Louis-Antoine Capdevielle (1849–1905) Portrait 1890 Lourdes Pau Pyrénées
Louis-Antoine Capdevielle (1849–1905)
Portrait de femme, 1890
Huile sur toile, signée et datée « L. Capdevielle, 1890 » en haut à droite.
Dimensions de l’œuvre : 54 × 45 cm
Dimensions avec le cadre : 69 × 60 cm
Présentée dans un cadre doré à vue intérieure sombre.
Ce portrait appartient au versant intimiste de l’œuvre de Louis-Antoine Capdevielle. La sobriété de la mise en scène, la fermeté du dessin et l’attention accordée au visage inscrivent la peinture dans la tradition du portrait français de la seconde moitié du XIXe siècle. L’élégance du modèle tient à une présence contenue : le peintre privilégie l’individualité des traits et la gravité de l’expression, sans recourir aux accessoires du portrait d’apparat.
1890 : une année charnière dans la carrière du peintre
Né à Lourdes, Capdevielle reçoit à Paris l’enseignement d’Aimé Millet, d’Alexandre Cabanel et de Léon Bonnat. Cette formation associe l’exigence du dessin à l’étude du modelé et de la figure humaine. Sa carrière parisienne est reconnue par une médaille de troisième classe au Salon de 1882.
Sa grande composition Noce à Laruns, exposée cette année-là et aujourd’hui conservée au musée des Beaux-Arts de Pau, témoigne également de son attachement aux sujets pyrénéens. Formation : Getty Research Institute ; Noce à Laruns : collections des musées de France.
La date portée sur notre toile correspond à l’année où l’artiste revient s’établir dans sa ville natale. Le portrait se situe ainsi au passage entre son parcours parisien et son nouvel ancrage bigourdan, auquel appartiendront de nombreuses effigies de particuliers et des compositions consacrées à la vie régionale. Cette concordance chronologique éclaire l’œuvre sans préjuger du lieu où elle fut exécutée. Service de conservation du patrimoine du Sanctuaire de Lourdes.
Une pratique du portrait déjà ancienne
Un témoignage contemporain permet de mesurer la place du portrait dans son travail avant ce retour.
Dans Aimé Millet, souvenirs intimes, publié en 1891, Henri Dumesnil répertorie deux effigies du maître peintes par Capdevielle : un portrait en buste de 1880, puis un portrait grandeur nature, jusqu’aux genoux, de 1884.
Le portrait constitue donc une activité solidement établie dans sa carrière, nourrie par ses relations avec le milieu artistique parisien.
Henri Dumesnil, 1891, p. 73.
Deux ans après notre tableau, Capdevielle rencontre Émile Zola à Lourdes et réalise son portrait. Cette activité accompagne une production plus ample de scènes de genre et de paysages pyrénéens, représentée notamment au musée Pyrénéen de Lourdes. Catalogue Côte Basque Enchères, notice biographique ; collections du musée Pyrénéen.
Par sa date et sa retenue, cette effigie féminine offre un témoignage de l’art du portrait chez Capdevielle au seuil de sa dernière période d’activité.
État : réparations ponctuelles visibles au revers de la toile. Usures et petits manques à la dorure du cadre.
Epoque : 19ème siècle
Style : Autre style
Etat : Très bon état
Matière : Huile sur toile
Référence (ID) : 1845605
Disponibilité : En stock



































