Surcouf - Alfred CARAVANNIEZ - 1855-1917
Dimensions
Hauteur : environ 61 cm
Longueur : environ 50 cm
Largeur : environ 34 cm
Poids : 20,5 kg
Signature
À l’arrière de la terrasse : Caravanniez
Titré
Surcouf
Sur le milieu de la terrasse
Matériau
Bronze à patine médaillée
Le bronze est complet
Les Trésors de Gamaliel ont le privilège de présenter ici la réduction de cette statue monumentale. Cette pièce s’impose comme un témoignage historique rarissime : aucun autre modèle réduit de ce Surcouf malouin n'a été recensé à ce jour, si ce n'est celui en possession des descendants de Robert Surcouf.
Si la statue impressionne, l'homme qu'elle incarne appartient à la mythologie maritime. Né à Saint-Malo le 12 décembre 1773 au sein d'une lignée d'armateurs, Robert Surcouf embrassa le destin du grand large dès l'âge de treize ans. Reçu capitaine au long cours (1794), il se distingue immédiatement par une audace hors du commun et un sens tactique redoutable. Nanti d’une lettre de course délivrée par l’empereur Napoléon 1er, il s’engage dans la course contre le commerce anglais. D’exploit en exploit, il devient une véritable légende, avec pas moins de quarante-sept vaisseaux capturés à son actif. L’abordage et la prise du HMS Kent demeurent le fait d'armes le plus éclatant de sa formidable carrière.l
L' œuvre monumentale de Saint Malo, sortie de l’imagination d’Alfred Caravanniez a été fondue par la prestigieuse maison Barbedienne-Leblanc.
Son histoire ultérieure ne manque pas de piquant. Jugé trop exigu, son emplacement d'origine est abandonné en 1958 au profit du cavalier des Champs-Vauverts (place du Québec), où la statue est réinstallée sur un socle plus modeste. C'est à cette occasion que l'orientation du corsaire maloin prend un sens crucial : son bras tendu désignait désormais les côtes anglaises. Ce qui la sauvera. En effet, pendant l’occupation, les autorités allemandes considérant que le doigt vengeur de Surcouf montrait l’ennemi anglais, décident de la conserver au lieu de l’envoyer à la fonte, comme tant d’autres chefs-d’œuvre de bronze.
Plus récemment, le 6 juillet 2007, le sabre, qui avait été brisé au niveau inférieur de la main gauche au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale, a été fidèlement restauré. Vandalisée en 2017 et le sabre à nouveau brisé. En mars 2018, le sabre était restauré.
L'artiste :
Le jeune Alfred, s’engagea comme mousse, à l'âge de onze ans. Le temps peut fuir lentement en mer, très lentement... C’est ainsi que le jeune garçon s’initia à l’art de la sculpture au contact des marins aguerris.
Après six années de mer, le jeune
garçon abandonnait la marine pour tenter sa chance à Paris. Il n’y resta
guère et revint s’installer à Saint-Nazaire, dans un modeste logement
au 21 de place du Bassin, établissant son atelier dans une serre à la
sortie de la ville, non loin du dolmen trilithe.
Durant l'hiver
1877-1878, Marie-Joséphine Sazérat, épouse de l’influent entrepreneur de
travaux publics Alcide Bord, était à la recherche d’un sculpteur. Le
nom d’Alfred Caravanniez parvint jusqu’à elle. Lorsqu'elle poussa la
porte de son atelier, elle découvrit le jeune artiste entièrement nu,
grelottant dans le froid glacial de sa serre non chauffée, les mains
plongées dans la glaise, s'observant dans une psyché pour étudier sa
propre anatomie et la reproduire.
Madame Bord, autant éblouie par le
courage du jeune sculpteur, que par son œuvre et sa plastique, lui passa
derechef commande. Elle intervint auprès de son mari, lequel usa de son
influence auprès du Conseil municipal pour faire octroyer à l’artiste,
au printemps 1878, attribua à Alfred Caravanniez une bourse de 1 200
francs. Une heureuse fortune ne venant jamais seule, il reçoit également
du Conseil Général de Loire Inférieure une somme qui complète la
précédente.
Endeuillée par la perte de leur fils cadet, Louis, décédé
en septembre 1879 à l’âge de 20 ans, la famille Bord, prenait le jeune
sculpteur sous son aile, l’introduisant dans la haute société, lui
ouvrant les portes d’une riche clientèle.
Nantis de tous ces recours, Alfred
Caravanniez retournait à Paris. Reçu parmi les cinq premiers au concours
d’admission de l'École des Arts Décoratifs, il intégra en octobre 1878
l’atelier d’Aimé Millet (1819 – 1891), lui-même disciple du grand David
d’Angers. L’année suivante, il était admis à la prestigieuse École des
Beaux-Arts, dans les ateliers de Jules Cavelier (1814 – 1894), puis de
Louis-Ernest Barrias, grand prix de Rome.
Pour aller plus loin : https://www.lestresorsdegamaliel.com/accueil/549-robert-surcouf-corsaire-malouin.html
COPYRGIHT
Epoque : 20ème siècle
Style : Autre style
Etat : Bon état
Matière : Bronze
Longueur : 34
Largeur : 50
Hauteur : 61
Référence (ID) : 1772879
Disponibilité : En stock



































