Frank-Will (1900-1950) Marché à Paris
Frank-Will (1900-1950) Marché à Paris-photo-2
Frank-Will (1900-1950) Marché à Paris-photo-3
Frank-Will (1900-1950) Marché à Paris-photo-4
Frank-Will (1900-1950) Marché à Paris-photo-1
Frank-Will (1900-1950) Marché à Paris-photo-2
Frank-Will (1900-1950) Marché à Paris-photo-3
Frank-Will (1900-1950) Marché à Paris-photo-4
Frank-Will (1900-1950) Marché à Paris-photo-5
Frank-Will (1900-1950) Marché à Paris-photo-6
Frank-Will (1900-1950) Marché à Paris-photo-7
Frank-Will (1900-1950) Marché à Paris-photo-8

Frank-Will (1900-1950) Marché à Paris

Artiste : Frank-will (frank William Boggs) 1900-1950
Comme souvent l’artiste représente une scène de rue parisienne.
L’œuvre est proposée sous-verre Musée dans un cadre doré en bois sculpté qui mesure  53 cm par 61,5 cm et 45,5 cm par 53,5 cm à vue.
Elle représente un marché animé, probablement dans le quartier de la Butte ou un autre quartier populaire parisien que l'artiste fréquentait
Une perspective fuyante avec une rue qui s'enfonce vers la gauche et des immeubles qui montent en diagonale, une construction habituelle pour cet artiste qui aimait les points de vue légèrement surélevés, et une animation de la rue où grouillent les personnages, les carrioles et quelquefois les voitures…
Une touche nerveuse, des lavis larges et mouillés pour le ciel et les façades, des rehauts de plume ou de crayon noir pour cerner l'architecture et donner de la vigueur au dessin.
La foule au premier plan donne une vraie sensation de fourmillement et de vie, elle est rendue par une multitude de petites touches colorées disposées d’un premier jet avec économie, et quelques taches de rouge, de jaune et de bleu suffisent à suggérer les personnages et le mouvement sans rentrer dans le détail, ce qui est la vraie force de Frank-Will : capter l'ambiance plus que la description exacte.
Une œuvre vivante où l’on retrouve l’atmosphère un peu brumeuse des rues parisiennes du début du XXe siècle.

Fils du peintre américain FrankMyers Boggs né à Springfield (Ohio) en 1855,  qui de retour d'un voyage en Afriquedu Nord commet à Urrugne (Pyrénées-Atlantiques) l'enlèvement romanesque deJoséphine (née à Urrugne en 1871), fille du laboureur Isidore et de FelipaGaintza. Les concubins — ils ne se marieront qu'en 1917 —auront quatre enfants : Jane, en 1895, puis un garçon qui ne vit quequelques mois, Mary en 1898.
La venue au monde en 1900 de Frank William rendl'appartement du 2, rue Gambetta à Nanterre tropexigu et conduit au déménagement de la famille pour « une jolie maison à Autouillet,un charmant petit village de Seine-et-Oise ».
Dès l'âge de 10 ans, Frank s'affirme peintre dans l'âme.
S'il est en constant contact visuel avec les œuvres paternelles, dans l'atelierde la rue de Clignancourt que Frank Boggs occupe de1910 à 1913 puis au 1, boulevard de Clichy où la famille demeurependant la Première Guerre mondiale, la relationdidactique maître-élève entre le père et le fils, telle qu'elle est énoncée parÉdouard-Joseph est contestée par Éric Mercier pour qui « Frank apprendseul, le plus souvent livré à lui-même, le père refusant de lui prodiguer lemoindre conseil lors de ses furtives apparitions ».
Les premiers tableaux répertoriés de l'adolescent, despaysages des environs d'Autouillet, datent de 1916.
Il entame des études d'architecture qu'il abandonne pour seconsacrer entièrement à la peinture et, se cherchant déjà un nom d'artiste quile sorte de toute confusion homonymique avec le père, il signe alors « Franque »,pour signer « Frank » en 1917, « William Frank » en 1918, « Franck-Will »en 1919, puis définitivement « Frank-Will » en 1921.
La passion du jeune Frank est alors le cor dechasse qu'il pratique.
Il est le plus ancien ami connu du peintre Gen Paulqu'il rencontre en 1917 et qu'il initie à la musique.
Ensemble, ils « fontla manche » en jouant dans les cours de Belleville et de Ménilmontant, ensemble aussi ilspeignent des vues de Paris. 
On connaît même d'euxun tableau Personnage dans la rue sous la neige malicieusement peint àquatre mains en 1926 et signé Gen-Will et Frank Paul.
Les vues de Paris constituent naturellement le premier thèmede prédilection de Frank-Will.
Après 1925, les Éditions Barré et Dayezpopulariseront en cartes postales son Sacré-Cœur, son OpéraGarnier, sa Gare du Nord, sa ColonneVendôme…).
Ses villégiatures des années 1920 et 1930  sont connues et permettent le datage decertaines œuvres : la Normandie (entre autres Rouen et Honfleur) en1922, LaRochelle en 1926, Amiens en 1929, Barfleur en1930.
C'est là qu'il s'attache au thème des grands voiliers, ces galions dont ilraffole et qui demeureront l'un de ses thèmes récurrents, jusque parfois dansdes compositions de batailles navales imaginaires.
C'est ensuite, avecun ami rencontré à la galerie Henri Bureau, MarcelLeprin (1891-1932), qu'il visite Moret-sur-Loing,Auxerre et Avallon.
Le 13 août 1936, Frank-Will épouse Victoire Royer (née en1884), à la mairie du 7e arrondissement de Paris pours'installer au 31, rue Rousselet, puis au 44, rue Castor à Mantes-la-Jolie.
L'été, le couple se rend au Tréport, y tenant sur le quai François-Ierune minuscule galerie et y vendant des aquarelles.
Mais, ne pouvant renoncer àMontmartre et à sa vie de bohème, Frank-Will se sépare (sans divorcer) deVictoire, qui demeure à Mantes, tandis qu'il se réinstalle à Paris, d'abord au37, rue Pigalle puis, réinvestissantl'atelier paternel d'autrefois, de nouveau au 1, boulevard de Clichy, où uneautre femme — Yvonne David, dite « Mimiche » — entredans sa vie, tandis qu'il dépense sans compter, dilapidant héritage parental etressources en tournées générales dans les estaminets et cabarets.
Toujoursmusicien, il fait partie d'orchestres de jazz, puis de la fanfare LaChignole avec Gen Paul, Jeand'Esparbès, Pere Créixams, CharlesBégo, Tony Agostini et MarcelAymé, constituant l'une des hautes figures montmartroises évoquées par FrancisCarco tout en s'endettant et se détruisant la santé en fêtes éthyliques.
En 1948, Frank-Will effectue un bref périple au Maroc. Il y contracte des amibes et, en 1950 àParis, il est renversé par un autobus placede l'Opéra.
Affaibli par l'alcool, négligeant les soins médicaux, il estopéré le 29 décembre 1950 pour une ablation partielle du poumon droit ;celle-ci se déroule mal et il en meurt le jour même. 
Il repose auprès deFrank et de Joséphine Boggs, dans le caveau familial à Paris au cimetière du Père-Lachaise (44e division)où il fut inhumé le 4 janvier 1951.
Son nom n'y fut jamais gravé.

Expositions personnelles
Galerie Georges Petit, Paris, 1920, 1929.
Galerie Hector Brame, Paris, années 1930.
Galerie Henri Bureau, 54, rue de Rochechouart, Paris, des années 1930 à 1950.
Galeries Terrisse, Keller et Yvonel, Paris, expositions non datées.
Frank-Will et Louis Régent, hôtel Claridge, Paris, 1945.
Casablanca, Oran, 1948.

Expositions collectives

Salon d'hiver, Musée des beaux-arts de la ville de Paris, 1948.
Montmartre de jadis à aujourd'hui, galerie Madeleine Horst, 102, rue Lepic, Paris, février 1951, prolongée en exposition itinérante à Dakar, Douala, Abidjan, Brazzaville, 1951.
Le paysage dans l'art : Henri Marret, Frank Boggs, Frank-Will, André Dunoyer de Segonzac, musée d'Art et d'Histoire de Meudon, 1961.
Montmartre et les peintres, Japon, 1994.
Montmartre, les débuts de l'art moderne, musée archéologique régional de la Vallée d'Aoste, Aoste, juillet-octobre 1998. Marchés drouais, musée d'Art et d'Histoire de Dreux, octobre 2009.
Galerie Arts et Autographes, 9, rue de l'Odéon, Paris, mars-avril 2014.
Les paysages mantais inspirent les artistes, musée de l'Hôtel-Dieu, Mantes-la-Jolie, mars 2015 - janvier 2016.
La belle Boucle, musée français de la Carte à jouer, Issy-les-Moulineaux, janvier-mars 2016.

Réception critique
« Certains ne sont plus visibles sur la ButteMontmartre. Mais leur présence est là. Et je retrouve Degas,Cézanne,Renoir,Derain,VanDongen, Rouault, Utrillo,MarieLaurencin et Vlaminck. La belle équipe ! Et comme on lasent vivante, avec cet esprit montmartrois vraiment parisien, de ce Paris sidoux, tel qu'a su le peindre Frank-Will avec ce mélange de finesse et deprofondeur cachée. »
— François Mitterrand, Ministre de l'outre-mer« Le peintre vaut mieux que sa légende de viveur, derapin montmartrois ; une indéniable originalité se dégage de son naturalisme, même si ses œuvres trèsabondantes (il a multiplié les vues de Paris et les ports normands)comportent des faiblesses et des incertitudes. »
— Gérald Schurr« Il évolue entre un postimpressionnisme populiste, assez typiquementmontmartrois, et des éclairs d'un expressionnismeviolent, qui aurait pu tendre au tragique. »
— Jacques Busse

Collections publiques

États-Unis Orlando (Floride),
Mennello Museum of American Art (en).
France Limay, mairie : Limay.
Menton, musée des Beaux-Arts : Scène de village à Groslou ; Vue de Paris, Saint-Gervais et Saint-Protais depuis la Seine. Meudon, musée d'Art et d'Histoire : Les Usines des Moulineaux à Issy; ainsi que d'autres œuvres.
Saint-Malo, musée d'Histoire de la Ville et du Pays Malouin.
Usclas-d'Hérault, mairie : Paysage à Avallon, dépôt du Centre national des arts plastiques.
Versailles, musée Lambinet : Place Jean-Baptiste-Clément à Montmartre.
Suisse Genève, Petit Palais.






1 500 €

Epoque : 20ème siècle

Style : Autre style

Etat : Bon état

Matière : Aquarelle

Longueur : 53,5 cm

Hauteur : 45,5 cm

Référence (ID) : 1822896

Disponibilité : En stock

Imprimer fiche

5, Place Mirabeau
Cassis 13260, France

+33 6 12 18 42 09

Suivre l'antiquaire

CONTACTER

Recevez notre newsletter

facebook
instagram

Galerie Marina
Frank-Will (1900-1950) Marché à Paris
1822896-main-6aaad28804294.jpg

+33 6 12 18 42 09



Un message de confirmation vous sera envoyé par info@proantic.com.
Vérifiez votre messagerie, y compris le "courrrier Indésirable".