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Bronze Japonais d’Ikeda YÛHACHI - Lièvre et son levraut
Cette sculpture en bronze finement modelée représente une lièvre
protégeant son levraut, un sujet qui a permis à Ikeda Yūhachi d'exprimer avec
une subtilité exceptionnelle à la fois l'observation de la nature et la retenue
émotionnelle. La lièvre adulte se penche sur son petit, ses longues oreilles et
son corps légèrement arqué formant une silhouette rythmée et enveloppante. La
composition, compacte et intime, souligne le lien entre la mère et son petit
sans théâtralité.
La surface est animée par le travail délicat des textures réalisé par Ikeda : des zones lisses et polies contrastent avec des passages plus vigoureusement travaillés, capturant la musculature tendue et la vitalité alerte caractéristiques du lièvre. La patine brun foncé accentue ces nuances, laissant glisser la lumière sur la surface et soulignant le modelage assuré du sculpteur. L'œuvre allie réalisme et lyrisme discret, une signature des sculptures animalières d'Ikeda. Ce thème de la protection maternelle, rendu avec économie et empathie, place cette sculpture parmi les bronzes animaliers de petit et moyen format les plus attachants d'Ikeda Yūhachi.
Ikeda Yūhachi (池田勇八) était un sculpteur japonais majeur des ères Meiji, Taishō et Shōwa, célèbre pour ses sculptures animalières. Né en 1886 dans la préfecture de Kagawa, il étudia la sculpture à l'École des Beaux-Arts de Tokyo, où il fut l'élève d'Asakura Fumio, figure centrale de la sculpture académique japonaise moderne.
Ikeda acquit une renommée particulière pour ses représentations d'animaux – notamment de chevaux, ce qui lui valut le surnom de « Yūhachi des chevaux » (馬の勇八) – mais son œuvre comprend également des lièvres, des chiens, des chèvres et d'autres créatures, toutes caractérisées par une connaissance anatomique pointue et une profondeur émotionnelle contenue. Ses œuvres étaient régulièrement exposées aux expositions nationales Bunten, Teiten et Nitten, et il fut par la suite membre du jury, soulignant ainsi son importance institutionnelle.
La reconnaissance internationale lui vint grâce à sa participation aux concours artistiques olympiques, avec des œuvres présentées aux Jeux olympiques de Los Angeles en 1932 et de Berlin en 1936. Après la Seconde Guerre mondiale, malgré les pénuries de matériaux, Ikeda continua de sculpter, se tournant souvent vers le bois, et resta actif jusqu'à sa mort en 1963.
Aujourd'hui, les sculptures d'Ikeda Yūhachi figurent dans les principales collections publiques japonaises et sont de plus en plus appréciées des collectionneurs internationaux pour leur synthèse du réalisme académique occidental et d'une sensibilité typiquement japonaise à la nature.
Entre 1930 et 1940.
La surface est animée par le travail délicat des textures réalisé par Ikeda : des zones lisses et polies contrastent avec des passages plus vigoureusement travaillés, capturant la musculature tendue et la vitalité alerte caractéristiques du lièvre. La patine brun foncé accentue ces nuances, laissant glisser la lumière sur la surface et soulignant le modelage assuré du sculpteur. L'œuvre allie réalisme et lyrisme discret, une signature des sculptures animalières d'Ikeda. Ce thème de la protection maternelle, rendu avec économie et empathie, place cette sculpture parmi les bronzes animaliers de petit et moyen format les plus attachants d'Ikeda Yūhachi.
Ikeda Yūhachi (池田勇八) était un sculpteur japonais majeur des ères Meiji, Taishō et Shōwa, célèbre pour ses sculptures animalières. Né en 1886 dans la préfecture de Kagawa, il étudia la sculpture à l'École des Beaux-Arts de Tokyo, où il fut l'élève d'Asakura Fumio, figure centrale de la sculpture académique japonaise moderne.
Ikeda acquit une renommée particulière pour ses représentations d'animaux – notamment de chevaux, ce qui lui valut le surnom de « Yūhachi des chevaux » (馬の勇八) – mais son œuvre comprend également des lièvres, des chiens, des chèvres et d'autres créatures, toutes caractérisées par une connaissance anatomique pointue et une profondeur émotionnelle contenue. Ses œuvres étaient régulièrement exposées aux expositions nationales Bunten, Teiten et Nitten, et il fut par la suite membre du jury, soulignant ainsi son importance institutionnelle.
La reconnaissance internationale lui vint grâce à sa participation aux concours artistiques olympiques, avec des œuvres présentées aux Jeux olympiques de Los Angeles en 1932 et de Berlin en 1936. Après la Seconde Guerre mondiale, malgré les pénuries de matériaux, Ikeda continua de sculpter, se tournant souvent vers le bois, et resta actif jusqu'à sa mort en 1963.
Aujourd'hui, les sculptures d'Ikeda Yūhachi figurent dans les principales collections publiques japonaises et sont de plus en plus appréciées des collectionneurs internationaux pour leur synthèse du réalisme académique occidental et d'une sensibilité typiquement japonaise à la nature.
Entre 1930 et 1940.
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