Japon - Période Edo (1603-1868).
Important masque de shishi en bois sculpté et laqué noir brillant, la gueule et l’intérieur du masque laqués rouge, les sourcils dorés, les dents et les yeux en blanc (manques dans la couche picturale). Sa crinière est en crin, les oreilles, la gueule et la lange sont articulés.
Dimensions : 35,5 x 41 x 32 cm.
Dimensions avec le socle : 62,5 x 41 x 32 cm.
Notes : Le Japon a une longue tradition de danse du lion, connue sous le nom de Shishi-mai (獅子舞). Bien que probablement originaire d'Inde, et aujourd'hui répandue dans de nombreux pays asiatique, on pense qu'elle a été importée au Japon par la Chine sous la dynastie Tang (de l'an 618 à 907). Dans la culture chinoise, les lions symbolisaient déjà la protection et la puissance. Les Japonais ont adapté cette danse pour l'intégrer dans leurs propres traditions spirituelles, notamment le shintoïsme.
Aujourd'hui complètement assimilée à la culture japonaise la danse est fréquemment exécutée dans les sanctuaires shintō pour le Nouvel An, pour purifier, protéger et porter chance. Les danseurs sont alors accompagnés par des flûtes et des tambours (taiko). La mâchoire articulée du masque est une particularité essentielle permettant au danseur de faire claquer la gueule, geste considéré comme apotropaïque (repoussant les mauvais esprits). Le lion est un gardien et protecteur, il chasse les démons et purifie les lieux. Lors du Shishi-mai, le fait que le lion « morde » la tête d’un enfant est censé apporter santé et bonne fortune.





































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