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Manufacture du Duc d'Angoulême - Tasse litron aux Barbeaux en porcelaine XVIIIe signée
Tasse à café de forme litron en porcelaine de Paris ornée d'un fin décor polychrome dit aux Barbeaux rehaussé de filets dorés à l'or fin. Très belle qualité, elle porte la signature Manufacture de Monseigneur le Duc d'Angoulême
à Paris, sous forme de tampon en rouge de fer. Le Metropolitan Museum
of Art de New York, présente un service à thé de voyage portant la même
signature et daté de 1788. Travail d'époque Louis XVI, fin XVIIIe siècle juste avant la Révolution.
La Manufacture Dihl et Guerhard fut crée en 1781 et
établie rue de Bondy à Paris. En 1782 la manufacture obtient la
protection du jeune duc d'Angoulême Louis-Antoine d'Artois (1775-1844),
(fils du futur Charles X) et change de nom pour devenir La Manufacture du Duc d'Angoulême. Ainsi à partir de 1782 trouve-t-on des pièces Dihl et Guérhard estampillées
« Manufacture de Monsieur le duc d'Angoulême », souvent plus ou moins
abrégé (parfois « Manufre de Mgr le duc d'Angoulême », parfois « Mre de
Mgr le duc d'Angoulême »
La Manufacture du Duc d'Angoulême fut une des nombreuses manufactures
parisiennes qui ont cherché la protection d'un membre de la famille
Royale pour obtenir un privilège et le prestige d'un nom et d'armoiries
qu'ils pouvaient afficher sur leur devanture et factures. Le grand
personnage en tirait des contreparties financières substantielles. Il en
est ainsi des manufactures du comte de Provence, du comte d’Artois, du
duc d’Orléans, de la Reine et même le très jeune duc d’Angoulême âgé de 6
ans. Ce parrainage est purement politique, visant à contrebalancer
l'influence de la Manufacture de Sèvres et à contourner son monopole. Ce
système disparut à la Révolution avec l'abolition des privilèges.
Belle pièce de collection, en très bon état, légères usures à l'or.
Diamètre soucoupe : 12,7cm
Diamètre tasse : 6,3cm
Hauteur de la tasse : 6,2cm
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