Bruxelles 1822-1831, argent massif, théière style Empire, orfèvre François Thomas
Cette théière en argent massif a été réalisée à Bruxelles entre 1822 et 1831, sous le règne de Guillaume Ier des Pays-Bas , une période particulièrement prospère.
Elle appartient encore au répertoire du style Empire, dont elle reprend les lignes sobres et le décor inspiré de l’Antiquité.
La panse, largement renflée, repose sur un piédouche ovale orné d’une frise de perles et de feuilles d’eau. Le couvercle, articulé par une charnière dont le mécanisme est entièrement dissimulé dans l’épaisseur du métal, témoigne d’une exécution particulièrement soignée.
Cette solution, techniquement plus complexe qu’une charnière apparente, préserve la pureté des lignes de la théière et fait preuve du grand savoir-faire de l'orfèvre.
Le couvercle est sommé d’un cygne en ronde-bosse reposant sur une terrasse de feuilles d’eau.
Le bec verseur, légèrement cintré, se termine par une tête de cygne finement ciselée. Son attache est décorée de palmettes et de rinceaux.
L’anse en ébène noir , dont le mouvement élégant évoque le long col d’un cygne, est fixée à sa partie supérieure par une rosace en argent ciselé. À sa base, elle prend naissance dans une tête de femme coiffée de fleurs et de plumes. Cette figure rappelle les représentations allégoriques ou les personnifications exotiques qui connaissent une grande faveur au début du XIXᵉ siècle, inspirées des peuples d’Océanie découverts lors des grandes expéditions scientifiques.
La présence du cygne sur le fretel s’inscrit pleinement dans l’iconographie du style Empire. Hérité de l’Antiquité, il est consacré à Apollon et symbolise la pureté, l’élégance et l’harmonie. Depuis l’Antiquité, il est également associé à l’amour conjugal et à la fidélité, en raison de la stabilité des couples qu’il forme. La combinaison de ce cygne , de la longue anse noire et de cette figure féminine coiffée de fleurs exotiques pourrait également évoquer, sans qu’il soit possible de l’affirmer avec certitude, les célèbres cygnes noirs d’Australie acclimatés à la Malmaison par l’impératrice Joséphine. Leur arrivée en Europe contribua à renforcer le prestige du cygne dans le répertoire décoratif impérial, où il devint l’un des motifs les plus emblématiques.
Par la qualité de son exécution, le soin apporté à ses détails techniques, notamment sa charnière invisible, et la richesse mesurée de son décor, cette théière constitue un remarquable témoignage de l’orfèvrerie bruxelloise du premier tiers du XIXᵉ siècle.
Avec le symbole du cygne , omniprésent dans ses décors, il est presque sûr qu'il s'agit d'un cadeau de mariage ou d'anniversaire de mariage
(25 ans = mariage d'argent).
Elle pèse 645 grammes.
Elle a une contenance de 800 ml ou 0,8 l.
Epoque : 19ème siècle
Style : Empire - Consulat
Etat : Parfait état
Matière : Argent massif
Longueur : 28 cm
Largeur : 10,5 cm
Hauteur : 18 cm
Référence (ID) : 1799970
Disponibilité : En stock






































