Vénus Accroupie
« Vénus accroupie ».
Cette sculpture s'inspire de la Vénus accroupie d'Antoine Coysevox, réalisée vers 1684-1686 et conservée au Louvre. Cette dernière était elle-même inspirée de la Vénus du IIIe siècle avant J.-C., probablement une œuvre du sculpteur grec Doidalsas de Bithynie. Également connue sous le nom de « Vénus pudique » ou « Vénus honteuse », cette Vénus, tout juste sortie du bain, se recroqueville sur elle-même pour couvrir son pubis et sa poitrine, dans une pose gracieuse. Formellement, c'est une image d'une grande beauté, d'une grâce et d'une élégance remarquables, s'inscrivant dans la tradition sculpturale gréco-latine. Cependant, bien que les traits du visage reprennent ceux de modèles antiques, la douceur et la délicatesse du modelé révèlent une esthétique résolument moderne. Il convient également de souligner la grande qualité de la ciselure, qui dessine des formes fluides et délicates, organisant la composition autour de courbes et contre-courbes subtiles. De même, le détail a été travaillé avec un grand raffinement, sans jamais oublier la référence classique. La tortue sur laquelle elle est assise introduit un symbolisme voilé.
Cette sculpture s'inspire de la Vénus accroupie d'Antoine Coysevox, réalisée vers 1684-1686 et appartenant aujourd'hui à la collection du Louvre, elle-même inspirée d'une Vénus de l'Antiquité classique. Également connue sous le nom de « Vénus pudique » ou « Vénus honteuse », cette œuvre de Coysevox nous présente une Vénus sortant du bain, se repliant sur elle-même pour couvrir son pubis et sa poitrine, dans un geste gracieux. Formellement, c'est une image d'une grande beauté, d'une grande grâce et d'une grande élégance, s'inscrivant dans le canon sculptural gréco-latin. Cependant, bien que les traits du visage suivent des modèles antiques, le modelé doux et délicat révèle une esthétique résolument moderne. La grande qualité de la ciselure est également remarquable, créant des formes fluides et délicates, et organisant la composition autour de courbes et contre-courbes subtiles. De même, le détail a été travaillé avec un grand raffinement, sans jamais oublier la référence classique. La tortue sur laquelle elle est assise introduit un symbolisme voilé.
À en juger par le nombre de copies exhumées de sites romains en Italie et en France, cette variante de Vénus semble avoir connu une grande popularité dès sa création. Plusieurs exemplaires de la Vénus accroupie, conservés dans d'importantes collections, ont influencé les sculpteurs modernes depuis Giambologna et ont été dessinés par des artistes depuis Martin Heemskerck, qui a réalisé un dessin de la Vénus accroupie de Farnèse, aujourd'hui conservée à Naples. Le modèle est souvent associé à un passage erroné de l'Histoire naturelle de Pline l'Ancien, qui mentionne des sculptures du temple de Jupiter Stator, dans le portique d'Octavie, près du Forum romain. Le texte a été modifié pour mentionner Venerem lavantem sese Daedalsas, stantem Polycharmus (« Vénus se lavant, de Daedalsas, et debout, de Polycharmus »), faisant état d'une sculpture de Vénus qui n'était pas debout. Ces brèves références d'archives et la multitude de versions antiques existantes rendent l'identification des copies romaines incertaine.
Epoque : 18ème siècle
Style : Louis XVI - Directoire
Etat : Très bon état
Matière : Bronze
Largeur : 12
Hauteur : 24
Profondeur : 17
Référence (ID) : 1671507
Disponibilité : En stock
































