Vue de la cathédrale de Fribourg (Suisse)
Huile sur papier contrecollé sur toile signé en bas à droite A.Lapito
Trace en bas à gauche d'une ancienne étiquette laissant apparaitre 2 chiffres "?22?"
Au dos sur la toile chiffre 51 à l'encre
Sur le chassis est inscrit à l'encre "Fribourg- Suisse"
Dimension : 33,5 x 44 cm
Dimension avec cadre : 49 x 59 cm
L'artiste n'a exposé au salon que deux oeuvres concernant Fribourg, il s'agit du salon de 1831.
Une seule oeuvre posséde de 2 à la suite il s'agit du numéro 1228 - vue prise près de Fribourg (SUISSE).
La seconde oeuvre de Fribourg est le numéro 1231 du Salon.
Louis-Auguste Lapito (1803–1874)
Peintre paysagiste français
Formé dès l’âge de quinze ans auprès du paysagiste Louis-Étienne Watelet, puis du peintre d’histoire François-Joseph Heim, Louis-Auguste Lapito débute sa carrière très jeune et expose au Salon à partir de 1827. S’il est d’abord accueilli avec réserve par une partie de la critique, qui juge ses paysages trop idéalisés, il rencontre rapidement un large succès public, couronné par l’obtention d’une médaille d’or en 1835. Sa reconnaissance officielle se traduit également par plusieurs achats de l’État, notamment sous Louis-Philippe, pour les châteaux de Saint-Cloud et de Compiègne.
Lapito appartient à la seconde génération des paysagistes néoclassiques, héritiers de Valenciennes, Jean-Victor Bertin et Watelet, tout en développant une sensibilité plus naturaliste, parfois teintée de romantisme et de pittoresque. Sa peinture se distingue par un équilibre subtil entre observation directe de la nature et recomposition en atelier, reflet de sa solide formation classique. Sa touche précise, son dessin rigoureux et son sens affirmé de la couleur, souvent légèrement dorée, confèrent à ses œuvres une grande harmonie visuelle.
La critique contemporaine souligne régulièrement la qualité de son travail. En 1838, le Journal des Artistes loue « l’exactitude de son dessin, la justesse de sa couleur et l’ordonnance pittoresque de ses compositions ». Ses paysages accordent toujours le premier rôle à la nature, tandis que les figures humaines, discrètes, apportent une note de vie et de pittoresque.
Artiste voyageur et amateur de peinture de plein air, Lapito parcourt l’Italie, l’Allemagne, les Pays-Bas et la Suisse, tout en sillonnant la France jusqu’en Corse. Ces séjours nourrissent une œuvre riche et variée, mêlant panoramas lumineux, scènes rurales et paysages structurés par de vastes horizons. Ami de Corot et proche du cercle de Barbizon, qu’il fréquente sans jamais en adopter pleinement l’esthétique, Lapito annonce néanmoins l’émancipation du paysage comme genre autonome au XIXᵉ siècle.
Ses œuvres, aujourd’hui recherchées, séduisent par leur élégance classique, leur sens de la lumière et leur capacité à restituer une vision idéalisée mais sensible de la nature et de la vie rurale du XIXᵉ siècle.




































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