Émile BRUNET (1869-1943)
Portrait de femme - 1895
Huile sur toile – cadre bois et stucd'origine
A vue 53cm X 44cm
Cadre 72cm X 63cm
Signé et daté en bas à droite
toile en bel état. Anciennerestauration du cadre (voir photo)
Peintre bordelais, il est avec OdilonRedon et Charles Lacoste l'un des rares représentant girondin del'école symboliste française.
Élève de l'école des Beaux Arts deBordeaux avant de compléter sa formation dans l'atelier de GustaveMoreau aux Beaux Arts de Paris qu'il fréquente de 1893 à 1897, il ycôtoie Matisse, Marquet, Maxence et se lit d'amitié avec GeorgesRouault.
Homme de foi, d'un tempérament réservéet probablement résigné à accepter les aléas d'une carrière endemi-teintes, fortement marquée par son évincement lors del'affaire du plafond du Grand Théâtre de Bordeaux, Brunet nouslaisse une peinture douce, souvent spirituelle, mystérieuse, absentedes vicissitudes de son siècle, dans laquelle on peut reconnaître,au grès des périodes et familles de sujets, des voisinages avecMoreau bien sur, mais également Sérusier, Rouault, Matisse ouFautrier lorsque sa touche grasse, épaisse, tend à l’effacementdu sujet.
Émile Brunet a peint de nombreusesscènes religieuses, de grands formats décoratifs (notamment pourl'hôtel Fruges à Bordeaux), portraits, scènes troubadours oupaysages de la presqu’île du Cap Ferret où il avait une petitemaison dans le village des Jacquets et dans laquelle il s’éteinten 1943.
Notre tableau s'inscrit dans lapremière période de production de l'artiste. Daté de 1895, ceportrait de femme est réalisé alors que Brunet, âgé de 26ans,complète sa formation dans l'atelier de Gustave Moreau. Defacture classique, on peut noter ici l'excellence technique du jeunepeintre, le rendu parfait de la carnation, la précision de lachevelure et l'expressivité du regard. Cette maîtrise précoce luivaut, en cette fin du XIX° siècle, d'être souvent sollicité parla bourgeoisie bordelaise pour l’exécution de portraits de famille tel que celui-ci.
L’œuvre est présentée dans soncadre d'origine en bois stuqué doré. La dorure d'origine a étéreprise partiellement à la bronzine. Une ancienne restauration,rapide, est présente dans l'angle en bas à gauche du cadre.
Référence :
Dominique DUSSOL, « ÉmileBrunet, Le spleen de Bordeaux » , ed. Le Festin, 2010































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