Paire de cassolettes Clodion en marbre vert et bronze doré– XIXe siècle
Paire de cassolettes en marbre vert et bronze doré, dans le goût de Clodion – Vers 1890
Remarquable paire de cassolettes couvertes de grandes dimensions, exécutées en marbre vert richement veiné et ornées d’une somptueuse monture en bronze finement ciselé et doré.
De forme balustre, chaque cassolette est flanquée de deux figures en bronze doré entièrement traitées en ronde-bosse et assises sur l’épaulement du vase. Cet ensemble particulièrement animé réunit deux jeunes femmes drapées à l’antique et deux satyres musiciens, reconnaissables à leurs traits expressifs et à leurs pattes caprines.
Les quatre personnages sont représentés jouant du triangle, de la flûte, de la flûte de Pan et du tambourin. La vivacité des attitudes, la sensualité des modelés et le caractère joyeux et bacchique de la composition évoquent directement l’univers sculpté de Claude Michel, dit Clodion.
Les panses sont soulignées de généreuses guirlandes de roses, de fleurs et de feuillages en bronze doré, suspendues entre les personnages. Leur partie inférieure est enveloppée d’un décor de longues feuilles lancéolées rejoignant un piédouche en marbre.
Chaque cassolette repose sur une base quadrangulaire en marbre, enrichie d’une frise d’acanthe en bronze doré. Les couvercles amovibles sont bordés d’une importante couronne feuillagée et surmontés d’une prise en forme de flamme. Des frises perlées et moulurées complètent cette composition particulièrement riche et équilibrée.
La qualité de la fonte, la précision de la ciselure, le traitement sculptural des figures et l’éclat de la dorure témoignent d’un travail français de très belle facture, exécuté dans le style Louis XVI à la fin du XIXe siècle, vers 1890.
À propos de Clodion
Claude Michel, dit Clodion, naît à Nancy en 1738 et meurt à Paris en 1814. Formé dans l’atelier de son oncle, le sculpteur Lambert Sigisbert Adam, puis auprès de Jean-Baptiste Pigalle, il remporte le Grand Prix de sculpture en 1759 et séjourne plusieurs années à Rome.
Clodion acquiert une renommée internationale grâce à ses groupes en terre cuite inspirés de l’Antiquité. Son répertoire est peuplé de bacchantes, de satyres, de faunes et d’enfants, fréquemment représentés dans des scènes dansantes, musicales ou bacchiques.
Ses œuvres se distinguent par la souplesse des attitudes, la sensualité des figures, la vivacité du mouvement et la finesse des draperies. Très recherchées dès le XVIIIe siècle, ses compositions connurent un important regain d’intérêt au XIXe siècle et inspirèrent de nombreux sculpteurs et bronziers sous le Second Empire et durant le renouveau du style Louis XVI.
Les deux bacchantes et les deux satyres musiciens ornant ces cassolettes appartiennent pleinement à ce répertoire décoratif. En l’absence de signature ou de référence à une œuvre précise, la formulation « dans le goût de Clodion » demeure cependant plus rigoureuse que « d’après un modèle de Clodion ».
Travail français, vers 1890.
Dimensions de chaque cassolette :
Hauteur : 57 cm
Tour de panse : 68 cm
Bibliographie comparative
Anne L. Poulet et Guilhem Scherf, Clodion, 1738-1814, catalogue de l’exposition présentée au musée du Louvre, Paris, Réunion des musées nationaux, 1992.
Henri Thirion, Les Adam et Clodion, Paris, A. Quantin, 1885.
Clodion, Bacchante et satyresse dansant avec des enfants, 1773, terre cuite, Metropolitan Museum of Art, New York. Notice du Metropolitan Museum
D’après Clodion, Satyre couronnant une Bacchante, terre cuite, musée du Louvre, Paris. Notice du musée du Louvre
Epoque : 19ème siècle
Style : Louis XVI - Directoire
Etat : Parfait état
Matière : Marbre
Diamètre : 68 cm
Hauteur : 57 cm
Référence (ID) : 1663218
Disponibilité : En stock






































