JEAN RIGAUD (1912-1999) / PAYSAGE DE CASTILLE 1960 / hst
Artiste : Jean Rigaud (1912-1999)
JEAN RIGAUD (1912-1999)
LES CIEUX DE CASTILLE
HUILE SUR TOILE DE 1960
signée en bas à gauche, titrée, contresignée datée « oct. 60 » et située au dos
19 × 27,5 cm hors cadre
32,5 × 41 cm cm avec cadre
Une très belle évocation des paysages de Castille, où Jean Rigaud restitue avec une remarquable liberté de touche la lumière, les couleurs et l'immensité de cette région d'Espagne.
Ce qui frappe immédiatement dans cette composition, c'est ce bleu intense, profond, presque envoûtant, si caractéristique des cieux de Castille. Ceux qui ont parcouru ces vastes plateaux espagnols reconnaîtront cette lumière particulière, cette impression d'espace infini où le ciel semble régner sans partage sur le paysage. Quelques nuages blancs, généreusement modelés par une matière épaisse et vigoureuse, traversent l'azur. Leur présence donne du mouvement à cette immensité bleue et contraste avec la chaleur des terres qui s'étendent à leurs pieds.
En dessous, c'est toute la palette de la terre castillane qui se déploie : ocres dorés, jaunes brûlés par le soleil, terres de Sienne, rouges orangés et nuances de beige. Quelques arbres aux silhouettes sombres, évoquant les chênes verts qui ponctuent les paysages de la Meseta, viennent rompre la nudité de ces étendues.
C'est une terre millénaire, une terre d'histoire, de mythes et de légendes. Une terre austère et lumineuse, celle des grands horizons, des chemins anciens et de l'univers de Cervantès et de Don Quichotte. Une terre dont la beauté réside précisément dans le dépouillement, le silence et l'immensité.
Jean Rigaud parvient ici, avec une grande économie de moyens, à exprimer toute la personnalité de ce paysage. Les touches sont rapides, spontanées, parfois presque abstraites. Quelques accents sombres suffisent à suggérer les arbres, tandis que de larges mouvements de pinceau traduisent les ondulations du terrain. L'opposition entre le bleu éclatant du ciel et les tonalités chaudes de la terre donne à cette petite composition une présence particulièrement forte. Plus qu'une simple représentation topographique, cette peinture est une véritable évocation de la Castille, de sa lumière et de son caractère intemporel.
L'œuvre est présentée dans son encadrement en bois aux tonalités chaudes, souligné d'une fine bordure dorée.
Jean Rigaud (1912-1999) Né à Bordeaux en 1912, Jean Rigaud est le fils du peintre Pierre-Gaston Rigaud. Il poursuit sa formation à l'École nationale des beaux-arts de Paris, notamment dans l'atelier d'André Devambez. Peintre de paysages et grand voyageur, il développe une œuvre caractérisée par une palette lumineuse, une matière généreuse et une touche libre et expressive, dans la tradition postimpressionniste. En 1937, il participe avec son père à la décoration du pavillon de Guyenne et de Gascogne de l'Exposition universelle de Paris, travail récompensé par une médaille d'or. À partir de 1954, il expose à la prestigieuse galerie Durand-Ruel à Paris. Il est nommé peintre officiel de la Marine en 1956. Si les paysages maritimes, les ports bretons et l'île d'Yeu occupent une place importante dans son œuvre, ses voyages le conduisent également en Italie, en Espagne, au Maroc et en Égypte. Son séjour espagnol lui inspire notamment plusieurs paysages de Castille en 1960, dans lesquels il explore les contrastes de lumière et la puissance des couleurs de ces terres méridionales. Ses œuvres figurent dans diverses collections publiques, notamment celles de l'État français, de la Ville de Paris et du Musée national de la Marine. Jean Rigaud meurt en 1999, année de l'organisation d'une rétrospective de son œuvre au Musée national de la Marine.
LES CIEUX DE CASTILLE
HUILE SUR TOILE DE 1960
signée en bas à gauche, titrée, contresignée datée « oct. 60 » et située au dos
19 × 27,5 cm hors cadre
32,5 × 41 cm cm avec cadre
Une très belle évocation des paysages de Castille, où Jean Rigaud restitue avec une remarquable liberté de touche la lumière, les couleurs et l'immensité de cette région d'Espagne.
Ce qui frappe immédiatement dans cette composition, c'est ce bleu intense, profond, presque envoûtant, si caractéristique des cieux de Castille. Ceux qui ont parcouru ces vastes plateaux espagnols reconnaîtront cette lumière particulière, cette impression d'espace infini où le ciel semble régner sans partage sur le paysage. Quelques nuages blancs, généreusement modelés par une matière épaisse et vigoureuse, traversent l'azur. Leur présence donne du mouvement à cette immensité bleue et contraste avec la chaleur des terres qui s'étendent à leurs pieds.
En dessous, c'est toute la palette de la terre castillane qui se déploie : ocres dorés, jaunes brûlés par le soleil, terres de Sienne, rouges orangés et nuances de beige. Quelques arbres aux silhouettes sombres, évoquant les chênes verts qui ponctuent les paysages de la Meseta, viennent rompre la nudité de ces étendues.
C'est une terre millénaire, une terre d'histoire, de mythes et de légendes. Une terre austère et lumineuse, celle des grands horizons, des chemins anciens et de l'univers de Cervantès et de Don Quichotte. Une terre dont la beauté réside précisément dans le dépouillement, le silence et l'immensité.
Jean Rigaud parvient ici, avec une grande économie de moyens, à exprimer toute la personnalité de ce paysage. Les touches sont rapides, spontanées, parfois presque abstraites. Quelques accents sombres suffisent à suggérer les arbres, tandis que de larges mouvements de pinceau traduisent les ondulations du terrain. L'opposition entre le bleu éclatant du ciel et les tonalités chaudes de la terre donne à cette petite composition une présence particulièrement forte. Plus qu'une simple représentation topographique, cette peinture est une véritable évocation de la Castille, de sa lumière et de son caractère intemporel.
L'œuvre est présentée dans son encadrement en bois aux tonalités chaudes, souligné d'une fine bordure dorée.
Jean Rigaud (1912-1999) Né à Bordeaux en 1912, Jean Rigaud est le fils du peintre Pierre-Gaston Rigaud. Il poursuit sa formation à l'École nationale des beaux-arts de Paris, notamment dans l'atelier d'André Devambez. Peintre de paysages et grand voyageur, il développe une œuvre caractérisée par une palette lumineuse, une matière généreuse et une touche libre et expressive, dans la tradition postimpressionniste. En 1937, il participe avec son père à la décoration du pavillon de Guyenne et de Gascogne de l'Exposition universelle de Paris, travail récompensé par une médaille d'or. À partir de 1954, il expose à la prestigieuse galerie Durand-Ruel à Paris. Il est nommé peintre officiel de la Marine en 1956. Si les paysages maritimes, les ports bretons et l'île d'Yeu occupent une place importante dans son œuvre, ses voyages le conduisent également en Italie, en Espagne, au Maroc et en Égypte. Son séjour espagnol lui inspire notamment plusieurs paysages de Castille en 1960, dans lesquels il explore les contrastes de lumière et la puissance des couleurs de ces terres méridionales. Ses œuvres figurent dans diverses collections publiques, notamment celles de l'État français, de la Ville de Paris et du Musée national de la Marine. Jean Rigaud meurt en 1999, année de l'organisation d'une rétrospective de son œuvre au Musée national de la Marine.
950 €
Epoque : 20ème siècle
Style : Autre style
Etat : Parfait état
Matière : Huile sur toile
Référence (ID) : 1848907
Disponibilité : En stock
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