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Buddha Mucalinda, Khmer
La sculpture représente le Bouddha assis en méditation (dhyāna mudrā) sur le corps enroulé du serpent Mucalinda.
L’expression du visage, sereine et intériorisée, traduit la paix spirituelle atteinte lors de l’Éveil. Le corps est modelé simplement, sans recherche d’anatomie détaillée, ce qui accentue la dimension symbolique de la figure.
Le naga, dont on distingue plusieurs capuchons superposés, forme une auréole protectrice. L’ensemble repose sur un socle à degrés, évoquant les couches d’anneaux du serpent ou un trône stylisé.
Le style évoque les formes sobres et puissantes du Baphuon (XIe siècle) : visage allongé mais plein, lèvres épaisses formant un léger sourire, yeux mi-clos en amande, coiffure conique (ushnisha) marqué, épaules larges et droites, bras collés au torse, drapé simple et collant au corps.
Ces caractéristiques s’inscrivent dans la transition entre le style Baphuon et le début du style Angkor Vat (XIe‒XIIe siècle), période de grande synthèse esthétique et religieuse dans l’art khmer.
Le grès présente une érosion naturelle caractéristique des sculptures anciennes khmères exposées longtemps en extérieur. Malgré cela, la silhouette générale, la pose méditative et la structure du naga demeurent lisibles, conférant à l’ensemble une grande force spirituelle et archéologique.
Empire khmer, style Baphuon ‒ début du style Angkor Vat
Cambodge ou nord-est de la Thaïlande (probablement région d’Angkor) , XIe‒XIIe siècle ap. J.-C.
Grès, hauteur 36 cm
Bibliographie
- Philippe Stern, L’art du Champa et du Cambodge préangkorien et angkorien, Paris, 1954.
- Jean Boisselier, La statuaire khmère et son évolution, Presses Universitaires de France, 1963.
- Emma C. Bunker, Khmer Sculpture and the Angkor Civilization, National Gallery of Art, Washington,
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