ROSE ROUGE
Huile sur toile, signée en bas à gauche.
Dimensions :
35 × 24 cm (hors cadre)
55 × 42 cm (avec cadre)
Cette œuvre présente une rose rouge traitée avec une grande liberté de touche et une remarquable intensité chromatique. Sur un fond vert nuancé, profond et vibrant, la fleur se détache avec force, presque sculpturale, révélant une peinture à la fois sensible et maîtrisée.
La matière est vivante, posée en larges touches franches, sans recherche d’anecdote ni de détail superflu.
Paul Colin va ici à l’essentiel : la couleur, la lumière et le rythme du geste. Le rouge, dense et lumineux, dialogue subtilement avec les verts, jamais uniformes.
Cette œuvre s’inscrit dans la production plus intime et tardive de Paul Colin, lorsqu’il se consacre davantage à la peinture de chevalet.
Paul Colin
Français | 1892-1985
Paul Colin est un artiste peintre, lithographe, graveur, scénographe et affichiste français né en 1892.
Paul Colin a marqué l’imaginaire des Années Trenteen créant, par le biais de ses affiches, une esthétique traduisant l’effervescence de l’entre-deux guerres.
Formation auprès des maîtres de l’Art Nouveau.
Paul Colin entre à15 ans comme apprenti dans une imprimerie nancéenne,où il découvre les techniques d’impression de son époque, lalithographieet l’héliogravure. Au contact des artistes dont son imprimerie édite les œuvres, il comprend vite qu’il veut être un créateur et s’inscrit à l’Ecole des beaux-Arts de Nancy.Son esprit inventif est développé parVictor Prouvé.Le pionnier de l’Art Nouveau lui enseigne legoût de la ligne efficacemais aussi l’aspiration à lanouveauté.
Le Théâtre des Champs-Élysées
Le premier conflit mondial interrompt la carrière nancéenne de Paul Colin. Il se bat vaillamment, est blessé à Verdun etdémobilisé, se retrouve dans leParis des Années Folles. Il avait connu dans les tranchées André Daven, qui animait en second leThéâtre des Champs-Élysées. André Daven qui avait reconnu le talent de son ami à travers sescroquis de tranchées,engage Paul Colin pour réaliser lesaffiches et les décors du Théâtre. Son contact avec les peintres de l’avant-garde russes qui créaient de nombreuses maquettes de décors ouvre à Paul Colin de nouveau champ d’inspiration.
Créer, animer et transmettre
Paul Colin devientl’affichiste de référencepour assurer la notoriété d’un spectacle après le succès de sesaffiches pour la revue Nègreoù danse Joséphine Baker.
Il met au point sonstyle avec des aplats de couleur et des stylisations de forme, une interprétation très personnelle du cubofuturisme russe. Il crée aussi une école de dessin, visite la Russie soviétique en 1932 juste avant que le réalisme socialiste ne vienne tuer l’élan artistique des avant-gardes rouges.
A côté des affiches de spectacle, il crée une affiche de l’Exposition universelle de 1937ou des publicitéspour Saint-Raphaël Quinquina. Il fait aussi desdécors de film(Liliom de Fritz Lang en 1934) et d‘opéradont L’enfant et les sortilèges de Ravel en 1939 à l’Opéra de Paris
Travailler sous l’Occupation ?
Paul Colin crée des affiches depropagande pour le gouvernement français pendant la drôle de guerre,puis continue quelque temps à travailler après l’armistice, mais met bientôt fin à ses interventions d’affichistes pour n’avoir pas à travailler pour Vichy ou l’occupant Allemand.
Il se remet à la peinture pure et au dessin.
Peinture et sculpture, les arts ultimes
En 1945, Paul Colin crée desaffiches mythiques, de la Libération de Parisaux élections de l’Assemblée constituante. Il continue son engagement politique en faveur des causes qui lui paraissent défendre la paix, mettant son talent d’affichiste au service du Mouvement de la Paix du Parti communiste, mais créant aussi des affiches pour Paix et Liberté ou la CED.
La peinture est devenue pour lui essentielle. Il participe auxSalon des peintres témoins de leur tempset est de plus en plus identifié autant comme artiste peintre que comme affichiste. De nombreuses expositions personnelles comme à la Galerie Drouant-David en 1953, lui sont consacrées.
Il tourne une page lorsqu’il met en vente son atelier à Drouot en 1970
Il s'exprime par lasculpture durant ses dernières années, retrouvant l’inspiration des objets publicitaires qu'il avait sculpté dans les années trente.































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