OBJET VENDU
Commode à la grecque en marqueterie, d’après un modèle de Pierre Roussel.
Cette élégante commode à double ressaut s’inscrit dans la typologie des modèles dits « à la grecque », forme emblématique du moment Transition où l’architecture Louis XV encore cambrée se soumet progressivement aux principes de rectitude et de compartimentation issus du goût grec.
Son bâti orthodrique animé d’un ressaut central, reposant sur des pieds galbés encore profondément hérités du Louis XV, correspond précisément à ces modèles Transition, mais que les inventaires du XVIIIᵉ siècle désignaient fréquemment sous l’appellation de « commodes à la Régence » — non pas en référence au style Régence du début du siècle, mais pour caractériser une commode sans traverse apparente.
Cette nuance terminologique, rarement explicitée, éclaire pleinement la lecture de notre meuble. Nous sommes ici dans ce que François Quéré décrit comme l’assimilation du goût grec par les ateliers parisiens vers 1770 : une architecture encore cambrée mais disciplinée, où la marqueterie géométrique compartimentée prend le pas sur la rocaille, tandis que l’ornementation de bronze adopte un vocabulaire plus structuré.
La façade présente deux grands tiroirs sans traverse, rythmés par un double ressaut et encadrés de montants soulignés de cannelures teintés vert. Les panneaux sont entièrement couverts d’une marqueterie en mosaïque cubique formant un puissant effet de relief optique, composée de bois de rose, bois de violette, amarante, platane et bois teintés. Chaque compartiment central est orné d’une petite fleurette stylisée (4 feuilles), inscrite dans un carré vert, renforçant la rigueur géométrique de l’ensemble.
Les côtés, avec ressaut arriere et traverse basse chantournée sont traités avec la même exigence, il reçoivent un panneau marqueté identique, exactement conforme aux modèles publiés dans l’ouvrage de François Quéré consacré aux Roussel. La comparaison avec les commodes estampillées P. Roussel, notamment celles reproduites vers 1770-1775 présentant marqueterie en mosaïque et architecture à ressaut, révèle une parenté formelle évidente : même proportion ramassée, même dessin de pieds cambrés, même découpe latérale, même logique de compartimentation.
On retrouve également cette construction orthédrique à double ressaut décrite par Guillaume Janneau et reprise par Quéré pour caractériser les productions rousselliennes relevant du goût grec assimilé.
Les bronzes, d’une belle qualité d’exécution, participent pleinement de ce langage : chutes d’angle architecturées, sabots feuillagés, entrées de serrure à nœud rubané et anneaux de tirage en couronne végétale. Leur dessin s’inscrit dans le répertoire néoclassique diffusé dans les années 1760-1770, tandis que leur patine ancienne, finement oxydée, s’accorde harmonieusement avec l’ensemble.
Le plateau est coiffé d’un marbre ancien mouluré, aux teintes nuancées, épousant la ligne du ressaut.
La construction mérite d’être soulignée. Le bâti est réalisé selon les techniques traditionnelles de l’ébénisterie parisienne du XVIIIᵉ siècle : assemblages manuels, montants et traverses en chêne, tiroirs montés à l’ancienne, façades en résineux plaqué, panneaux latéraux en sapin. Des bois anciens ont été utilisés pour la conception du meuble, conférant à l’ensemble une patine cohérente et profonde. Les placages ont été volontairement vieillis, présentant de légères usures et nuances évoquant naturellement le passage du temps. Le meuble a été nettoyé et reverni au tampon, dans le respect de son caractère et de son esprit.
Il s’agit d’un travail de la fin du XIXᵉ siècle ou peut etre du début du XXeme siecle exécuté avec une remarquable maîtrise technique, dans l’esprit des modèles Transition dits « à la grecque » d’après Pierre Roussel. La qualité de la marqueterie, la rigueur de l’architecture et la fidélité aux procédés anciens témoignent d’une reproduction haut de gamme, conçue dans une parfaite compréhension des canons du XVIIIᵉ siècle. On peut tout a fait rapprocher notre commode des productions les plus aboutti de faussaire comme André Mailfert dans sa première période. Il se peut également que cette commode ai été réalisé pour etre le pendant d'une autre d'epoque, mais en l'occurrence avec un soucis du detail bien poussé !
Dimensions :
Largeur : 96 cm
Profondeur : 55 cm
Hauteur : 87 cm
Cette commode constitue un exemple particulièrement abouti de relecture érudite du goût grec parisien, réunissant architecture Louis XV disciplinée, marqueterie néoclassique et ornementation de bronze d’inspiration XVIIIᵉ, dans une interprétation d’une grande cohérence esthétique.
Son bâti orthodrique animé d’un ressaut central, reposant sur des pieds galbés encore profondément hérités du Louis XV, correspond précisément à ces modèles Transition, mais que les inventaires du XVIIIᵉ siècle désignaient fréquemment sous l’appellation de « commodes à la Régence » — non pas en référence au style Régence du début du siècle, mais pour caractériser une commode sans traverse apparente.
Cette nuance terminologique, rarement explicitée, éclaire pleinement la lecture de notre meuble. Nous sommes ici dans ce que François Quéré décrit comme l’assimilation du goût grec par les ateliers parisiens vers 1770 : une architecture encore cambrée mais disciplinée, où la marqueterie géométrique compartimentée prend le pas sur la rocaille, tandis que l’ornementation de bronze adopte un vocabulaire plus structuré.
La façade présente deux grands tiroirs sans traverse, rythmés par un double ressaut et encadrés de montants soulignés de cannelures teintés vert. Les panneaux sont entièrement couverts d’une marqueterie en mosaïque cubique formant un puissant effet de relief optique, composée de bois de rose, bois de violette, amarante, platane et bois teintés. Chaque compartiment central est orné d’une petite fleurette stylisée (4 feuilles), inscrite dans un carré vert, renforçant la rigueur géométrique de l’ensemble.
Les côtés, avec ressaut arriere et traverse basse chantournée sont traités avec la même exigence, il reçoivent un panneau marqueté identique, exactement conforme aux modèles publiés dans l’ouvrage de François Quéré consacré aux Roussel. La comparaison avec les commodes estampillées P. Roussel, notamment celles reproduites vers 1770-1775 présentant marqueterie en mosaïque et architecture à ressaut, révèle une parenté formelle évidente : même proportion ramassée, même dessin de pieds cambrés, même découpe latérale, même logique de compartimentation.
On retrouve également cette construction orthédrique à double ressaut décrite par Guillaume Janneau et reprise par Quéré pour caractériser les productions rousselliennes relevant du goût grec assimilé.
Les bronzes, d’une belle qualité d’exécution, participent pleinement de ce langage : chutes d’angle architecturées, sabots feuillagés, entrées de serrure à nœud rubané et anneaux de tirage en couronne végétale. Leur dessin s’inscrit dans le répertoire néoclassique diffusé dans les années 1760-1770, tandis que leur patine ancienne, finement oxydée, s’accorde harmonieusement avec l’ensemble.
Le plateau est coiffé d’un marbre ancien mouluré, aux teintes nuancées, épousant la ligne du ressaut.
La construction mérite d’être soulignée. Le bâti est réalisé selon les techniques traditionnelles de l’ébénisterie parisienne du XVIIIᵉ siècle : assemblages manuels, montants et traverses en chêne, tiroirs montés à l’ancienne, façades en résineux plaqué, panneaux latéraux en sapin. Des bois anciens ont été utilisés pour la conception du meuble, conférant à l’ensemble une patine cohérente et profonde. Les placages ont été volontairement vieillis, présentant de légères usures et nuances évoquant naturellement le passage du temps. Le meuble a été nettoyé et reverni au tampon, dans le respect de son caractère et de son esprit.
Il s’agit d’un travail de la fin du XIXᵉ siècle ou peut etre du début du XXeme siecle exécuté avec une remarquable maîtrise technique, dans l’esprit des modèles Transition dits « à la grecque » d’après Pierre Roussel. La qualité de la marqueterie, la rigueur de l’architecture et la fidélité aux procédés anciens témoignent d’une reproduction haut de gamme, conçue dans une parfaite compréhension des canons du XVIIIᵉ siècle. On peut tout a fait rapprocher notre commode des productions les plus aboutti de faussaire comme André Mailfert dans sa première période. Il se peut également que cette commode ai été réalisé pour etre le pendant d'une autre d'epoque, mais en l'occurrence avec un soucis du detail bien poussé !
Dimensions :
Largeur : 96 cm
Profondeur : 55 cm
Hauteur : 87 cm
Cette commode constitue un exemple particulièrement abouti de relecture érudite du goût grec parisien, réunissant architecture Louis XV disciplinée, marqueterie néoclassique et ornementation de bronze d’inspiration XVIIIᵉ, dans une interprétation d’une grande cohérence esthétique.
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