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Tableau vue de Paris la nuit Ménilmontant Peinture expressionniste signée Léon Schwartz Abrys
Dans cette peinture épaisse et vibrante, Schwartz Abrys dépeint une rue silencieuse à la tombée de la nuit. Probablement une rue de Ménilmontant juste après guerre . Un sujet de predi de l'artiste Les touches de peinture, appliquées en pâte généreuse, sculptent littéralement le décor : toits irréguliers, murs usés, arbres dénudés. La lumière semble filtrer faiblement derrière les nuages, révélant la texture des façades et les ombres profondes de la ruelle.
L’œuvre combine à la fois la rudesse de la matière et une atmosphère intimiste. La scène n’est pas vide : elle est habitée par une présence discrète, une mémoire du lieu. La palette sombre, ponctuée de touches ocres et rouges sur les toits, offre un contraste subtil entre mélancolie et chaleur. On y retrouve l’esprit des vieux quartiers populaires, chargés de poésie, de vie passée et de silence suspendu.
Léon Schwarz-Abrys (1910–1990)
Issu d’une extrême pauvreté, Léon Schwarz-Abrys connaît une enfance marquée par la misère et l’enfermement. C’est en maison de correction puis à l’hôpital psychiatrique qu’il apprend à lire, écrire et dessiner. Arrivé en France en 1930, il mène une vie de labeurs – ouvrier d’usine, plongeur, peintre en bâtiment – tout en peignant.
En 1939, il expose pour la première fois au Salon des Indépendants, où ses tableaux recouverts de clous et d’allumettes attirent l’attention et lui valent le surnom de « peintre cloutiste ». Pendant la guerre, pour échapper aux persécutions antisémites, il se réfugie à l’hôpital Sainte-Anne où il réalise des portraits poignants de figures asilaires, au plus près de la détresse humaine.
Dans les années 1950, il publie trois romans inspirés de son internement, comparés à ceux de Céline ou Artaud. Sa peinture, d’abord centrée sur la folie et la marginalité, s’ouvre ensuite sur des paysages de Ménilmontant, de Bretagne, de Corse, puis d’Irlande. On souligne alors sa vision expressionniste, son regard tendre et inquiet sur les êtres simples, les rues populaires et les solitudes urbaines.
Peintre de l’École de Paris, longtemps associé à la figure de l’artiste « possédé », Schwarz-Abrys demeure aujourd’hui une voix singulière : celle d’un créateur ayant fait de la fragilité humaine la matière même de son art
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