Paire d'aigles impériaux signée D. Campagne / LeBlanc
Cette
grande paire de sculptures décorative associant bronze
doré et marbre massif (dimension en comparaison d'une boule
de bowling) dans
un langage esthétique hérité du
goût néoclassique et impérial du XIXᵉ
siècle. L’œuvre représente un
aigle majestueux aux ailes largement déployées,
modelé avec un grand naturalisme, dominant
l’ensemble depuis le sommet d’une sphère
parfaitement polie doté d'une belle brillance. Finement
ciselé, la précision du plumage,
l’oiseau incarne une présence solennelle et
autoritaire, renforcée par l’éclat de
la dorure qui capte la lumière et accentue la noblesse de la
figure.
L’architecture de l’objet repose sur une structure tripartite clairement hiérarchisée. À la base, un socle quadrangulaire en bronze doré assure la stabilité visuelle et matérielle de l’ensemble. Il est orné d’un décor sculpté en relief représentant une nuée de nuages tourbillonnants, traités de manière dynamique et presque mouvante. Cette nuée forme une transition symbolique entre la terre et le ciel, donnant l’impression que la composition s’élève dans l’espace. Au-dessus de cette base s’impose une sphère en marbre rouge veiné de blanc et de gris, dont la surface polie contraste avec la texture animée des nuages et le modelé détaillé du bronze. La sphère constitue l’axe central de la composition, tant sur le plan visuel que symbolique. Sa forme parfaite évoque le globe terrestre, l’universalité et l’harmonie cosmique. Elle agit comme un point d’équilibre entre le monde matériel représenté par le socle et la dimension céleste suggérée par l’aigle et les nuées.
L’aigle (24cm), posé fermement sur le globe, domine l’ensemble avec autorité. Symbole universel de puissance, de souveraineté et de vigilance, il renvoie directement à l’imagerie impériale héritée de Rome puis reprise dans les traditions napoléoniennes. Ses ailes ouvertes suggèrent à la fois la protection et la domination, tandis que son regard tourné vers l’horizon évoque la vision et la maîtrise. Par cette position dominante, l’oiseau semble régner sur le monde qu’il surplombe. Le décor conjugue ainsi plusieurs registres stylistiques : un naturalisme précis dans le traitement de l’animal, une dimension allégorique dans la représentation des nuages et du globe, et un esprit néoclassique marqué par la symétrie, la monumentalité et l’usage de matériaux nobles.
La dorure renforce la dimension prestigieuse et cérémonielle de l’œuvre, lui conférant un caractère presque officiel. Sur le plan symbolique, l’ensemble peut être lu comme une véritable allégorie du pouvoir élevé au-dessus du monde. La sphère représente l’universalité et la totalité du monde terrestre, la nuée de nuages évoque l’élévation spirituelle et le passage vers le domaine céleste, tandis que l’aigle incarne l’autorité suprême, placée entre ciel et terre. L’œuvre exprime ainsi une idée d’ascension, de souveraineté universelle et de puissance transcendante, où le pouvoir, porté par une légitimité supérieure, domine le monde depuis les hauteurs symboliques du ciel.
Production décorative française de la fin du XIXᵉ siècle, probablement réalisée entre 1880 et 1900, durant la période dite du Napoléon III tardif ou du début de la Belle Époque. La présence de deux signatures distinctes constitue une pratique courante dans la sculpture décorative française du XIXᵉ siècle, les œuvres étant fréquemment issues d’un travail collectif. On relève ainsi la signature manuscrite « D. Campagne », attribuable à Pierre-Étienne Daniel Campagne (1851-1914), ainsi que la mention « LeBlanc sculpteur », apposée sur la base.
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L’architecture de l’objet repose sur une structure tripartite clairement hiérarchisée. À la base, un socle quadrangulaire en bronze doré assure la stabilité visuelle et matérielle de l’ensemble. Il est orné d’un décor sculpté en relief représentant une nuée de nuages tourbillonnants, traités de manière dynamique et presque mouvante. Cette nuée forme une transition symbolique entre la terre et le ciel, donnant l’impression que la composition s’élève dans l’espace. Au-dessus de cette base s’impose une sphère en marbre rouge veiné de blanc et de gris, dont la surface polie contraste avec la texture animée des nuages et le modelé détaillé du bronze. La sphère constitue l’axe central de la composition, tant sur le plan visuel que symbolique. Sa forme parfaite évoque le globe terrestre, l’universalité et l’harmonie cosmique. Elle agit comme un point d’équilibre entre le monde matériel représenté par le socle et la dimension céleste suggérée par l’aigle et les nuées.
L’aigle (24cm), posé fermement sur le globe, domine l’ensemble avec autorité. Symbole universel de puissance, de souveraineté et de vigilance, il renvoie directement à l’imagerie impériale héritée de Rome puis reprise dans les traditions napoléoniennes. Ses ailes ouvertes suggèrent à la fois la protection et la domination, tandis que son regard tourné vers l’horizon évoque la vision et la maîtrise. Par cette position dominante, l’oiseau semble régner sur le monde qu’il surplombe. Le décor conjugue ainsi plusieurs registres stylistiques : un naturalisme précis dans le traitement de l’animal, une dimension allégorique dans la représentation des nuages et du globe, et un esprit néoclassique marqué par la symétrie, la monumentalité et l’usage de matériaux nobles.
La dorure renforce la dimension prestigieuse et cérémonielle de l’œuvre, lui conférant un caractère presque officiel. Sur le plan symbolique, l’ensemble peut être lu comme une véritable allégorie du pouvoir élevé au-dessus du monde. La sphère représente l’universalité et la totalité du monde terrestre, la nuée de nuages évoque l’élévation spirituelle et le passage vers le domaine céleste, tandis que l’aigle incarne l’autorité suprême, placée entre ciel et terre. L’œuvre exprime ainsi une idée d’ascension, de souveraineté universelle et de puissance transcendante, où le pouvoir, porté par une légitimité supérieure, domine le monde depuis les hauteurs symboliques du ciel.
Production décorative française de la fin du XIXᵉ siècle, probablement réalisée entre 1880 et 1900, durant la période dite du Napoléon III tardif ou du début de la Belle Époque. La présence de deux signatures distinctes constitue une pratique courante dans la sculpture décorative française du XIXᵉ siècle, les œuvres étant fréquemment issues d’un travail collectif. On relève ainsi la signature manuscrite « D. Campagne », attribuable à Pierre-Étienne Daniel Campagne (1851-1914), ainsi que la mention « LeBlanc sculpteur », apposée sur la base.
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2 800 €
Epoque : 19ème siècle
Style : Empire - Consulat
Etat : Restauré par notre atelier
Matière : Bronze
Largeur : 25 cm
Hauteur : 54 cm
Profondeur : 20 cm
Référence (ID) : 1717432
Disponibilité : En stock
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