OBJET VENDU
Paire De Sculptures De Moreau, Circa 1890
2 sculptures exécutées par les deux célèbres sculpteurs, les frères MOREAU formant pendant: La Brise par Auguste MOREAU récompensée par la médaille d’or à l’exposition et La Rosée par Mathurin MOREAU récompensée par la médaille d’honneur au salon.
Chacune porte la signature de son créateur et repose sur un socle polygone avec une cartouche où est inscrit le sujet et la récompense au Salon.
Travail français
Circa 1890
Biographie Auguste-Louis Mathurin Moreau (1834-1917)
Auguste-Louis Mathurin Moreau est un sculpteur français né le 22 février 1834 à Dijon et mort le 11 novembre 1917 à Malesherbes. Il appartient à une famille d’artistes particulièrement active au XIXe siècle et s’inscrit dans ce que l’on appelle la dynastie des Moreau, l’une des plus importantes familles de sculpteurs français de cette période.
Il est le fils du statuaire et peintre Jean-Baptiste-Louis-Joseph Moreau. Il grandit dans un milieu entièrement tourné vers la pratique artistique. L’atelier paternel constitue son premier lieu de formation : il y apprend très tôt le dessin, le modelage et le travail de la forme, selon une transmission traditionnelle fondée sur l’observation et la répétition. Cette éducation artisanale et artistique marque durablement son approche de la sculpture.
Très jeune, Auguste-Louis Mathurin Moreau se destine à la sculpture et complète sa formation par un apprentissage académique. Comme beaucoup d’artistes de sa génération, il monte à Paris afin de perfectionner son art et de s’insérer dans les circuits officiels. Il adopte le langage plastique de la sculpture académique du XIXe siècle, héritée du néoclassicisme et adaptée aux goûts du Second Empire puis de la Troisième République.
Il commence à exposer au Salon des artistes français à partir de 1861. Il y présente régulièrement ses œuvres pendant plus de cinquante ans, jusqu’en 1913. Contrairement à certains membres de sa famille, il ne recherche ni les grandes commandes monumentales ni les distinctions officielles. Sa carrière est marquée par une production constante plutôt que par des succès spectaculaires.
Son œuvre est essentiellement composée de sculptures décoratives, principalement en bronze, mais aussi en plâtre et en terre cuite. Il traite des sujets très appréciés au XIXe siècle : scènes de genre, figures féminines, allégories, enfants, putti et thèmes pastoraux. Son style se caractérise par une grande lisibilité des compositions, une élégance des attitudes et un soin particulier apporté aux détails et aux finitions.
Auguste-Louis Mathurin Moreau s’inscrit pleinement dans la tradition de la sculpture d’édition. Nombre de ses œuvres sont fondues en plusieurs exemplaires et diffusées auprès d’un public bourgeois, ce qui contribue à la large circulation de son travail, mais aussi aux confusions ultérieures autour de son identité, son nom étant souvent réduit à « Auguste Moreau ».
Il travaille dans l’ombre de ses frères, notamment Mathurin Moreau et Hippolyte Moreau, qui bénéficient d’une notoriété plus importante et de commandes officielles. Cette proximité familiale explique en partie pourquoi son œuvre, pourtant abondante, a longtemps été moins étudiée et parfois attribuée de manière imprécise.
Ses sculptures entrent néanmoins dans plusieurs collections publiques françaises, notamment dans des musées de province, et continuent aujourd’hui à apparaître régulièrement sur le marché de l’art. Elles sont appréciées pour leur qualité d’exécution et leur représentativité de la sculpture décorative française de la fin du XIXe siècle.
Auguste-Louis Mathurin Moreau termine sa vie loin de l’agitation parisienne. Il meurt à Malesherbes le 11 novembre 1917, en pleine Première Guerre mondiale. Sa disparition marque la fin d’une carrière longue et discrète, mais solidement ancrée dans la tradition académique française
Biographie Mathurin MOREAU (1822-1912)
Mathurin Moreau, qui doit son prénom à son grand-père paternel, serrurier à Dijon, naît au 7, rue Monge (alors encore nommée rue Saint-Jean) du mariage du sculpteur Jean-Baptiste-Louis-Joseph Moreau et Anne Marianne Richer, originaire de Besançon où son père, Mathieu Richer, est de même sculpteur1. Ses frères Hippolyte et Auguste sont également sculpteurs.
Il est admis à l’École des beaux-arts de Paris en 1841 dans les ateliers de Jules Ramey et d’Auguste Dumont2. Il remporte le second prix de Rome en 1842 avec Diodème enlevant le Palladium. Il débute au Salon des artistes français en 1848 et s’y fait remarquer avec la statue L'Élégie.
Il obtient une médaille de seconde classe à l’Exposition universelle de 1855 à Paris, puis une médaille de première classe en 1878. En 1897, il est couronné par une médaille d'honneur au Salon2 dont il devient membre du jury durant l'Exposition universelle de 1900 à Paris. Il y expose alors un buste en marbre blanc représentant Ismaël, fils d'Abraham et Agar (après son buste en marbre de Carrare et bronze de 1875, intitulé : Ismaël, candeur).
Entre 1849 à 1879, Mathurin Moreau collabore avec la fonderie d’art du Val d'Osne et, actionnaire, en devient l’un des administrateurs, mais, observe Pierre Kjellberg, « le règne de Napoléon III est aussi celui des garnitures de cheminées, et ces ensembles jusqu'alors fort rares se multiplient et figurent souvent dans les catalogues d'éditeurs de bronze » : la Liseuse de Mathurin Moreau participe de cet engouement3. L'artiste fournit également des modèles à la Compagnie des bronzes de Bruxelles et expose à l’Union centrale des beaux-arts appliqués à l’industrie dans les années 1880.
En 1880, l'artiste reçoit une prime lors du concours pour l'érection d'un monument allégorique de La Défense de Paris au rond-point de Courbevoie (rond-point à l'origine du quartier de la Défense), mais c'est à Louis-Ernest Barrias qu'est attribuée la commande.
À partir de 1879 et jusqu’à sa mort, Mathurin Moreau est élu maire du 19e arrondissement de Paris — créé en 1860 après annexion des communes de Belleville et La Villette — où la rue Priestley prendra le nom d'avenue Mathurin-Moreau en vertu de l'arrêté du 16 juillet 1912. La revue satirique Les Hommes d'aujourd'hui lui consacre son n°183, le portrait-charge dessiné par Henri Demare en couverture le montrant portant l'écharpe tricolore et pointant du doigt une statue allégorique de la loi dont le socle écrase le clergé, « allusion à ses opinions socialistes libérales tournées vers le libre-pensée ». Il célèbre de nombreux mariages : le tableau peint par Henri Gervex en 1884 et accroché dans la salle des mariages de la mairie représente Mathurin Moreau célébrant le mariage civil de son fils.
Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1865 et promu officier du même ordre en 18852.
Il meurt le 14 février 1912 dans son domicile du 15, passage du Montenegro dans le 19e arrondissement de Paris. Ses obsèques ont lieu à l’église Saint-Jean-Baptiste de Belleville et il est inhumé au cimetière des Lilas.
Chacune porte la signature de son créateur et repose sur un socle polygone avec une cartouche où est inscrit le sujet et la récompense au Salon.
Travail français
Circa 1890
Biographie Auguste-Louis Mathurin Moreau (1834-1917)
Auguste-Louis Mathurin Moreau est un sculpteur français né le 22 février 1834 à Dijon et mort le 11 novembre 1917 à Malesherbes. Il appartient à une famille d’artistes particulièrement active au XIXe siècle et s’inscrit dans ce que l’on appelle la dynastie des Moreau, l’une des plus importantes familles de sculpteurs français de cette période.
Il est le fils du statuaire et peintre Jean-Baptiste-Louis-Joseph Moreau. Il grandit dans un milieu entièrement tourné vers la pratique artistique. L’atelier paternel constitue son premier lieu de formation : il y apprend très tôt le dessin, le modelage et le travail de la forme, selon une transmission traditionnelle fondée sur l’observation et la répétition. Cette éducation artisanale et artistique marque durablement son approche de la sculpture.
Très jeune, Auguste-Louis Mathurin Moreau se destine à la sculpture et complète sa formation par un apprentissage académique. Comme beaucoup d’artistes de sa génération, il monte à Paris afin de perfectionner son art et de s’insérer dans les circuits officiels. Il adopte le langage plastique de la sculpture académique du XIXe siècle, héritée du néoclassicisme et adaptée aux goûts du Second Empire puis de la Troisième République.
Il commence à exposer au Salon des artistes français à partir de 1861. Il y présente régulièrement ses œuvres pendant plus de cinquante ans, jusqu’en 1913. Contrairement à certains membres de sa famille, il ne recherche ni les grandes commandes monumentales ni les distinctions officielles. Sa carrière est marquée par une production constante plutôt que par des succès spectaculaires.
Son œuvre est essentiellement composée de sculptures décoratives, principalement en bronze, mais aussi en plâtre et en terre cuite. Il traite des sujets très appréciés au XIXe siècle : scènes de genre, figures féminines, allégories, enfants, putti et thèmes pastoraux. Son style se caractérise par une grande lisibilité des compositions, une élégance des attitudes et un soin particulier apporté aux détails et aux finitions.
Auguste-Louis Mathurin Moreau s’inscrit pleinement dans la tradition de la sculpture d’édition. Nombre de ses œuvres sont fondues en plusieurs exemplaires et diffusées auprès d’un public bourgeois, ce qui contribue à la large circulation de son travail, mais aussi aux confusions ultérieures autour de son identité, son nom étant souvent réduit à « Auguste Moreau ».
Il travaille dans l’ombre de ses frères, notamment Mathurin Moreau et Hippolyte Moreau, qui bénéficient d’une notoriété plus importante et de commandes officielles. Cette proximité familiale explique en partie pourquoi son œuvre, pourtant abondante, a longtemps été moins étudiée et parfois attribuée de manière imprécise.
Ses sculptures entrent néanmoins dans plusieurs collections publiques françaises, notamment dans des musées de province, et continuent aujourd’hui à apparaître régulièrement sur le marché de l’art. Elles sont appréciées pour leur qualité d’exécution et leur représentativité de la sculpture décorative française de la fin du XIXe siècle.
Auguste-Louis Mathurin Moreau termine sa vie loin de l’agitation parisienne. Il meurt à Malesherbes le 11 novembre 1917, en pleine Première Guerre mondiale. Sa disparition marque la fin d’une carrière longue et discrète, mais solidement ancrée dans la tradition académique française
Biographie Mathurin MOREAU (1822-1912)
Mathurin Moreau, qui doit son prénom à son grand-père paternel, serrurier à Dijon, naît au 7, rue Monge (alors encore nommée rue Saint-Jean) du mariage du sculpteur Jean-Baptiste-Louis-Joseph Moreau et Anne Marianne Richer, originaire de Besançon où son père, Mathieu Richer, est de même sculpteur1. Ses frères Hippolyte et Auguste sont également sculpteurs.
Il est admis à l’École des beaux-arts de Paris en 1841 dans les ateliers de Jules Ramey et d’Auguste Dumont2. Il remporte le second prix de Rome en 1842 avec Diodème enlevant le Palladium. Il débute au Salon des artistes français en 1848 et s’y fait remarquer avec la statue L'Élégie.
Il obtient une médaille de seconde classe à l’Exposition universelle de 1855 à Paris, puis une médaille de première classe en 1878. En 1897, il est couronné par une médaille d'honneur au Salon2 dont il devient membre du jury durant l'Exposition universelle de 1900 à Paris. Il y expose alors un buste en marbre blanc représentant Ismaël, fils d'Abraham et Agar (après son buste en marbre de Carrare et bronze de 1875, intitulé : Ismaël, candeur).
Entre 1849 à 1879, Mathurin Moreau collabore avec la fonderie d’art du Val d'Osne et, actionnaire, en devient l’un des administrateurs, mais, observe Pierre Kjellberg, « le règne de Napoléon III est aussi celui des garnitures de cheminées, et ces ensembles jusqu'alors fort rares se multiplient et figurent souvent dans les catalogues d'éditeurs de bronze » : la Liseuse de Mathurin Moreau participe de cet engouement3. L'artiste fournit également des modèles à la Compagnie des bronzes de Bruxelles et expose à l’Union centrale des beaux-arts appliqués à l’industrie dans les années 1880.
En 1880, l'artiste reçoit une prime lors du concours pour l'érection d'un monument allégorique de La Défense de Paris au rond-point de Courbevoie (rond-point à l'origine du quartier de la Défense), mais c'est à Louis-Ernest Barrias qu'est attribuée la commande.
À partir de 1879 et jusqu’à sa mort, Mathurin Moreau est élu maire du 19e arrondissement de Paris — créé en 1860 après annexion des communes de Belleville et La Villette — où la rue Priestley prendra le nom d'avenue Mathurin-Moreau en vertu de l'arrêté du 16 juillet 1912. La revue satirique Les Hommes d'aujourd'hui lui consacre son n°183, le portrait-charge dessiné par Henri Demare en couverture le montrant portant l'écharpe tricolore et pointant du doigt une statue allégorique de la loi dont le socle écrase le clergé, « allusion à ses opinions socialistes libérales tournées vers le libre-pensée ». Il célèbre de nombreux mariages : le tableau peint par Henri Gervex en 1884 et accroché dans la salle des mariages de la mairie représente Mathurin Moreau célébrant le mariage civil de son fils.
Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1865 et promu officier du même ordre en 18852.
Il meurt le 14 février 1912 dans son domicile du 15, passage du Montenegro dans le 19e arrondissement de Paris. Ses obsèques ont lieu à l’église Saint-Jean-Baptiste de Belleville et il est inhumé au cimetière des Lilas.
Trouvez votre bonheur parmi des objets similaires :

























