, la peste et l'affliction spirituelle. Un exemple peint étroitement lié est conservé au Musée diocésain de Matera. Voir aussi :
– Luigi S. De Donato, Culte et iconographie de San Giovanni Decollato dans le Mezzogiorno d'Italia, Bari, 1998.
– Franco Cardini, Immagini sacre e magia popolare, Florence, 2003, pp.
Italie du Sud, probablement les Pouilles, XVIIe siècle.
Peinture polychrome sur panneau de bois.
Dimensions : env. 33,5 × 25,5 cm.
Peinture de dévotion vernaculaire représentant la tête tranchée de saint Jean-Baptiste, réalisée directement sur un panneau de bois. La tête du saint est inclinée, les yeux clos et la bouche légèrement ouverte, avec une barbe courte et des cheveux mi-longs dissimulés sous une coiffe de tissu. Le cou est exposé et marqué de pigment rouge pour indiquer le lieu de l’exécution. L’image est inscrite dans un champ circulaire, bordé d’une bande peinte jaune ocre portant une inscription apotropaïque latine en lettres capitales noires : « DAEMONES ET MORBOSQUE GRAVANDOS A ME FUGANDO » (« Que les démons et les maladies graves fuient loin de moi »).
Sous le médaillon se trouve un cartouche peint portant un texte de dévotion, aujourd'hui partiellement effacé, qui semble invoquer la miséricorde divine par l'intercession de saint Jean. Les angles du panneau sont ornés de motifs végétaux stylisés dans des tons ocre et gris. L'exécution générale est directe et expressive, caractéristique de l'art dévotionnel du sud de l'Italie, réalisé pour la vénération domestique durant la Contre-Réforme. L'utilisation de motifs linéaires marqués et d'une palette restreinte reflète le langage visuel d'un atelier local ou d'une production laïque plutôt qu'une commande ecclésiastique officielle.
Au revers, une inscription à l'encre en italien retrace la provenance du panneau. Elle indique que l'œuvre appartenait à Irene Ricca, réputée avoir vécu plus de cent ans, et qu'elle a été transmise à Italia Giuseppina Gigliobianco. La dédicace est datée de Tarente, le 25 avril 1921, et signée par Don Michele Carluccio, suggérant une approbation sacerdotale de sa valeur dévotionnelle et de sa transmission familiale.
Comparaisons
Des représentations de San Giovanni Decollato dans ce format sont attestées dans tout le sud de l'Italie, en particulier dans les Pouilles et en Basilicate, où le saint était invoqué pour se protéger contre la maladie, la peste et l'affliction spirituelle. Un exemple peint étroitement lié est conservé au Musée diocésain de Matera. Voir aussi :
– Luigi S. De Donato, Culte et iconographie de San Giovanni Decollato dans le Mezzogiorno d'Italia, Bari, 1998.
– Franco Cardini, Immagini sacre e magia popolare, Florence, 2003, pp.
4 550 €
Epoque : 17ème siècle
Style : Haute époque-Renaissance-Louis XIII
Etat : Etat d'usage
Référence (ID) : 1718750
Disponibilité : En stock
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