"La pendule à miroir" Pendule moderniste vers 1930 par Jean Tranchant
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"La pendule à miroir" Pendule moderniste vers 1930 par Jean Tranchant

Artiste : Jean Tranchant
"La pendule à miroir" Pendule moderniste vers 1930 de Jean Tranchant prêté par lui à Marcel l’Herbier pour le film "Le parfum de la dame en noir"  en 1931
Jean Tranchant commença par réaliser des objets Art déco que s'arrachaient des célébrités telles que Charlie Chaplin et Joséphine Baker. Il composa ensuite des chansons à succès qu'interprétaient de nombreuses vedettes. ...

Il fut aussi poète, juriste, théoricien du cinéma[3], fondateur de l'IDHEC, acteur majeur de l'organisation du cinéma français au sein des syndicats de cinéma et pionnier de la télévision française


Marcel L'Herbier découvre le septième art au Service cinématographique de l'armée française pendant la Grande Guerre et devient l'une des figures de proue de l'impressionnisme au cinéma Influencé par la littérature symboliste.

Pendant la période du cinéma muet, L'Herbier est l'un des maîtres du cinéma.  

Il fait appel à Robert Mallet-Stevens pour la scénographie de L'Inhumaine en 1924.

Ses films parlants les plus importants sont Le Mystère de la chambre jaune (1930), Le Parfum de la dame en noir (1931), Forfaiture (1937), La Nuit fantastique (1942) et L'Honorable Catherine (1943).

Celui qui donne l'heure à Paris
Les meubles, lampes de bureau, lampes de table et pendules signés Jean Tranchant retiennent l'attention par leur style et leur originalité. Laure
Albin Guillot est la première personne à qui Jean ait montré ses créations,
notamment ses pendules. Photographe de mode et portraitiste de grand talent, figure de « cette société mêlée qui menait le jeu à Paris », comme
disait Jean Hugo, Laure est enthousiasmée. Elle persuade Jean de faire une
exposition et prend en charge l'organisation.
L'événement a lieu le lundi 24 novembre 1930, à deux pas de la Madeleine. La presse annonce : « Aujourd'hui, à quinze heures, M. Paul
Léon, directeur des Beaux-Arts, inaugurera l'exposition des œuvres
récentes de Jean Tranchant, à la Galerie « Innovation », 2 rue de Sèze.
Cette exposition comportera uniquement des œuvres d'art décoratif,
ornements de table, miroirs de perles, objets en glace, luminaires, pendules, etc., dont on dit le plus grand bien ».
Jean a le trac. Il redoute la concurrence d'un autre événement artistique se tenant le même jour. Mais un ami sauve la situation en lui offrant, en
manière de plaisanterie, la location de deux athlétiques Gardes républicains
en faction à l'entrée de la galerie. Laure Albin Guillot accueille elle-même
les visiteurs et la relative solennité de ce vernissage fait que, selon les
souvenirs de Jean, « la foule des grands jours s'engouffra dans mon
exposition et en dix minutes, mes 80 modèles étaient vendus. De Maria
Koutznetsof (Mme Massenet) à Charles Chaplin en passant par la
comtesse de Cossé-Brissac, le prince Sturza, le peintre Survage et
Doménica Walter, je devins, d'une seconde à l'autre, celui qui donnait
l'heure à Paris ».
Les pièces conçues par Jean jouent sur l'opposition des volumes
géométriques et allient les matières les plus diverses : bois, laiton,
minéraux, métal poli, verre transparent, verre opaque, etc. Pour sa lampe
« saturne », par exemple, Jean précise : « j'assemblais des disques de
miroirs et des anneaux de glace. Les heures étaient de pierre dure, les socles
de métal bleui ».
Le succès de l'exposition de la rue de Sèze donne à Jean un formidable
surcroît de notoriété. Les riches amateurs d'art et les célébrités du monde
du spectacle sont ses clients. Outre la pendule de bureau de Charlie Laure Albin Guillot (1879-1962) réalise de remarquables portraits photographiques de
Jean Tranchant. Elle sera nommée en 1932 archiviste en chef du service des Archives
photographiques des Beaux-Arts et en 1936 première directrice de la Cinémathèque Chaplin, Jean est l'auteur de l'aquarium sphérique de Joséphine Baker. Il a
aussi signé la coupe pierre, métal et cristal de l'acteur Jaque-Catelain,
l'éventail de lumière d'Alice Cocéa, le lustre symbolique de l'actrice Jeanne
Helbling, la lampe de bureau du coureur cycliste Georges Biscot, etc. Une
de ses pendules, dite pendule à miroir, est empruntée par le cinéaste Marcel
L'Herbier pour le décor du film Le Parfum de la dame en noir, qui sortira le
15 mars 1931.

25 000 €

Epoque : 20ème siècle

Style : Art Déco

Etat : En l'etat

Matière : Verre

Référence (ID) : 1553967

Disponibilité : En stock

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Saint-Ouen 93400, France

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