Jean-claude Farhi (1940-2012) "platine Disques Eliane Radigue"; Plexiglas, école De Nice; 1969
Jean-Claude Farhi est né à Paris le 11 février 1940. En 1946, il part à Bogota (Colombie). En 1957, il s'installe à Nice, où il prend des cours de dessins aux Arts décoratifs de Nice. Il fait son service militaire, en partie en Algérie, de 1960 à 1962.
Il retourne à Nice où il rencontre les principaux artistes de l'École de Nice : Ben, Gilli Alocco, Malaval… et les nouveaux-réalistes Arman et Raysse, qui lui font connaître le critique Pierre Restany. En 1965/1966, il travaille sur les « Motorcolors », puis les sculptures en plexiglas ou en métal. Il travaille un temps avec César.
À partir de 1968 (exposition galerie Iris Clert), il se consacre principalement aux sculptures en plexiglas (avec l'appui des usines « Polivar ») : des colonnes et des disques, des pyramides, et ensuite des sculptures dites à "géométrie variable", direction dans laquelle va se développer son travail avec des œuvres monumentales. Sa dernière sculpture monumentale "SECRET POINT" en acier cortén (dédié a sa fille Domitilla Farhi) a été installée à Saint-Paul-de-Vence, au carrefour des routes vers le centre du village et la Fondation Maeght à quelques kilomètres de son atelier. Sa femme Silvia Farhi et sa fille Domitilla vivent dans la demeure familiale à Tourrettes-sur-Loup.
Pierre Restany a écrit : « On peut parler de constructivisme déconstruit à propos de ces nouvelles sculptures de Farhi. On peut penser aux sculptures par téléphone proposées par Moholy-Nagy. Mais dans ce cas précis la communication téléphonique aurait subi de sérieuses interférences Art déco et post-moderne. »[2]. Claude Fournet, à l'époque directeur des Musées de Nice, déclare : « À la maitrise de la matière plastique qui fut l'élément premier de sa recherche se confond une fonctionnalité de formes qu'il emprunte à l'univers du futurisme et du bauhaus. Avec cette déviation qui fonde tout artiste aujourd'hui, acte d'appropriation ludique et qui situe magistralement Jean-Claude Farhi dans la ligne des Nouveaux-Réalistes lorsque, jouant des formes, dans son matériau très coloré, il nous propose des sculptures qui sont autant d'épures, dessinées dans la lumière de la couleur pure. »[
Ce premier disque d’Eliane Radigue est un double 45 tours, financé par Yvon Lambert - on pouvait entendre certaines pièces d’Eliane dans la galerie d’Yvon et jusque dans les années 2010 on pouvait trouver des exemplaires originaux de ce disque rarissime à la librairie Yvon Lambert. Cet exemplaire est issu de l'édition originale d'époque que Fahri a intégré dans cette oeuvre de 1969. Ici, les deux disques s’écoutent simultanément, leur matière a été réalisée par du feed-back de microphones, enregistré et monté par elle grâce à un équipement qui lui avait été donné par Pierre Henry lorsqu’elle travaillait à classer les sons produits par Pierre Schaeffer. La musique concrète est passée par ses mains et ce 45 tours atteste de sa virtuosité mais aussi par son dispositif de sa façon radicale de concevoir disques et musiques à la façon d’objets spatiaux, de sculptures méticuleuses. Tous ceux qui ont connus Eliane ont ce genre de récit avec eux : un cadeau, un moment, plusieurs moments, des échanges - c’est cela qui demeure, inscrit par elle sur ce disque : l’échange. Reposez en paix, Eliane Radigue.
Epoque : 20ème siècle
Style : Art moderne
Etat : Etat d'usage
Longueur : 40
Largeur : 21
Hauteur : 2,5
Référence (ID) : 1518236
Disponibilité : En stock

































