Laurent Mattio (1892-1965) Troupeau de moutons dans un paysage d'automne
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Laurent Mattio (1892-1965) Troupeau de moutons dans un paysage d'automne

Artiste : Laurent Mattio (1892-1965)

Une œuvre où le génie du peintre transforme des aplats d'une matière onctueuse et épaisse en formes vivantes.
Une œuvre où l’abstraction d’un simple « coup » de couteau à peindre devient comme par enchantement figuration .
Ainsi, avec un peu de recul, ce troupeau de moutons prend forme et vie et nous transporte dans ce beau paysage de Provence aux couleurs chaudes d’automne.
L’œuvre en excellent état est proposée dans un magnifique cadre sculpté à patine beige qui mesure 56 cm par 65 cm et 33 cm par 41 cm pour le panneau seul .
Elle représente un troupeau de moutons en train de paître, sur sa droite, à proximité d'un arbre, une bergère et en fond une ferme adossée à la colline. Le tout dans un paysage aux magnifiques couleurs automnales .
Un tableau d’exception, vivant et étonnant, signé en bas à droite.
Difficile à prendre en photo à cause de la matière et du vernis, l'oeuvre est plus belle en réalité. (à venir voir sur place)

En 1905, à l'âge de treize ans, il entre à "l'Ecole de dessin et d'arts décoratifs" dirigée par le peintre Adolphe Bonny.
Ses professeurs furent : Paul Jolly, Gabriel Amoretti, Edmond Barbaroux et Adolphe Bonny.
Il emporte chaque année les meilleures places et les prix de l'école.
Il y demeure six années couronnées par la plus haute récompense de l'Ecole de Dessin : le prix du ministre des Beaux Arts.
Se pose alors pour Laurent le problème de la poursuite de ses études.
Encouragé par ses professeurs et quelques amis, il veut atteindre Paris et l'Ecole Nationale des Beaux Arts.

A Paris il montre son travail au peintre Cormon, membre de l'Institut et professeur à l'Ecole de Beaux Arts. Il l'admet dans son cours en janvier 1912.

Suivirent à Paris, de 1913 à 1921, huit années de travail assidu pour ce garçon "très bon élève, bien doué", vivant dans des conditions matérielles difficiles. Le froid et les privations eurent raison de sa santé, et au moment de la déclaration de guerre, après une grave broncho-pneumonie et ne pesant plus que quarante kilos, il fut réformé. Nanti d'un congé de l'Ecole donné par le peintre Cormon, dont le tableau « Caïn" est au musée d'Orsay, il vint en convalescence à Solliès-Ville où se trouvait Léon Vérane et où les rejoignirent souvent Henri Olive (Olive Tamari), le journaliste Raoul Noilletas et les amis demeurés malgré l'éloignement parisien.

Après ce séjour de repos, Mattio reprit avec courage ses études à Paris. Il retrouva ses professeurs : Cormon, François Flamenq (auteur de la décoration de l'Hôtel de Ville de Paris), Jean-Paul Laurens... et le soir après les Beaux Arts, la fréquentation de la Grande Chaumière ou de l'Académie Jullian.
En 1919 aura lieu sa première admission au Salon des Artistes Français avec "le Cap Brun vu de sainte Marguerite".
1921 fut la dernière année d'études.
Muni d'excellents certificats, revenu à Toulon après avoir refusé un poste de professeur à Montréal Laurent Mattio brigua un poste à l'Ecole de Beaux Arts de la ville.
Il l’obtint en 1922 .
En mars la municipalité fit l'acquisition d'une de ses œuvres, après concours, sur cinquante envois, ce fut "le Camin de la Bastido" déstiné au Musée de la Ville (oeuvre disparue) qui fut choisi. Puis ce sera la décoration d'un panneau du foyer de l'Opéra Municipal, "La Danse". Cette même année un mécène et ami, monsieur Gastaud dont il avait fait le portrait, ayant foi en l'avenir de l'artiste, lui offre un séjour d'étude à Florence dont il profitera avec bonheur. Il sera également lauréat du concours d'affiche du Syndicat d'Initiative laquelle portera le sigle P.L.M. pour la renommée touristique de Toulon.

En 1925, ce sera l'ornementation des impostes des trois portes d'entrée de la Chambre de Commerce de Toulon qui illustreront les villes et les activités principales du département: Toulon, la pêche - Brignoles, le vin - Draguignan, l'huile. Les peintres Lucas et Mouttet furent chargés de la décoration d'autres impostes. Ces décorations ont disparu lors de l'édification de la mezzanine.

Cette année-là, à la rentrée d'octobre, Laurent Mattio fera la connaissance d'Odette Mainaud récemment arrivée à Toulon, elle-même issue de l'Ecole de Beaux Arts de Lyon et médaille d'argent de cette ville. Elle signera ses oeuvres du pseudo de Paul Provence. Ils se marièrent le 5 juin 1926 et s'installeront 15 rue de la République, sur le port, au dessus du légendaire "Bazar des Mécaniciens". C'est là que l'année suivante naîtra leur fils, Jean-Gérard, qui à son tour sera peintre et professeur à l'Ecole de Beaux Arts de Toulon. Il signera du pseudo de Jean Sanary jusqu'en 1950.

C'est en 1927 qu'aura lieu la première exposition importante de Laurent Mattio au très fermé Cercle Artistique de Nice qui remporta un franc succès. Mais en 1931, décidé à ne vivre que de sa peinture, Laurent donne sa démission de l'école des Beaux Arts et s'installe sur le port de Sanary.

Les expositions se succèdent à Paris, Toulon, Hyères, Nice, Lyon, Marseille, Nevers, St Etienne, Nantes, Grenoble, Sanary, Bandol, Strasbourg, Angers, Roanne... ainsi que les séjours d'été à Porquerolles où il présente ses oeuvres aux cimaises des hôtels et restaurants fréquentés par des célébrités.
En 1944 ces années fécondes sont interrompues par un ordre d'évacuation. Le port de Sanary est miné. Laurent et sa famille se replieront à Vougy (Loire). Le retour aura lieu le 1er novembre 1946 et l'aménagement dans une maison familiale sinistrée de l'avenue du Las à Toulon où Laurent recrée son atelier.

Le 1er octobre 1959, cédant à l'amicale insistance de l'amiral Avice, Laurent Mattio est nommé membre résident de L'Académie du Var. En guise de discours, il fait don à l'Académie d'une toile "la Tour Royale".


La municipalité toulonnaise a donné son nom à la partie sud de l'avenue du Las. L'inauguration à eu lieu le 25 avril 1968. A cette occasion, la toile: "Goélette au Port Marchand" fut acquise par le  Musée de la Ville .

Trois rétrospectives lui furent consacrées au Musée de Toulon: les peintures en 1966, les dessins en 1970, de même qu'à Aubagne en 1994 et au Musée Regards de Provence en 2025.


1 600 €

Epoque : 20ème siècle

Style : Autre style

Etat : Parfait état

Matière : Huile sur bois

Longueur : 41 cm

Hauteur : 33 cm

Référence (ID) : 1653477

Disponibilité : En stock

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5, Place Mirabeau
Cassis 13260, France

+33 6 12 18 42 09

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