Dans la Grèce ottomane et l'ensemble des Balkans, les cartouches étaient généralement conservées dans un récipient spécialisé appelé « palaska ». Fabriquée généralement en cuivre, en bronze, en laiton ou en argent, la « palaska » était munie d'un anneau permettant de l'attacher à la ceinture, garantissant ainsi son accessibilité au combat. Le style décoratif des boîtes à « palaska » variait considérablement selon les traditions régionales. De nombreux exemplaires, dont celui-ci, sont partiellement dorés et richement ornés de motifs floraux réalisés selon la technique du niellage, complétés par des détails gravés ou en relief.
Cet exemplaire est de forme carrée et possède un couvercle à charnière surmonté d'un bouton en forme de balustre. L'avers est orné d'un médaillon central représentant des attributs militaires : bannières, lances et canons, symbolisant une identité militaire. Autour du médaillon se trouve un champ de décor niellé à motifs rocaille, encadré d'une bordure en argent doré ornée de motifs floraux et de petits éléments niellés.
Les côtés reposent sur un fond en argent doré et sont ornés de cartouches symétriques en forme de losange contenant des lys rendus en niellage. Le dessous du palaska est en outre orné de cinq petites chaînettes en argent se terminant par un ornement assorti en forme de coquillage.
De par ses détails décoratifs et sa qualité d'exécution, ce palaska peut être attribué aux régions grecques de l'Empire ottoman et daté de la fin du XVIIIe ou du début du XIXe siècle.


































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