OBJET VENDU
Tête en terre cuite mycénienne — avec certificat d’authenticité
Provenant d’une ancienne collection privée anglaise (1980–1995) et accompagnée de son certificat d’authenticité, cette tête féminine votive en terre cuite illustre avec élégance la perfection plastique et spirituelle des figurines helléniques. Le visage, ovale et plein, présente une ligne nasale droite, des joues galbées, et une coiffure en calotte structurée, ornée d’un bandeau frontal soigneusement indiqué. La matière, d’une terre ocre brunie, est animée de voiles gris minéraux et d’une patine ancienne homogène, conférant à l’ensemble une harmonie chromatique subtile et stable.
L’observation latérale révèle une coiffure en rouleau régulier, se prolongeant jusqu’à la nuque dans un relief souple et mesuré, tandis que le regard, hiératique, conserve toute sa dignité rituelle. Au revers, un évent technique parfaitement conservé témoigne du procédé d’évidement et de cuisson contrôlée, pratique caractéristique des ateliers hellénistiques. De fines stries de modelage trahissent encore la main du coroplathe, et la base présente de petits points d’appui d’atelier attestant un montage stable avant cuisson.
Caractéristiques techniquesObjet : Tête féminine votive (fragment de figurine)
Culture : Grecque, coroplathie hellénistique (type « Tanagra »)
Période : Fin du IVᵉ – IIIᵉ siècle av. J.-C.
Matériau : Terre cuite moulée, patine brun-ocre nuancée de gris
Dimensions : 40 × 28 mm
État : Très bon état de conservation ; surface originelle stabilisée, volumes lisibles, patine intacte
Provenance : Ancienne collection privée anglaise (1980–1995)
Authenticité : Certificat et rapport d’expertise fournis
Vente : Adjudication européenne spécialisée, validée par des experts agréés
Cette tête s’inscrit dans la tradition des figurines de Tanagra, œuvres emblématiques de la grâce hellénistique.
Les têtes féminines à voile, sakkos ou calotte structurée, moulées en deux valves et percées d’un évent dorsal pour l’évacuation de l’humidité avant cuisson, sont typiques des ateliers de Béotie et d’Attique.
Le modelé doux et plein, l’ovale régulier du visage, la coiffure architecturée, et les transitions délicates des volumes s’accordent avec les canons des productions connues du British Museum, du Metropolitan Museum of Art, du Louvre et du Museum of Fine Arts de Boston.
Les figurines dites « Tanagra » apparaissent dès la fin du IVᵉ siècle av. J.-C. : elles incarnent une esthétique du naturel idéalisé, une élégance quotidienne et une humanité stylisée que l’hellénisme diffuse dans tout le bassin méditerranéen.
Analyse formelle et matérielleVolumétrie : visage ovale, menton ferme, arc sourcilier marqué, transitions continues vers la nuque ; proportions équilibrées.
Coiffure : calotte enveloppante structurée par un bandeau frontal, rouleaux latéraux visibles ; coiffure type sakkos.
Patine et dépôts : surface brun-ocre aux nuances gris minéral, micro-concrétions d’enfouissement.
Technique d’atelier : évidement dorsal, trou d’évent central, traces de lissage manuel visibles.
Argile et cuisson : pâte ferrugineuse à grain serré, cuisson oxydante maîtrisée, teinte stable et homogène.
British Museum : Head of a female terracotta figure wearing a sakkos, Tanagra type, moulée, à évent dorsal.
Metropolitan Museum of Art : Terracotta head of a veiled woman – étude sur les figurines de Tanagra (moulage double, évidement, cuisson).
Museum of Fine Arts, Boston : Head of a Tanagra-type female figure (voile tiré sur la tête, modelé délicat).
Musée du Louvre : corpus des figurines de Tanagra (notice : moulage, trou d’évent dorsal, patine ocre homogène).
Dans la Grèce classique et hellénistique, les figurines féminines en terre cuite occupent une place essentielle dans les rites domestiques, funéraires et votifs.
Elles ne représentent pas des portraits individuels, mais des présences tutélaires, des intermédiaires entre l’humain et le divin.
Leur douceur formelle, leur mesure et leur équilibre symbolisent l’idéal grec de la beauté tranquille, du quotidien transfiguré par la spiritualité.
Ce fragment, par sa précision et sa pureté, témoigne d’une religion du geste et du regard, où la matière devient instrument de médiation sacrée.
Par la rigueur de son modelé, la cohérence de sa patine et la fidélité à la tradition technique (moulage, évent, finition manuelle), cette tête féminine incarne l’idéal Tanagra : délicatesse du trait, équilibre plastique, et mémoire du geste artisanal.
Œuvre lisible, documentée et muséographiquement comparable aux collections majeures, elle constitue un témoignage exemplaire de la coroplathie grecque et une pièce de référence pour toute collection consacrée à l’art hellénistique.
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