Petite commode Transition Louis XV - Louis XVI, époque XVIIIᵉ siècle.
Réalisée autour des années 1775, cette petite commode illustre parfaitement la période de transition qui marque les dernières années du règne de Louis XV et les débuts du style Louis XVI. Cette évolution ne constitue pas un style autonome, mais une transformation progressive du mobilier français. Les ébénistes conservent encore certains éléments hérités du style Louis XV, tels que les pieds galbés ou certaines formes de serrurerie, tout en adoptant progressivement un vocabulaire décoratif inspiré de l'architecture antique. Les lignes deviennent plus sobres, les compositions plus symétriques et l'ornementation s'inspire désormais du répertoire classique.
Cette évolution est particulièrement lisible sur ce meuble. Les quatre pieds galbés rappellent encore le style Louis XV, tandis que les montants antérieurs à pans coupés, les chutes en bronze à triglyphes, le décor de glyphes simulés en placage et les poignées de tirage sur rosaces relèvent déjà pleinement du goût Louis XVI. Les entrées de serrure conservent quant à elles un dessin encore marqué par le style précédent, traduisant parfaitement cette période d'évolution.
Il s'agit d'une petite commode sauteuse, dite d'entre-deux, ouvrant par deux tiroirs séparés par une traverse apparente. Ce type de meuble répond à une recherche de fonctionnalité et de proportions contenues. Destiné à meubler des espaces plus modestes, il connaît un important succès durant les dernières décennies du XVIIIᵉ siècle.
Cette commode appartient à une production courante de bonne qualité, représentative de son époque. Elle ne cherche pas à rivaliser avec les réalisations les plus prestigieuses des grands maîtres ébénistes, mais témoigne d'une fabrication sérieuse, d'une construction saine et d'un décor conforme au goût de son temps. Son intérêt réside dans son authenticité, la cohérence de son décor et son bon état de conservation.
La commode est revêtue d'un placage de bois précieux. La façade présente un frisage de bois de rose disposé en chevrons, encadré de filets de buis et de filets de bois teinté vert sur fond d'amarante. Les traverses sont également plaquées de bois de rose. Les côtés reçoivent de grands panneaux de satiné, eux aussi encadrés de filets de buis et de filets teintés vert sur fond d'amarante. Le décor repose exclusivement sur l'orientation des feuilles de placage et sur le contraste naturel des différentes essences, sans recours à une marqueterie figurative.
Les montants antérieurs à pans coupés sont ornés d'un décor de placage simulant deux rangs de glyphes. Réalisé au moyen de bois clair, probablement de l'érable, associé à du bois noirci, ce décor reprend en trompe-l'œil le vocabulaire de l'architecture antique. Il est directement en relation avec les chutes en bronze à triglyphes qui le surmontent, démontrant une véritable cohérence entre le travail du placage et celui de la garniture de bronze.
La garniture de bronze est en grande partie d'origine. Elle comprend les poignées de tirage tombantes sur rosaces, les chutes à triglyphes, le cul-de-lampe centré sous le tiroir inférieur ainsi que les entrées de serrure. Ces dernières conservent encore un dessin de tradition Louis XV, tandis que les autres éléments relèvent déjà du répertoire ornemental Louis XVI. Les sabots en bronze sont postérieurs.
Le meuble est coiffé de son plateau de marbre d'origine, probablement un Rouge des Flandres. Celui-ci est conservé sans cassure. Il présente sa tranche arrière laissée brute, conformément aux habitudes de fabrication du XVIIIᵉ siècle puisqu'il était destiné à être adossé contre un mur, ainsi qu'un chant mouluré d'un congé en quart-de-rond.
Le bâti est entièrement d'origine. Les montants, les traverses et les panneaux arrière sont réalisés en chêne. Les panneaux latéraux sont en résineux. Le dessus est constitué de planches de peuplier, tandis que le plancher inférieur est en chêne.
Les tiroirs sont montés en chêne, à l'exception de leurs façades réalisées en résineux. Ils sont assemblés à queues d'aronde découvertes, tandis que leurs fonds en chêne sont coulissés dans des rainures pratiquées dans les côtés et les façades, conformément aux techniques employées au cours de la seconde moitié du XVIIIᵉ siècle.
Le revers conserve les traces d'un ancien badigeon ocré, encore visible sur le dessus du bâti ainsi que sur les panneaux arrière, témoignage des usages anciens et de l'authenticité du meuble.
La commode conserve ses deux serrures en fer d'époque, toutes deux en parfait état de fonctionnement. Elle est accompagnée d'une clé ancienne, probablement du XIXᵉ siècle, munie d'un anneau ajouré en bronze, permettant d'actionner les deux serrures.
Le placage est intégralement d'origine. Il présente quelques restaurations anciennes, de discrètes greffes ainsi que des usures d'usage compatibles avec son ancienneté. On signalera également une légère ancienne fente de retrait du bois sur le côté droit, aujourd'hui parfaitement stable et caractéristique du vieillissement naturel d'un meuble de cette époque. Les différentes essences ont naturellement pris des tonalités plus douces au fil du temps.
L'ancien vernis, devenu trop épais au cours de son histoire, a été allégé afin de retrouver une lecture plus fidèle des placages. Le meuble a ensuite reçu un vernis très fin, appliqué dans le respect de la matière ancienne, sans ponçage du placage d'origine.
Cette petite commode conserve son bâti d'origine, son placage ancien, son plateau de marbre, ses deux serrures d'époque fonctionnelles ainsi que la majeure partie de sa garniture de bronze d'origine. Elle constitue un témoignage fidèle du mobilier français réalisé autour des années 1775, à une période où les dernières influences du style Louis XV laissent progressivement place aux premiers principes esthétiques du style Louis XVI.
Dimensions :
Hauteur : 85 cm
Largeur : 77 cm
Cette évolution est particulièrement lisible sur ce meuble. Les quatre pieds galbés rappellent encore le style Louis XV, tandis que les montants antérieurs à pans coupés, les chutes en bronze à triglyphes, le décor de glyphes simulés en placage et les poignées de tirage sur rosaces relèvent déjà pleinement du goût Louis XVI. Les entrées de serrure conservent quant à elles un dessin encore marqué par le style précédent, traduisant parfaitement cette période d'évolution.
Il s'agit d'une petite commode sauteuse, dite d'entre-deux, ouvrant par deux tiroirs séparés par une traverse apparente. Ce type de meuble répond à une recherche de fonctionnalité et de proportions contenues. Destiné à meubler des espaces plus modestes, il connaît un important succès durant les dernières décennies du XVIIIᵉ siècle.
Cette commode appartient à une production courante de bonne qualité, représentative de son époque. Elle ne cherche pas à rivaliser avec les réalisations les plus prestigieuses des grands maîtres ébénistes, mais témoigne d'une fabrication sérieuse, d'une construction saine et d'un décor conforme au goût de son temps. Son intérêt réside dans son authenticité, la cohérence de son décor et son bon état de conservation.
La commode est revêtue d'un placage de bois précieux. La façade présente un frisage de bois de rose disposé en chevrons, encadré de filets de buis et de filets de bois teinté vert sur fond d'amarante. Les traverses sont également plaquées de bois de rose. Les côtés reçoivent de grands panneaux de satiné, eux aussi encadrés de filets de buis et de filets teintés vert sur fond d'amarante. Le décor repose exclusivement sur l'orientation des feuilles de placage et sur le contraste naturel des différentes essences, sans recours à une marqueterie figurative.
Les montants antérieurs à pans coupés sont ornés d'un décor de placage simulant deux rangs de glyphes. Réalisé au moyen de bois clair, probablement de l'érable, associé à du bois noirci, ce décor reprend en trompe-l'œil le vocabulaire de l'architecture antique. Il est directement en relation avec les chutes en bronze à triglyphes qui le surmontent, démontrant une véritable cohérence entre le travail du placage et celui de la garniture de bronze.
La garniture de bronze est en grande partie d'origine. Elle comprend les poignées de tirage tombantes sur rosaces, les chutes à triglyphes, le cul-de-lampe centré sous le tiroir inférieur ainsi que les entrées de serrure. Ces dernières conservent encore un dessin de tradition Louis XV, tandis que les autres éléments relèvent déjà du répertoire ornemental Louis XVI. Les sabots en bronze sont postérieurs.
Le meuble est coiffé de son plateau de marbre d'origine, probablement un Rouge des Flandres. Celui-ci est conservé sans cassure. Il présente sa tranche arrière laissée brute, conformément aux habitudes de fabrication du XVIIIᵉ siècle puisqu'il était destiné à être adossé contre un mur, ainsi qu'un chant mouluré d'un congé en quart-de-rond.
Le bâti est entièrement d'origine. Les montants, les traverses et les panneaux arrière sont réalisés en chêne. Les panneaux latéraux sont en résineux. Le dessus est constitué de planches de peuplier, tandis que le plancher inférieur est en chêne.
Les tiroirs sont montés en chêne, à l'exception de leurs façades réalisées en résineux. Ils sont assemblés à queues d'aronde découvertes, tandis que leurs fonds en chêne sont coulissés dans des rainures pratiquées dans les côtés et les façades, conformément aux techniques employées au cours de la seconde moitié du XVIIIᵉ siècle.
Le revers conserve les traces d'un ancien badigeon ocré, encore visible sur le dessus du bâti ainsi que sur les panneaux arrière, témoignage des usages anciens et de l'authenticité du meuble.
La commode conserve ses deux serrures en fer d'époque, toutes deux en parfait état de fonctionnement. Elle est accompagnée d'une clé ancienne, probablement du XIXᵉ siècle, munie d'un anneau ajouré en bronze, permettant d'actionner les deux serrures.
Le placage est intégralement d'origine. Il présente quelques restaurations anciennes, de discrètes greffes ainsi que des usures d'usage compatibles avec son ancienneté. On signalera également une légère ancienne fente de retrait du bois sur le côté droit, aujourd'hui parfaitement stable et caractéristique du vieillissement naturel d'un meuble de cette époque. Les différentes essences ont naturellement pris des tonalités plus douces au fil du temps.
L'ancien vernis, devenu trop épais au cours de son histoire, a été allégé afin de retrouver une lecture plus fidèle des placages. Le meuble a ensuite reçu un vernis très fin, appliqué dans le respect de la matière ancienne, sans ponçage du placage d'origine.
Cette petite commode conserve son bâti d'origine, son placage ancien, son plateau de marbre, ses deux serrures d'époque fonctionnelles ainsi que la majeure partie de sa garniture de bronze d'origine. Elle constitue un témoignage fidèle du mobilier français réalisé autour des années 1775, à une période où les dernières influences du style Louis XV laissent progressivement place aux premiers principes esthétiques du style Louis XVI.
Dimensions :
Hauteur : 85 cm
Largeur : 77 cm
2 400 €
Epoque : 18ème siècle
Style : Louis XV - Transition
Etat : Bon état
Matière : Bois marqueterie
Référence (ID) : 1799285
Disponibilité : En stock
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