Grand bol coupe céramique perse décor épigraphique Safavide Soustiel XVIIè
Rare grand bol ou coupe en céramique perse Safavide, à décor épigraphique de poèmes ou textes religieux à l'interieur entourant un médaillon dans le fond avec bouquets de fleurs, frise géométrique stylisée et fleurs sur les côtés, provenance collection particulière (peut-être du magasin d'antiquités d'Art Musulman de Joseph Soustiel*), provenance péninsule perse, d'époque XVIIème siècle.
Ce bol est dans son jus et a subi les usages du temps. Il a été cassé puis recollé, un morceau sera de nouveau à recoller.
Deux bols à décor épigraphiques semblable (plus tardifs) sont conservés au Musée du Louvre au département des Arts de l'Islam (numéros inventaire OA 5975 et OA 4092).
Cet objet provient d'une collection particulière dont une partie des faïences a été achetée au magasin parisien de Joseph Soustiel (étiquettes et numéros au cul). Nous mettons de nombreux autres objets de cette collection en vente sur ce site.
A signaler : nombreux accidents et restaurations, éclat au niveau du pied, défauts d'émaillage, usures du temps, voir photos.
* SOUSTIEL Joseph (1904- 1990) :Antiquaire et expert en art islamique.
Joseph Soustiel est
l’héritier d’une dynastie d’antiquaires dont les ancêtres, Abraham et
son grand-père Moïse (1836-1916), fondèrent un magasin d’antiquité à
Salonique en 1883, avec des dépôts à Skopje (Üsküb), Sarajevo et
Istanbul. Treize ans plus tard, son père, Haïm (1871-1939), s’installe à
Istanbul où il ouvre un magasin dans le grand bazar (Tarakçılar Sokak),
puis un second dans le Zincirli Khan en 1913. Après avoir suivi des
études primaires et secondaires à l’École des Frères à Salonique, puis à
l’École allemande d’Istanbul, Joseph quitte la capitale ottomane, en
octobre 1921. Alors qu’il se rend à Tunis à bord du Mega Hellas, une
violente tempête oblige son bateau à faire escale à Marseille. Il en
profite pour rejoindre son oncle Albert à Paris. En 1926, il s’associe
avec Berthe Léger-Eskénazi (m. 1929), une antiquaire installée à
quelques pas de l’Hôtel Drouot, au 26 rue Grange-Batelière, et développe
l’enseigne Art Musulman. En 1935, il épouse Irène Eskénazi la fille de
son associée, et la même année le jeune couple s’installe au 146
boulevard Haussmann.
Parfait polyglotte et grand connaisseur des arts
de l’islam, il participe à la naissance du Comité France-Turquie en
1949 et veille, dès 1952, avec Jean David-Weill à l’organisation de la
première exposition consacrée à l’Art turc au Pavillon de Marsan du
musée des Arts Décoratifs de Paris (Splendeur de l’Art Turc,
février-avril 1953).
Ses domaines les plus chers restèrent les
textiles et la céramique islamique à laquelle il consacra plusieurs
articles. Mécène, il fut un généreux donateur qui contribua à
l’enrichissement des collections islamiques du Louvre, du musée national
de la céramique à Sèvres, du musée des Arts décoratifs, ainsi que de
nombreux musées de province, de Turquie (portière du türbe vert et
berceau du sultan Mahmud II au musée de Bursa) et dans le monde. Nommé
chevalier de la Légion d’honneur en 1977, il cèda sa galerie à son fils
Jean à partir de 1983.
Frédéric Hitzel, CNRS / Notice publiée dans
François Pouillon (éd.), Dictionnaire des orientalistes de langue
française, Editions Karthala, Paris, 2008, pp. 908-909.
- Diamètre au col 21,5 cm
- Diamètre au cul 9,5 cm
- Hauteur 10,3 cm
Référence : 500 979
Toutes les photos sont sur :
www.antiques-delaval.com
Epoque : 17ème siècle
Style : Orientaliste
Etat : En l'etat
Diamètre : au col 21,5 cm diamètre au cul 9,5 cm
Hauteur : 10,3 cm
Référence (ID) : 1675456
Disponibilité : En stock






































