Lionello Balestrieri (1872.-1958), Attribué à - Beethoven : An der ferne Geliebte
Huile sur toile. Toile doublée d'origine.
Dans la pénombre d'un salon viennois imprégné encore du parfum rance des frivolités et du champagne renversé, Beethoven, assis au piano, semble s'incliner devant un autel en ruine. Sourd aux rires de cour qui s'éteignent dans les couloirs, le maestro habite un silence de marbre, où le dernier espoir d'un amour tangible s'est fané comme un pétale sous le gel. C'est dans cette désolation, au cœur de sa solitude absolue, que ses doigts commencent à tisser les notes d'« An die ferne Geliebte », non comme une chanson, mais comme un pont sonore lancé vers l'inaccessible.
Tandis que la musique émerge de l'abîme, une femme aux traits éthérés se tient immobile sur le rebord de la fenêtre, sa silhouette se détachant sur la lune d'été qui répand des reflets argentés sur le Danube. Elle est l'incarnation de toutes les absences, une présence silencieuse qui semble absorber l'air, chargée de génie et de tourment. Beethoven ne la voit pas, mais il la sent dans la vibration du sol, dans la porosité de la nuit ; il écrit pour elle, pour sa bien-aimée lointaine, tandis que le fleuve coule en contrebas comme le temps qui s'échappe. Dans cette pièce, abandonnée aux ombres d'une aristocratie déchue, la mélodie devient le seul lien sacré, un soupir lyrique qui franchit la distance physique pour mourir, avec une douceur déchirante, au seuil d'un cœur qui ne peut désormais être possédé que par le souvenir et l'art.
—Lionello Balestrieri (1872-1958) était un peintre italien dont la vie incarne la transition du naturalisme sentimental aux mouvements d'avant-garde du XXe siècle. Formé initialement aux académies de Naples et de Florence, son destin fut scellé par son installation à Paris dans les années 1890, où il s'immergea dans la vie bohème de Montmartre et noua une profonde amitié avec le compositeur Giuseppe Vannicola. Cette symbiose entre image et son lui valut une renommée internationale lors de l'Exposition universelle de 1900, où sa célèbre toile, Beethoven, devint une icône de la mélancolie fin-de-siècle. Après un passage à la direction de l'Académie des Beaux-Arts de Naples, où il s'attacha à revitaliser les expressions artistiques locales, son œuvre évolua vers un style mature, impressionniste et post-Macchiaiolo, consacrant son statut de maître de l'atmosphère et de cartographe de l'âme humaine face à la beauté.
Les fantaisies beethovéniennes de Lionello Balestrieri se matérialisent comme une traduction visuelle de la mélancolie du XIXe siècle, où la musique cesse d'être un simple phénomène acoustique pour devenir une atmosphère dense et palpable. Dans son œuvre célèbre Beethoven, récompensée à l'Exposition universelle de Paris de 1900, Balestrieri ne cherche pas à dresser un portrait héroïque du génie, mais plutôt à saisir la résonance émotionnelle de son œuvre au sein de l'esprit bohème : un groupe de personnages absorbés dans la pénombre d'un atelier, livrés à la puissance d'une sonate qui semble dicter la géométrie de la désolation. Ses coups de pinceau capturent ce pathétique romantique où le violon, tel un stylet, perce le silence, transformant l'espace en une scène d'introspection collective ; c'est une peinture qui ne se voit pas, mais s'entend, capturant cet instant mystique où l'harmonie de Beethoven suspend le temps et plonge le spectateur dans un rêve d'ombres, où la musique est la seule lumière capable d'habiter la solitude de l'artiste.
- Dimensions de l'image sans cadre : 102 x 70 cm / 120 x 88 cm avec cadre sur mesure exclusif.
Dans la pénombre d'un salon viennois imprégné encore du parfum rance des frivolités et du champagne renversé, Beethoven, assis au piano, semble s'incliner devant un autel en ruine. Sourd aux rires de cour qui s'éteignent dans les couloirs, le maestro habite un silence de marbre, où le dernier espoir d'un amour tangible s'est fané comme un pétale sous le gel. C'est dans cette désolation, au cœur de sa solitude absolue, que ses doigts commencent à tisser les notes d'« An die ferne Geliebte », non comme une chanson, mais comme un pont sonore lancé vers l'inaccessible.
Tandis que la musique émerge de l'abîme, une femme aux traits éthérés se tient immobile sur le rebord de la fenêtre, sa silhouette se détachant sur la lune d'été qui répand des reflets argentés sur le Danube. Elle est l'incarnation de toutes les absences, une présence silencieuse qui semble absorber l'air, chargée de génie et de tourment. Beethoven ne la voit pas, mais il la sent dans la vibration du sol, dans la porosité de la nuit ; il écrit pour elle, pour sa bien-aimée lointaine, tandis que le fleuve coule en contrebas comme le temps qui s'échappe. Dans cette pièce, abandonnée aux ombres d'une aristocratie déchue, la mélodie devient le seul lien sacré, un soupir lyrique qui franchit la distance physique pour mourir, avec une douceur déchirante, au seuil d'un cœur qui ne peut désormais être possédé que par le souvenir et l'art.
—Lionello Balestrieri (1872-1958) était un peintre italien dont la vie incarne la transition du naturalisme sentimental aux mouvements d'avant-garde du XXe siècle. Formé initialement aux académies de Naples et de Florence, son destin fut scellé par son installation à Paris dans les années 1890, où il s'immergea dans la vie bohème de Montmartre et noua une profonde amitié avec le compositeur Giuseppe Vannicola. Cette symbiose entre image et son lui valut une renommée internationale lors de l'Exposition universelle de 1900, où sa célèbre toile, Beethoven, devint une icône de la mélancolie fin-de-siècle. Après un passage à la direction de l'Académie des Beaux-Arts de Naples, où il s'attacha à revitaliser les expressions artistiques locales, son œuvre évolua vers un style mature, impressionniste et post-Macchiaiolo, consacrant son statut de maître de l'atmosphère et de cartographe de l'âme humaine face à la beauté.
Les fantaisies beethovéniennes de Lionello Balestrieri se matérialisent comme une traduction visuelle de la mélancolie du XIXe siècle, où la musique cesse d'être un simple phénomène acoustique pour devenir une atmosphère dense et palpable. Dans son œuvre célèbre Beethoven, récompensée à l'Exposition universelle de Paris de 1900, Balestrieri ne cherche pas à dresser un portrait héroïque du génie, mais plutôt à saisir la résonance émotionnelle de son œuvre au sein de l'esprit bohème : un groupe de personnages absorbés dans la pénombre d'un atelier, livrés à la puissance d'une sonate qui semble dicter la géométrie de la désolation. Ses coups de pinceau capturent ce pathétique romantique où le violon, tel un stylet, perce le silence, transformant l'espace en une scène d'introspection collective ; c'est une peinture qui ne se voit pas, mais s'entend, capturant cet instant mystique où l'harmonie de Beethoven suspend le temps et plonge le spectateur dans un rêve d'ombres, où la musique est la seule lumière capable d'habiter la solitude de l'artiste.
- Dimensions de l'image sans cadre : 102 x 70 cm / 120 x 88 cm avec cadre sur mesure exclusif.
2 500 €
Epoque : 20ème siècle
Style : Art Nouveau
Etat : Très bon état
Matière : Huile sur toile
Référence (ID) : 1759977
Disponibilité : En stock
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