École Européene (XX) - Nantes: La Psalette
Huile sur toile. Toile originale.
Sous la crête de granit de la Psalette à Nantes, entre le gothique déclinant et la géométrie italianisante naissante, l'énergie vibrante d'une Renaissance de pierre et de chair persiste. Tout y répond à cet appétit insatiable qui animait François Rabelais : une soif païenne de vie et de connaissance qui coexiste avec le psaume liturgique, où rires carnavalesques et érudition humaniste s'entremêlent dans la pénombre du cloître. L'air exhale des effluves de cire vierge, de parchemin enluminé et de terre humide de la Loire, ce fleuve royal où les images du temps semblent figées par la grâce d'un pinceau souverain.
C'est cette même atmosphère de raffinement courtois et de dévotion subtile que Jean Clouet a immortalisée dans ses portraits au crayon et à la sanguine : visages dorés, lèvres serrées et regards scrutateurs, drapés de lourds velours et de dentelles rigides. Aux détours de Nantes, la voix lyrique de Pierre de Ronsard prend forme parmi les rosiers du jardin ; ses vers à la rose éphémère et à la jeunesse fugace trouvent un écho dans les polyphonies solennelles de Noël Brossart, dont les motets emplissent l'air d'une polyphonie éthérée et d'une perfection mathématique. Il y a dans cet art français du XVIe siècle une douce quiétude et une volupté mélancolique, une alliance entre la chair épanouie et le contrepoint sacré qui cherche à la perpétuer avant l'arrivée de l'hiver.
- Dimensions de l'image sans cadre : 37 x 54 cm / 49 x 66 cm avec cadre sur mesure exclusif.
Sous la crête de granit de la Psalette à Nantes, entre le gothique déclinant et la géométrie italianisante naissante, l'énergie vibrante d'une Renaissance de pierre et de chair persiste. Tout y répond à cet appétit insatiable qui animait François Rabelais : une soif païenne de vie et de connaissance qui coexiste avec le psaume liturgique, où rires carnavalesques et érudition humaniste s'entremêlent dans la pénombre du cloître. L'air exhale des effluves de cire vierge, de parchemin enluminé et de terre humide de la Loire, ce fleuve royal où les images du temps semblent figées par la grâce d'un pinceau souverain.
C'est cette même atmosphère de raffinement courtois et de dévotion subtile que Jean Clouet a immortalisée dans ses portraits au crayon et à la sanguine : visages dorés, lèvres serrées et regards scrutateurs, drapés de lourds velours et de dentelles rigides. Aux détours de Nantes, la voix lyrique de Pierre de Ronsard prend forme parmi les rosiers du jardin ; ses vers à la rose éphémère et à la jeunesse fugace trouvent un écho dans les polyphonies solennelles de Noël Brossart, dont les motets emplissent l'air d'une polyphonie éthérée et d'une perfection mathématique. Il y a dans cet art français du XVIe siècle une douce quiétude et une volupté mélancolique, une alliance entre la chair épanouie et le contrepoint sacré qui cherche à la perpétuer avant l'arrivée de l'hiver.
- Dimensions de l'image sans cadre : 37 x 54 cm / 49 x 66 cm avec cadre sur mesure exclusif.
250 €
Epoque : 20ème siècle
Style : Autre style
Etat : Très bon état
Matière : Huile sur bois
Référence (ID) : 1813110
Disponibilité : En stock
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