Portrait de jeune femme à la cape à capuchon, « Marta S[?]. Pieterburg », vers 1840 Aquarelle
Portrait de jeune femme à la cape à capuchon, « Marta S[?]. Pieterburg », vers 1840
Aquarelle sur papier
Vers 1835–1845
En bas à droite figure l’inscription manuscrite « Marta S[?]. Pieterburg ». La lecture de Pieterburg, forme historiquement employée pour Saint-Pétersbourg, suggère un possible lien du portrait avec le milieu russe.
La jeune femme porte une ample cape claire à capuchon, bordée de rose et ornée d’un gland. Les capes, mantelets et pèlerines à capuchon étaient à la mode dans la première moitié du XIXe siècle, notamment comme vêtements de promenade et de voyage. À la fois pratiques et élégants, ils étaient portés lors des séjours dans les stations climatiques et lieux de villégiature fréquentés par la haute société européenne, comme Hyères et Nice, ainsi que dans les lieux de séjour italiens.
La référence à Saint-Pétersbourg et ce détail vestimentaire évoquent le monde des voyages de l’aristocratie européenne au XIXe siècle. Aux mois passés dans les grandes capitales succédaient de longs séjours sur la Riviera, dans les stations climatiques et thermales et dans les villes d’art italiennes. Hyères, Nice, Gênes, Florence, Rome et Naples appartenaient à cette géographie de la villégiature internationale, également fréquentée par l’aristocratie russe.
L’aquarelle était elle-même particulièrement adaptée à cette culture du voyage : légère et facilement transportable, elle permettait de conserver dans les albums familiaux le souvenir des personnes, des lieux et des rencontres.
La jeune femme est représentée à mi-corps, appuyée avec naturel sur une balustrade devant un paysage arboré. Sa coiffure à raie médiane est enrichie d’une délicate garniture de dentelle blanche, de rubans et de fleurs roses. La qualité de la toilette et du vêtement renvoie à un milieu social élevé, tandis que la pose informelle conserve au portrait son caractère intime.
La coiffure et le costume permettent de dater l’œuvre vers 1840, vraisemblablement entre 1835 et 1845. L’inscription ne permet pas, à ce jour, d’identifier la jeune femme, mais constitue une piste de recherche significative vers Saint-Pétersbourg et le milieu russe.
État de conservation : bon état, avec une légère insolation du papier.
Epoque : 19ème siècle
Style : Louis Philippe-Restauration-Charles X
Etat : Bon état
Matière : Papier
Largeur : ca. 18 cm
Hauteur : ca22 cm
Référence (ID) : 1807066
Disponibilité : En stock
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