La Mort d’Abel, 1799
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La Mort d’Abel, 1799

Peinture en trompe-l’œil sur cuivre – École française ou genevoise, fin XVIIIᵉ siècle
Cadre ovale en bois noirci d’époque Directoire–Empire


Peinture en trompe-l’œil sur cuivre représentant Caïn tuant son frère Abel, selon le récit biblique de la Genèse (4:8). La composition montre Caïn, nu, brandissant une massue au-dessus d’Abel étendu, le suppliant d’un bras. Le traitement en clair-obscur, la matité des chairs et la lumière rasante créent une illusion saisissante de bas-relief. Les corps semblent sculptés dans l’ivoire sur fond brun-rouge, dans la plus pure tradition néoclassique.


Cadre : bois noirci mouluré d’origine, en l’état Quelques coups et ouvert à l’arrière. 
Peinture : sur cuivre, en parfait état de conservation, sans altération du vernis ni soulèvement de la couche picturale.


Datée de 1799 (an VII), cette œuvre s’inscrit dans la période du Directoire, marquée par un goût prononcé pour les sujets moraux et héroïques inspirés de l’Antiquité. Les artistes français et genevois, dans le sillage de David et de Stouf, développent alors des peintures illusionnistes cherchant à imiter la sculpture antique. Le choix du cuivre comme support renforce la préciosité et la durabilité de l’œuvre.

Comparaisons muséales

• Jean-Baptiste Stouf (1742–1826), Abel expirant, 1785, marbre, Musée du Louvre. Le modèle originel de cette composition tragique a inspiré de nombreuses variantes picturales et décoratives.

• Peintures en trompe-l’œil, Galerie des Candelabres, Musées du Vatican (vers 1780–1795). Les panneaux muraux du Vatican présentent un effet illusionniste identique : figures ivoirines sur fond brun, imitant des bas-reliefs antiques. L’œuvre étudiée reprend ces codes dans un format de cabinet privé.

Estimation (2025)

Compte tenu de sa qualité picturale, de sa datation précise (1799) et de sa parenté directe avec les modèles du Louvre et du Vatican, cette peinture en trompe-l’œil sur cuivre est estimée entre 5 000 et 8 000 euros, pouvant atteindre jusqu’à 10 000 euros dans un contexte muséal ou une vente internationale spécialisée.

Synthèse

Œuvre rare et raffinée de la fin du XVIIIᵉ siècle, La Mort d’Abel illustre la rencontre entre la peinture et la sculpture à l’époque du néoclassicisme. Cette plaque sur cuivre témoigne de la virtuosité des artistes illusionnistes capables de reproduire la plastique du marbre par la seule peinture.

Les peintres des trompe-l’œil du Vatican (1785–1788)

Les trompe-l’œil de la Galerie des Candelabres des Musées du Vatican furent exécutés entre 1785 et 1788 sous le pontificat de Pie VI Braschi (1775–1799), dans le cadre de l’aménagement du Museo Pio-Clementino. Le projet architectural fut dirigé par Michelangelo Simonetti et Giuseppe Camporesi, tandis que les décors peints furent confiés à plusieurs artistes romains spécialisés dans les imitations de bas-reliefs antiques.

• Giuseppe Cades (1750–1799) : peintre romain néoclassique, il conçut plusieurs cartons de compositions mythologiques et morales pour les panneaux illusionnistes de la galerie. Ses dessins, exécutés à la détrempe en tons ivoire sur fond ocre ou brun-rouge, servirent de modèle aux peintres décorateurs.

• Domenico Corvi (1721–1803) : figure majeure de l’école romaine, il participa au programme pictural du Museo Pio-Clementino, notamment pour les frises en grisaille et les scènes à l’antique. Plusieurs sources lui attribuent la conception des principaux panneaux peints en trompe-l’œil figurant des dieux et héros antiques.

• Bernardino Nocchi (1741–1812) et Tommaso Conca (1734–1822) : collaborateurs documentés dans les archives de 1787, ils contribuèrent à l’exécution matérielle des panneaux et ornements à effet de relief.

Ainsi, les trompe-l’œil du Vatican de 1785–1788 résultent d’une collaboration entre Cades, Corvi, Nocchi et Conca, sous la direction de l’architecte Michelangelo Simonetti. Ces œuvres constituent la référence la plus directe pour comprendre le style et la finalité illusionniste de la peinture sur cuivre de 1799 intitulée La Mort d’Abel.

6 500 €

Epoque : 18ème siècle

Style : Louis XVI - Directoire

Etat : Très bon état

Référence (ID) : 1644297

Disponibilité : En stock

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Mons 7000, Belgique

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