Paire de grands vases rituels de forme Hu à double renflement Chine emaux email XIXe Asie Quing flag

Paire de grands vases rituels de forme Hu à double renflement Chine emaux email XIXe Asie Quing
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Description de l’antiquite :

"Paire de grands vases rituels de forme Hu à double renflement Chine emaux email XIXe Asie Quing"
Cette paire de vases s’inscrit dans une lignée d’objets aujourd’hui bien identifiée dans les grandes collections muséales consacrées aux arts de l’Asie, en particulier celles qui documentent les productions sino-tibétaines de Pékin au XIXᵉ siècle.

Au musée Guimet, à Paris, plusieurs vases rituels et brûle-parfums en bronze cloisonné, réalisés sous la dynastie Qing pour le culte bouddhique, présentent une parenté évidente avec ces œuvres.
On y retrouve la même silhouette Hu héritée des bronzes archaïques, la même volonté de privilégier des volumes pleins et stables, ainsi qu’un décor cloisonné à cloisons larges posé sur des fonds gravés à la main.
Ces pièces du Guimet partagent également cette palette d’émaux opaques et sourds, où les bleus grisés, les verts profonds et les tons ocre dialoguent sans recherche d’éclat décoratif excessif.

Le Metropolitan Museum of Art de New York conserve, dans ses collections d’art chinois et tibétain, plusieurs objets rituels en cloisonné produits à Pékin au XIXᵉ siècle pour des usages religieux.
Certains vases et récipients d’autel y présentent des proportions très proches : col court et évasé, pied haut affirmé, anses latérales à anneaux mobiles évoquant directement les bronzes cérémoniels antiques.
Comme pour ces œuvres du MET, la lecture formelle de la paire étudiée ici prime sur l’ornement, traduisant une conception où l’objet est d’abord pensé pour structurer l’espace sacré et accompagner un rituel, avant toute considération esthétique autonome.

Les collections du Palace Museum à Pékin permettent de replacer ces formes dans leur contexte d’origine.
Les ateliers de cloisonné actifs dans la capitale sous les règnes de Xianfeng, Tongzhi et Guangxu produisaient de nombreux objets destinés aux temples bouddhiques et aux communautés tibétaines liées à la cour.
Les formes archaïsantes, volontairement inspirées des bronzes anciens, les pieds hauts destinés à l’autel et les décors symboliques de lotus s’y retrouvent de manière récurrente. Les vases présentés ici s’inscrivent pleinement dans cette tradition, tant par leur morphologie que par leur technique de fabrication.

Enfin, dans des collections comme celles de l’Ermitage à Saint-Pétersbourg et
du British Museum à Londres, les cloisonnés sino-tibétains du XIXᵉ siècle témoignent de la diffusion internationale de ce type de production, souvent liée aux échanges diplomatiques et religieux de la Chine Qing.
Là encore, les correspondances sont moins celles d’un modèle strict que d’un langage commun : même rapport à la forme, même densité du bronze, même retenue chromatique.

Ainsi, cette paire de vases ne se compare pas à une œuvre isolée, mais à un ensemble cohérent de productions aujourd’hui conservées dans les grandes institutions muséales. Elle appartient à cette famille d’objets rituels où la permanence de la forme, la maîtrise de la matière et la charge symbolique priment sur l’effet décoratif, conférant à ces œuvres une présence intemporelle, immédiatement perceptible, et pleinement lisible dans un contexte muséal.

Cette importante paire de vases s’impose d’abord par la force silencieuse de sa forme.
Avant même de regarder les émaux ou les couleurs, c’est la structure qui parle, une structure ancienne, pensée, héritée, profondément enracinée dans la tradition rituelle chinoise.

Le corps adopte une silhouette Hu à double renflement, directement inspirée des bronzes archaïques chinois, une forme millénaire réinterprétée sous la dynastie Qing pour le culte bouddhique.

Les volumes sont amples, équilibrés, volontairement architecturés, avec un étranglement central qui rythme la lecture verticale et donne à l’ensemble une présence presque monumentale.
Le col, court et légèrement évasé, refuse toute élégance mondaine : il est fonctionnel, ancien, pensé pour recevoir l’offrande.

Le pied, haut et solidement campé, élève l’objet au-dessus du sol comme on élève une pièce sacrée sur un autel, affirmant sa destination rituelle plutôt que décorative.
Les anses latérales, lourdes, munies d’anneaux mobiles, prolongent cette filiation archaïsante, rappelant les bronzes cérémoniels antiques et leur manipulation codifiée dans l’espace du temple.

Cette forme, à elle seule, exclut toute production tardive ou industrielle. Elle n’appartient ni au cloisonné d’export du XXe siècle, trop élancé et décoratif, ni aux productions cantonaises, plus légères et plus lisses, ni aux bronzes tibétains stricts, souvent plus massifs et moins structurés.
Elle s’inscrit avec une remarquable cohérence dans la tradition des ateliers de Pékin, où, tout au long du XIXe siècle, les artisans ont perpétué un vocabulaire formel impérial destiné aux temples bouddhiques et aux communautés lamaïstes installées dans la capitale ou en lien direct avec elle.
Nous sommes ici face à une forme pensée pour le rituel, pour la permanence, pour la stabilité symbolique, non pour la séduction immédiate.

Le décor cloisonné vient ensuite habiter cette architecture avec une retenue et une densité caractéristiques.

Les cloisons sont larges, soudées à la main, volontairement irrégulières, posées sur un fond de bronze profondément gravé de chevrons serrés, un travail entièrement manuel que l’on rencontre dans les ateliers pékinois de la fin de la dynastie Qing.

Les émaux, opaques et anciens, déploient une palette sourde et raffinée : bleu turquoise légèrement grisé, rose ancien tirant vers le mauve, ocre ivoire, vert olive et bleu profond.
Rien ici n’évoque les émaux brillants et saturés du XXe siècle.

Ces couleurs ont la profondeur des matières minérales traditionnelles, patinées par le temps, absorbant la lumière plutôt que la renvoyant.

Le motif principal, un lotus flamboyant stylisé, s’épanouit dans un mouvement ample, presque solaire, symbole central du bouddhisme, incarnation de la pureté surgissant de la matière, parfaitement en accord avec la vocation spirituelle de l’objet.

Le bronze lui-même est un argument décisif.

La patine, brun rouge tres profond, nuancée, irrégulière, présente des zones d’usure naturelle, polies par le temps, et des oxydations anciennes cohérentes, notamment à l’intérieur.
Aucune trace de vernis moderne, aucune uniformité artificielle.
Cette matière a vécu, respiré, traversé les décennies.
La construction en sections brasées, le fond rapporté, l’épaisseur des parois, tout concourt à une fabrication soignée mais non ostentatoire, fidèle aux productions d’ateliers pékinois travaillant pour le culte plus que pour le marché décoratif.

Au revers, le cachet en creux vient sceller cette lecture. De forme irrégulière, frappé à la main avant patine, il présente des caractères cursifs dont la lecture renvoie très clairement à une marque d’atelier pékinois.
On y reconnaît les éléments 京, évoquant Pékin , 造, signifiant la fabrication, 堂 terme fréquemment employé pour désigner une maison ou un atelier.
Il ne s’agit pas d’un cachet impérial, mais bien d’une marque d’atelier privé ou para-impérial, telle qu’on en rencontre sous les règnes de Xianfeng, Tongzhi et au tout début de Guangxu.

Ce type de cachet, discret mais affirmé, est caractéristique des productions du XIXe siècle destinées aux temples ou aux commanditaires religieux.

L’ensemble de ces éléments converge vers une attribution solide et cohérente à un atelier de Pékin, dans la seconde moitié du XIXe siècle, vers 1850–1880.

À cette période, la capitale était le centre majeur de la production de cloisonné de haute qualité, notamment pour les communautés bouddhiques tibétaines étroitement liées à la cour.

De nombreux objets liturgiques, aujourd’hui conservés dans les collections du Musée Guimet, du Metropolitan Museum of Art ou du Palais de Pékin, présentent des formes, des techniques et des palettes très proches de celles observées ici.

Ces vases ne sont donc pas de simples objets décoratifs anciens. Ils sont les témoins d’un monde où la forme, la matière et le symbole étaient indissociables, où chaque courbe répondait à une fonction spirituelle, où le bronze et l’émail servaient un langage sacré.

Présentés aujourd’hui en paire, ce qui est rare et précieux, ils conservent une puissance visuelle intacte, capable de dialoguer aussi bien avec un intérieur contemporain de grand standing qu’avec une collection d’art asiatique exigeante.

Par leur qualité de fabrication, leur état de conservation remarquable, la noblesse de leur patine et la force de leur forme, ces vases s’inscrivent naturellement dans un positionnement patrimonial et muséal.
Ils peuvent être proposés avec légitimité comme une importante paire de vases rituels tibéto-chinois en bronze cloisonné, attribués à un atelier de Pékin, dynastie Qing , vers 1850–1880, et trouver leur place aussi bien dans une galerie internationale de premier plan que dans une collection privée éclairée.

Dans une lecture Feng Shui cultivée et contemporaine, cette paire de vases agit avant tout par la justesse de sa forme et la profondeur de sa matière. Le bronze ancien, patiné par le temps, appartient à l’élément Métal dans son expression la plus noble : un métal vécu, stabilisé, non brillant, porteur de mémoire. Il ne projette pas une énergie agressive ou active, mais au contraire une force de centrage, de tenue, de retenue. C’est un métal qui structure l’espace sans jamais le durcir.
La forme Hu à double renflement joue ici un rôle essentiel. Elle crée un mouvement vertical continu, une circulation douce entre la base et l’ouverture, symbolisant l’axe de liaison entre la Terre et le Ciel. Le renflement inférieur ancre, stabilise, rassure. Le renflement supérieur élève, ouvre, fait respirer. Entre les deux, l’étranglement central agit comme un point de régulation : l’énergie ne se disperse pas, elle se rassemble, se concentre, puis se déploie avec mesure. Dans un intérieur, cette forme a pour effet de poser l’espace, d’en ralentir le rythme et d’y instaurer une sensation de continuité calme.
La présence de la paire est déterminante. En Feng Shui classique, les objets fonctionnant par deux instaurent une symétrie protectrice et un dialogue silencieux. Ici, la paire ne crée pas de rigidité, mais un équilibre visuel et symbolique. Elle est particulièrement adaptée aux zones de transition : extrémité d’un meuble, entrée de salon, passage entre deux espaces, ou de part et d’autre d’un élément architectural. Elle marque un seuil, non comme une frontière, mais comme un point d’harmonisation.
Le décor de lotus renforce cette lecture sans jamais l’alourdir. Le lotus, dans la pensée bouddhique et dans une lecture Feng Shui raffinée, n’est pas un symbole décoratif : il incarne la clarté qui émerge de la matière, la capacité à transformer un espace chargé en un lieu apaisé. Ici, il est stylisé, presque abstrait, ce qui permet une intégration parfaite dans des intérieurs contemporains, classiques ou minimalistes, sans rupture de langage.
Les couleurs anciennes jouent un rôle subtil. Les bleus sourds et les verts profonds favorisent la respiration visuelle et la détente mentale. Les ocres et les tons rosés patinés réchauffent l’ensemble et évitent toute froideur du métal. Rien n’est brillant, rien n’accroche brutalement le regard : l’objet se découvre lentement, ce qui est précisément recherché dans un Feng Shui de qualité, où l’on privilégie la présence tranquille plutôt que l’impact immédiat.
Dans un intérieur, ces vases sont particulièrement indiqués pour :
stabiliser un espace de réception ou de contemplation,
accompagner une bibliothèque, un cabinet de travail, un salon structuré,
équilibrer un lieu marqué par des lignes très contemporaines, en y introduisant une profondeur temporelle,
soutenir une atmosphère de concentration, de décision posée, de réflexion.

Ils ne sont pas faits pour être multipliés ni dispersés. Leur force réside dans leur juste placement, dans leur capacité à devenir des points d’ancrage silencieux autour desquels l’espace s’organise naturellement.
Ainsi compris, ces vases ne relèvent pas d’un Feng Shui décoratif ou symbolique simplifié. Ils incarnent un Feng Shui patrimonial, où la forme, la matière, le temps et la fonction originelle de l’objet créent une harmonie durable.
Ils apportent à un lieu une sensation de continuité, de profondeur et de calme structurant, une qualité rare, immédiatement perceptible, mais jamais ostentatoire.

Ce type de pièce n’est pas quelque chose que l’on ajoute à un intérieur, c’est quelque chose qui lui donne une assise. Beaucoup d’espaces sont bien dessinés, bien décorés, parfois même spectaculaires, mais ils manquent de profondeur. Ils manquent de silence. Ils manquent d’un point d’ancrage.
Ces vases répondent précisément à cela.

Ils ne sont pas faits pour remplir un vide, mais pour structurer un lieu.
Leur forme ancienne, pensée pour le rituel, crée naturellement une stabilité visuelle et mentale. Lorsqu’ils sont en place, l’espace se pose.
Le regard ralentit.
On sent que quelque chose tient, que tout n’est pas seulement décoratif ou passager.  
Vous n’avez pas besoin d’un objet de plus, mais d’un objet juste.

Ce sont aussi des pièces que l’on ne remplace pas. On peut changer un tableau, déplacer un fauteuil, refaire une couleur de mur. Mais un objet comme celui-ci devient rapidement un repère. Il traverse les évolutions d’un intérieur, les changements de goût, les déménagements parfois. Il continue d’agir, discrètement, sans jamais lasser.

Pour beaucoup de collectionneurs ou de décorateurs, c’est exactement ce genre d’œuvre qui fait la différence entre un intérieur réussi et un intérieur habité. Pas par ostentation, mais par présence. Ce sont des objets qui n’imposent rien, mais qui soutiennent tout.

Ces vases ont été conçus à l’origine pour un espace sacré, pour accompagner un geste, un rituel, donne au lieu une profondeur supplémentaire.
Même dans un intérieur très contemporain, ils apportent quelque chose que l’on ne peut ni dessiner ni fabriquer aujourd’hui : le temps.

Ce n’est pas une pièce que l’on achète pour compléter une décoration, c’est une pièce que l’on choisit quand on sent que son intérieur est prêt à recevoir quelque chose de plus durable, de plus silencieux, de plus essentiel.

Ce sont des objets qui ne décorent pas un espace, ils le posent. Quand ils sont là, on comprend qu’ils manquaient.






Prix: 850 €
Artiste: Chine Asie
Epoque: 19ème siècle
Style: Art d'Asie
Etat: Bon état


Référence (ID): 1680758
Disponibilité: En stock
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