Epée à la mousquetaire lame signée TOMAS DE ALLA circa 1690
Artiste : Tomas De Ayala (tomas D E Alla)
Cette belle épée est très probablement française. En effet, la lame est bien celle d’une rapière espagnole, mais le style de la monture est typiquement français. Cette monture est caractéristique des dernières années du règne de Louis XIV, donc vers 1690-1700. En effet les anneaux de doigts dits« pas d’âne » sont parfaitement fonctionnels et prévus pour le passage du doigt.
L’usage d’adapter une lame plus ancienne, généralement d’origine familiale sur une monturecontemporaine « à la mode du temps » était une manière de montrer que l’on venait d’une famille d’ancienne noblesse qui portait l’épée depuis plusieurs générations. La qualité des décorations de cette épée ne laisse aucun doute sur la position sociale du noble qui l’a faite réaliser.
LAME : C’est une lame de rapière étroite, dite« verduguillo » ( de l'espagnol "verdugo" = bourreau) . Après un très court ricasso, elle prend une section hexagonale. Sur chaque face, gorge centrale sur les 19 premiers centimètres. Dans ces gorges, on peut lire :
Face externe : + T O M A S + +
Face interne : + D E + A L L A +
Cette signature évoque bien entendu le célèbre fabricant d’épées Tolédan Tomas de Ayala. Plusieurs orthographes existent : Tomas Ayala, Tomas de Aïala, Tomas de Aïlala, Tomas de Alla … De toutes façons ce brillant armurier qui vivait vers1624 n’ a jamais signé lui-même une de ses lames puisqu’il était illettré. Cette lame est sans aucun doute de grande qualité, elle date bien du 17ème siècle, mais il n’est donc pas possible de l’attribuer avec certitude au célèbre armurier dont la marque a été parfois reprise par d’autres maîtres.
Longueur de la lame = 82 cm jusqu’aux quillons, 78.7 cm jusqu’au bord externe des plateauxde garde.
MONTURE : elle est luxueusement décorée de personnages dansant au milieu de plantes
Double plateau de garde réniforme présentant sur la face externe un personnage dansant, un personnage couché, entre deux bustes. Toutes ces représentations montrent de longues coiffures bouclées comme cellesportées sous Louis XIV, ce qui confirme la datation indiquée. Sur la face interne des plateaux de garde : Hommes dansant entre deux têtes de dauphins.
L’écusson est décoré d’un homme dansant. Un quillon aplati est légèrement incurvé vers la lame. La branche de garde reprend les mêmes décors ; elle vient se terminer au niveau du pommeau auquel elle est fixée par un crochet.
POMMEAU : il est ovoïde, surmonté d’un petit bouton aplati sur lequel la soie de la lame est rivetée. Le décor est le même que sur le reste de l’arme avec un personnage dansant.
FUSEE : elle est en forme de bobine et recouverte d’un filigrane complexe particulièrement ouvragé Les viroles en couronnes tressées dites « têtes de turc » sont présentes, d’origine, en très bon état.
Cette épée de qualité est entièrement d’origine, jamais restaurée, elle est un bel exemple du savoir-faire français à la fin du règne du Roi Soleil.
Ref D-2638RParticipation aux frais de port : France 30€,Europe 40 €
L’usage d’adapter une lame plus ancienne, généralement d’origine familiale sur une monturecontemporaine « à la mode du temps » était une manière de montrer que l’on venait d’une famille d’ancienne noblesse qui portait l’épée depuis plusieurs générations. La qualité des décorations de cette épée ne laisse aucun doute sur la position sociale du noble qui l’a faite réaliser.
LAME : C’est une lame de rapière étroite, dite« verduguillo » ( de l'espagnol "verdugo" = bourreau) . Après un très court ricasso, elle prend une section hexagonale. Sur chaque face, gorge centrale sur les 19 premiers centimètres. Dans ces gorges, on peut lire :
Face externe : + T O M A S + +
Face interne : + D E + A L L A +
Cette signature évoque bien entendu le célèbre fabricant d’épées Tolédan Tomas de Ayala. Plusieurs orthographes existent : Tomas Ayala, Tomas de Aïala, Tomas de Aïlala, Tomas de Alla … De toutes façons ce brillant armurier qui vivait vers1624 n’ a jamais signé lui-même une de ses lames puisqu’il était illettré. Cette lame est sans aucun doute de grande qualité, elle date bien du 17ème siècle, mais il n’est donc pas possible de l’attribuer avec certitude au célèbre armurier dont la marque a été parfois reprise par d’autres maîtres.
Longueur de la lame = 82 cm jusqu’aux quillons, 78.7 cm jusqu’au bord externe des plateauxde garde.
MONTURE : elle est luxueusement décorée de personnages dansant au milieu de plantes
Double plateau de garde réniforme présentant sur la face externe un personnage dansant, un personnage couché, entre deux bustes. Toutes ces représentations montrent de longues coiffures bouclées comme cellesportées sous Louis XIV, ce qui confirme la datation indiquée. Sur la face interne des plateaux de garde : Hommes dansant entre deux têtes de dauphins.
L’écusson est décoré d’un homme dansant. Un quillon aplati est légèrement incurvé vers la lame. La branche de garde reprend les mêmes décors ; elle vient se terminer au niveau du pommeau auquel elle est fixée par un crochet.
POMMEAU : il est ovoïde, surmonté d’un petit bouton aplati sur lequel la soie de la lame est rivetée. Le décor est le même que sur le reste de l’arme avec un personnage dansant.
FUSEE : elle est en forme de bobine et recouverte d’un filigrane complexe particulièrement ouvragé Les viroles en couronnes tressées dites « têtes de turc » sont présentes, d’origine, en très bon état.
Cette épée de qualité est entièrement d’origine, jamais restaurée, elle est un bel exemple du savoir-faire français à la fin du règne du Roi Soleil.
Ref D-2638RParticipation aux frais de port : France 30€,Europe 40 €
1 550 €
Epoque : 17ème siècle
Style : Louis XIV - Régence
Etat : Très bon état
Matière : Autre
Longueur : 95.5 cm
Référence (ID) : 1791195
Disponibilité : En stock
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