Rare et très belle huile sur toile de André Gaston Delauzières représentant une vue de Chartres en 1932, signée et datée en bas à droite.
Format de la toile seule 33x41cm et 41,5x49,5cm cadre compris.
Il s'agit donc d'une très belle composition post-impressionniste de André Delauzières, réalisée en 1932 lors d'un séjour à Chartres, peut-être en compagnie de son père Gaston Balande qui a lui même peint Chartres.
La touche est évidemment proche de celle de son père, mais il y rajoute un petit quelque-chose d'espressionniste, un peu à la manière des peintres Allemands de Die Brucke, peut-être aussi grâce à sa palette assez sourdefaite de bruns, gris, verts profonds, bref une très belle oeuvre digne d'un grand peintre. Son oeuvre est aussi à rapprocher de celle de Robert Lotiron qu'il a côtoyé.
Un peintre méconnu et qui, pourtant, n'était pas dénué d'un certain talent.
Son père étant connu, voire reconnu et renommé, André Balande ne voulait devoir son succès, qu'il espérait vivement, qu'à ses propres mérites. Il prit donc un nom d'emprunt, qu'il choisit de façon fort simple en adoptant le nom de la cabane près de Nieuil sur Mer où son père avait un atelier. La cabane de Lauzières était en effet un des refuges préférés de Gaston Balande qui y venait peindre et se reposer, accompagné forcément de sa petite famille.C'est à Saujon, où il se remettait en 1902-1903 de l'affection pulmonaire qui lui avait valu d'être réformé de l'armée, que Gaston Balande rencontra une jeune fille native du Gua, Claire Roux, qui épousa bientôt et à laquelle il resta attaché jusqu'à la mort de cette dernière, en 1970. Un couple de longue haleine qui n'eut qu'un fils, André-Gaston-Paul, né à Paris en 1904.
L'enfant est souvent représenté par son père, à différents âge durant son enfance. Ce sont des toiles intimes et spontanées, pleines de charme et toujours originales.
Manifestant très tôt un goût pour le dessin, André décida d'en faire son métier, et il suivit les cours de Jean-Paul Laurens (2) et surtout de William Lappara, qui semble l'avoir nettement plus influencé que Laurens. Le bordelais, auquel la Galerie des Beaux Arts a consacré une exposition en 1997, affectait une touche vive, plus proche des goûts de la famille Balande et aimait les sujets exotiques qu'André développera à loisir durant ses voyages en Afrique du Nord. Il poursuit sa formation à l'École des Beaux-Arts dans l'atelier de Lucien Simon, nomme professeur en 1923. C'est, semble-t-il, dans sa classe qu'il devient ami avec Yves Brayer en 1924. Brayer qu'il présentera à son père et que ce dernier appréciera vraiment. C'est ainsi qu'il expose dès 1926 au Salon des Indépendants. En 1934, il obtient un prix à la Coloniale des Beaux-Arts grâce auquel il peut faire un voyage à Tunis d'où il ramènera de nombreuses toiles de paysages et de scènes de genre. En 1935, ce sera le prix Bernheim de Villiers du Salon des artistes français, et en 1939, le prix de la Compagnie générale transatlantique. Ce dernier s'accompagne d'une promesse de voyage au Maroc, projet qui ne sera malheureusement pas suivi d'effet à cause de la déclaration de guerre
Âgé de 35 ans, André est mobilisé. Blessé en 1940, il est soigné à l'hôpital de Mantes, et envoyé en convalescence dans sa famille. Ses parents ont fui Paris et se sont réfugiés à Lauzières, près de La Rochelle, où il vient se reposer, entouré de leurs soins et de ceux de son épouse, Denise Salomon. La blessure n'est pas grave et il semble se remettre assez vite. Pourtant, durant les mois qui suivent, son état de santé se dégrade insensiblement, il est malade et, le 23 août 1941, décède des suites de cette maladie. Il a 37 ans, et ne laisse aucune descendance, seule sa veuve, qui viendra finir ses jours à Lauzières, près de chez ses beaux-parents. C'est là qu'elle finira ses jours.
Cette peinture est en bon état, donc nettoyée tout récemment . Livrée dans un cadre d'époque à patine blanche.
Oeuvre garantie authentique.





































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