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Allégorie de la paix – Filippo Lauri (1623 – 1694)

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Huile sur cuivre, Rome, seconde moitié du XVIIe siècle.
Dans l’intimité d’une clairière, des femmes vêtues à la mode antique dansent avec des faunes autour d’une figure centrale qui, juchée sur un trône en pierre sculptée, tient une corne d’abondance. Deux détails de la composition nous permettent de percer la signification de cette démonstration de joie. En arrière-plan, à l’ombre des arbres, une femme tenant un rameau d’olivier, symbole de la paix, enlace et retient une autre figure brandissant une épée, allusion guerrière. Au premier-plan, un agneau, expression de l’innocence et de la pureté, précède un loup grognant, incarnation de la force sauvage. Ainsi, les protagonistes de cette peinture célèbrent-ils le triomphe de la paix sur la guerre, ici manifesté par une corne d’abondance qui apporte fertilité, fortune et prospérité aux hommes.
La signature « F. LAVORO » inscrite dans la terrasse en pierre est celle de l’artiste romain Filippo Lauri, dont le patronyme d’origine flamande (Lawers) a connu de nombreuses orthographes. Il montre dans cette œuvre un talent de paysagiste certain, lui ayant sans doute été transmis par son père – ce dernier ayant été élève de Paul Bril. Cependant, si les feuillages bleutés révèlent une affinité avec l’art de Jan Brueghel I, l’atmosphère arcadienne de la composition renvoie davantage au classicisme poussinien en vogue à l’époque. A cet égard, on sait que Lauri collabora avec de nombreux suiveurs de Poussin, en staffant notamment des paysages de Claude Lorrain et en concourant avec Gaspard Dughet à la réalisation des fresques décorant deux mezzanines du palais Borghèse à Rome. Notre tableau est un condensé de l’univers de Filippo Lauri, qui agrémentait souvent ses scènes mythologiques de bacchanales de satyres, à l’instar de son Apollon écorchant Marsyas (Paris, Louvre), également peint sur cuivre dans un format analogue à notre peinture. En 1924, l’historien d’art Hermann Voss disait de lui qu’il était un peintre à l’aise dans les petits formats, sa liberté de création s’exprimant particulièrement dans les scènes profanes où il savait conjuguer coloris agréable et composition bien rangée.
Œuvre présentée conjointement avec la Galerie Pierre Lebon.

Cette délicate peinture est élégamment soulignée par un cadre d’époque en bois sculpté et doré, modèle dit « Carlo Maratta ».
Dimensions : 18,5 x 23,5 cm - 30 x 35,5 cm avec le cadre

Biographie : Filippo Lauri (Rome, 25 août 1623 – Id., 12 déc. 1694) est le fils du peintre anversois, Balthasar Lauwers (1578 – 1645), ce dernier ayant émigré en Italie pour faire carrière auprès de Paul Bril. Filippo reçoit ses premières leçons de son père et de son beau-frère, Agnelo Caroselli. Dès 1654, il intègre l’Académie de Saint-Luc de Rome et en devient principe vers 1685. Son premier client de marque et mécène est monsignor Vittrice, gouverneur de Rome de 1647 à 1650. Au début des années 1650, il participe à la décoration de la villa Borghèse, au Pincio, et de quelques églises. Parallèlement, il commence à travailler pour Girolamo Farnèse, successeur de monsignor Vittrice. Toutefois, son principal chef d’œuvre réside dans la décoration de la mezzanine du palais Borghèse pour laquelle il peint les Noces de Bacchus et d’Ariane ainsi que des médaillons en grisaille particulièrement loués par Francesco Saverio Baldinucci.

Bibliographie :
  • BODART, Didier, Les peintres des Pays-Bas méridionaux et de la principauté de Liège à Rome au XVIIème siècle, Bruxelles, Institut historique belge de Rome, 1970
  • BOISCLAIR, Marie-Nicole, « La décoration des deux mezzanines du palais Borghèse de Rome », Canadian Art Review, 1976, Vol. 3, No. 1, pp. 7-27.
  • SALERNO, Luigi, Pittori di paesaggio del seicento a Roma (Rome, 1977–8), Bozzi Ugo Editore, Rome, 1977.
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