Bottega degli Spadino, Nature morte avec fruits, citrouille et singe
Bottega degli Spadino (Rome, fin 17ème siècle - début 18ème siècle)
Nature morte avec fruits, citrouille et singe
Huile sur toile, cm 55 x 73
Avec cadre, cm 64 x 81
La toile en question représente un exemple significatif de la nature morte baroque romaine au tournant des XVIIe et XVIIIe siècles, moment de plus grande chance du genre décoratif destiné aux tableaux de l’aristocratie capitoline. L’œuvre peut être attribuée à la production de la célèbre famille Castelli, appelée les Spadino.
L’installation de composition s’articule autour d’une pyramide épaisse de végétaux qui émerge avec force plastique d’un fond sombre, d’ascendance claire caravagesque. La technique picturale révèle cette "manière" typique des Spadino, caractérisée par un coup de pinceau dense et matiériste capable de restituer la diversité épidermique des fruits : notez le rendement des figues ouvertes, les velours bleus sur les peaux des prunes et, surtout, la direction magistrale des grappes de raisin, dont les raisins sont définis par de petites touches de lumière pure qui simulent leur transparence et turgidité.
L’éclairage, qui frappe latéralement la scène, non seulement modèle les volumes mais accentue le contraste dramatique entre la luminosité du fruit et la densité d’ombre environnante. L’insertion, sur la gauche, de la figure d’un primate - probablement un macaque - ajoute un élément narratif et vivant à la composition. L’animal, rendu avec un coup de pinceau plus effilé pour en décrire la fourrure, sert de trait d’union entre l’observateur et l’objet inanimé, selon un goût pour l’exotisme et l’anecdote largement répandu dans le baroque romain.
La peinture trouve des références ponctuelles dans plusieurs œuvres de Giovanni Paolo Castelli, les compositions conservées à la Galleria Spada à Rome, où Castelli décline le thème du fruit automnal avec la même sensibilité pour le détail microscopique. Bien que la qualité exécutive s’oriente résolument vers la main du maître, on ne peut exclure la participation de l’atelier, en particulier de son fils Bartolomeo Castelli le Jeune. Ce dernier a hérité du répertoire paternel, en conservant la même mise en page luministique mais en simplifiant parfois les solutions formelles. Dans cette toile, cependant, la gestion habile des blancs et le rendu des transparences vitrées indiquent un niveau de qualité très élevé, digne de la maturité de Jean-Paul. L’œuvre se présente donc comme un document précieux du goût des collectionneurs romains, témoignant de la capacité des Spadino à synthétiser la rigueur naturaliste nordique avec l’exubérance scénographique italienne.
Nature morte avec fruits, citrouille et singe
Huile sur toile, cm 55 x 73
Avec cadre, cm 64 x 81
La toile en question représente un exemple significatif de la nature morte baroque romaine au tournant des XVIIe et XVIIIe siècles, moment de plus grande chance du genre décoratif destiné aux tableaux de l’aristocratie capitoline. L’œuvre peut être attribuée à la production de la célèbre famille Castelli, appelée les Spadino.
L’installation de composition s’articule autour d’une pyramide épaisse de végétaux qui émerge avec force plastique d’un fond sombre, d’ascendance claire caravagesque. La technique picturale révèle cette "manière" typique des Spadino, caractérisée par un coup de pinceau dense et matiériste capable de restituer la diversité épidermique des fruits : notez le rendement des figues ouvertes, les velours bleus sur les peaux des prunes et, surtout, la direction magistrale des grappes de raisin, dont les raisins sont définis par de petites touches de lumière pure qui simulent leur transparence et turgidité.
L’éclairage, qui frappe latéralement la scène, non seulement modèle les volumes mais accentue le contraste dramatique entre la luminosité du fruit et la densité d’ombre environnante. L’insertion, sur la gauche, de la figure d’un primate - probablement un macaque - ajoute un élément narratif et vivant à la composition. L’animal, rendu avec un coup de pinceau plus effilé pour en décrire la fourrure, sert de trait d’union entre l’observateur et l’objet inanimé, selon un goût pour l’exotisme et l’anecdote largement répandu dans le baroque romain.
La peinture trouve des références ponctuelles dans plusieurs œuvres de Giovanni Paolo Castelli, les compositions conservées à la Galleria Spada à Rome, où Castelli décline le thème du fruit automnal avec la même sensibilité pour le détail microscopique. Bien que la qualité exécutive s’oriente résolument vers la main du maître, on ne peut exclure la participation de l’atelier, en particulier de son fils Bartolomeo Castelli le Jeune. Ce dernier a hérité du répertoire paternel, en conservant la même mise en page luministique mais en simplifiant parfois les solutions formelles. Dans cette toile, cependant, la gestion habile des blancs et le rendu des transparences vitrées indiquent un niveau de qualité très élevé, digne de la maturité de Jean-Paul. L’œuvre se présente donc comme un document précieux du goût des collectionneurs romains, témoignant de la capacité des Spadino à synthétiser la rigueur naturaliste nordique avec l’exubérance scénographique italienne.
6 000 €
Epoque : 17ème siècle
Style : Autre style
Etat : Bon état
Matière : Huile sur toile
Largeur : 73
Hauteur : 55
Référence (ID) : 1696764
Disponibilité : En stock
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