Wassily KANDINSKY, Reiterweg, le chemin des cavaliers, Xylographie 1938 signée du monogramme
Il s’agit de l’épreuve de 1938, et donc de l’état définitif de ce bois gravé original de Kandinsky qu’il créa nativement pour l’album Klänge achevé en 1911, chef-d’oeuvre d’art et de poésie paru en 1913 ; puis édité dans cette deuxième édition publiée par Gualtieri di San Lazzaro, Chroniques du Jour, Paris, pour la revue XXe siècle, dans son état définitif sous la supervision de Kandinsky en 1938 dans le cadre de son essai « Mes gravures sur bois ».
L’édition est généralement donnée de 1200 exemplaires, parfois indiquée comporter 2000 exemplaires (tirage normatif de cette revue d’art), mais nombre des exemplaires de cette édition se perdirent pendant la guerre.
La série des bois gravés que renfermait Klänge n’était pas à valeur seulement illustrative mais en résonance avec un projet poétique, synesthésie de sons et d’images contribuant à nourrir le développement de l’art abstrait de Kandinsky.
La plupart des bois gravé furent intitulés sobrement « Improvisation », avec un sujet peu discernable, mais celui-ci, plus programmatique, a bénéficié d’un titre précis : « Reiterweg » (riding path).
Le thème particulièrement intéressant de ce bois gravé original, ici dans son état définitif, probablement le plus subjuguant de la série, qui constituait le folio 24 de Klänge, intitulé « reiterweg » (riding path / le chemin des cavaliers), semble représenter au loin des cavaliers faisant route au sein d’un défilé rocheux, paysage plus allégorique que figuratif, cerné de falaises tachetées semblant vivantes, avec au premier plan un homme ou guetteur, à l’aplomb des falaises, aux proportions démesurées, surveillant l’avancée de cette cavalerie qui s ‘éloigne de lui.
Ce bois gravé très mystérieux, à l’imaginaire fécond, et à la tension mystique, est décrit comme « figurant », avec toute la liberté émancipatrice de l’abstraction, Moïse et les hébreux traversant la Mer rouge.
Le défilé rocheux serait alors formé, non de falaises terrestres, mais du paysage plus mystique et mouvant d’une mer qui s’ouvre devant Moïse et le peuple élu, formant un éphémère passage encadré de falaises marines.
Si la figuration du peuple hébreu à cheval peut surprendre, on sait par ailleurs que la figure du cavalier est une clef de la grammaire artistique novatrice de Kandinsky depuis le mouvement du der Blaue Reiter qu’il co-fonda.
Le cavalier comme métaphore pour Kandinsky de l’artiste, qui conduit le cheval de la création, symbole de sa conquête et cavalcade vers les sommets de l’art.
Superbe encrage de cette gravure sur bois originale en noir et blanc dans son tirage définitif de 1938, signée dans la planche du monogramme de Kandinsky.
Dimensions totale de la feuille : 31,8 cm x 24,5 cm - A vue à l’intérieur de la marie-louise noire : 24 cm x 21 cm.
Dimensions encadrée dans un élégant cadre en acier noir : 41 cm x 31 cm.
Légère pliure verticale à noter mais bel état général.
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Epoque : 20ème siècle
Style : Art moderne
Etat : Très bon état
Matière : Papier
Longueur : 41 cm avec le cadre
Largeur : 31 cm avec le cadre
Référence (ID) : 1686786
Disponibilité : En stock





























