Le catéchisme du tailleur "Galerie des moeurs, usages et costumes des Bretons de l'Armorique"
Le catéchisme du tailleur - Eau forte 18 x 23 cm 1808 Recueil "Galerie des moeurs, usages et costumes des Bretons de l'Armorique", Olivier Perrin (del et sculp.) et L. Mareschal (texte), Paris : L.-P. Dubray, Imprimeur de l'Académie Celtique, 1808 (Certaines planches conservées à la B.N et au Musée de Rennes) - Estampe
L. Mareschal décrit ainsi cette scène : "Un tailleur dont la barbe et les cheveux grisonnans attestent qu'il a passé la cinquantaine, gravement assis sur un banc de bois, sa tabetière de corne à ses côtés, le dos appuyé contre la grange de l'aire à battre, et la jambe droite pliée dans une situation habituelle aux personnes de sa profession, voit rangée autour de lui une troupe de jeunes garçons et de jeunes filles auxquels il s'est chargé d'enseigner les premiers élémens de la foi. Il tient d'une main le livret religieux, et de l'autre une gaule blanche assez longue pour atteindre les plus éloignés de ses auditeurs, réveiller leur attention ou redresser leurs torts. Nous le voyons au moment ou il vient d'en faire usage aux dépens de Corentin. Notre espiègle, loin de se montrer respectueux et attentif à la parole évangélique, s'est avisé de jeter une poignée de terre aux yeux d'une jeune fille à genoux à peu de distance de lui. Ce trait d'irrévérence et de malice n'a point échappé au grave catéchiste, et la peine a suivi de près l'offense ; il vient de faire tomber assez lourdement sa gaule sur les oreilles de notre héros, auquel la colère et la douleur font faire une laide grimace... Non loin de là, le grand père Yvon, étranger à la scène et à moitié couché sur de la paille, récite dévotement son chapelet ; près de lui, des enfans encore trop jeunes pour profiter de la pieuse instruction du tailleur, s'amusent à faire une sorte de culbute nommée parmi eux "lamm chouk-hé-benn (saut de dos en tête)".
ExpositionNomPERRIN PrénomOlivier Biographie(Rostrenen, 1761 - Quimper, 1832)
Un des premiers sinon le premier peintre de la Bretagne. Il fait ses études de dessin à Rennes, puis à Paris, dans l'atelier de Doyen. La Révolution lui enlève ses appuis et a pour conséquence son retour en Bretagne, d'abord à Landerneau ; il se marie et se fixe à Quimper, où il va enseigner le dessin, menant une vie très retirée. Son oeuvre est double, mis à part les rares sujets religieux comme celui de l'église de Rostrenen : d'une part il peint une séries de toiles inspirées de la vie quotidienne de la région de Quimper, observée simplement dans un esprit qui n'est pas sans rapport avec celui des flamands du XVIIe siècle ; d'autre part il travaille à deux grandes séries de gravures, l'une étrangère à la Bretagne "La Galerie chronologique et pittoreque de l'histoire ancienne", l'autre profondément bretonne, puisqu'il s'agit de suivre Corentin, paysan de Cornouaille, de sa naissance à sa mort, à travers les coutumes, les travaux, les épisodes joyeux ou tristes de sa vie. Perrin a accumulé notes et croquis, préparé de nombreuses planches, mais la première éd. en 1808, est un échec et c'est après sa mort que son fils publiera en 1835-1836, cette "Galerie bretonne"(120 planches). L'oeuvre peint et l'oeuvre gravé forment un document d'une importance exceptionnelle sur la vie des campagnes bretonnes au début du XIXe siècle.
(DELOUCHE D., Peintres de la Bretagne, p.334)
L. Mareschal décrit ainsi cette scène : "Un tailleur dont la barbe et les cheveux grisonnans attestent qu'il a passé la cinquantaine, gravement assis sur un banc de bois, sa tabetière de corne à ses côtés, le dos appuyé contre la grange de l'aire à battre, et la jambe droite pliée dans une situation habituelle aux personnes de sa profession, voit rangée autour de lui une troupe de jeunes garçons et de jeunes filles auxquels il s'est chargé d'enseigner les premiers élémens de la foi. Il tient d'une main le livret religieux, et de l'autre une gaule blanche assez longue pour atteindre les plus éloignés de ses auditeurs, réveiller leur attention ou redresser leurs torts. Nous le voyons au moment ou il vient d'en faire usage aux dépens de Corentin. Notre espiègle, loin de se montrer respectueux et attentif à la parole évangélique, s'est avisé de jeter une poignée de terre aux yeux d'une jeune fille à genoux à peu de distance de lui. Ce trait d'irrévérence et de malice n'a point échappé au grave catéchiste, et la peine a suivi de près l'offense ; il vient de faire tomber assez lourdement sa gaule sur les oreilles de notre héros, auquel la colère et la douleur font faire une laide grimace... Non loin de là, le grand père Yvon, étranger à la scène et à moitié couché sur de la paille, récite dévotement son chapelet ; près de lui, des enfans encore trop jeunes pour profiter de la pieuse instruction du tailleur, s'amusent à faire une sorte de culbute nommée parmi eux "lamm chouk-hé-benn (saut de dos en tête)".
Exposition
- L'Enfance en Bretagne au XIXe siècle Musée départemental breton - Quimper 23/06/1995 01/10/1995 Notes d'exposition"L'Enfance en Bretagne au XIXe siècle" - Quimper, Musée départemental breton, 23 juin - 1er octobre 1995
- L'Enfance en Bretagne Musée des beaux-arts de Vannes (anciennement Musée de la Cohue) 11/05/1996 13/10/1996 Notes d'exposition"L'Enfance en Bretagne", Vannes - Musée de la Cohue, 11 mai-13 octobre 1996
Un des premiers sinon le premier peintre de la Bretagne. Il fait ses études de dessin à Rennes, puis à Paris, dans l'atelier de Doyen. La Révolution lui enlève ses appuis et a pour conséquence son retour en Bretagne, d'abord à Landerneau ; il se marie et se fixe à Quimper, où il va enseigner le dessin, menant une vie très retirée. Son oeuvre est double, mis à part les rares sujets religieux comme celui de l'église de Rostrenen : d'une part il peint une séries de toiles inspirées de la vie quotidienne de la région de Quimper, observée simplement dans un esprit qui n'est pas sans rapport avec celui des flamands du XVIIe siècle ; d'autre part il travaille à deux grandes séries de gravures, l'une étrangère à la Bretagne "La Galerie chronologique et pittoreque de l'histoire ancienne", l'autre profondément bretonne, puisqu'il s'agit de suivre Corentin, paysan de Cornouaille, de sa naissance à sa mort, à travers les coutumes, les travaux, les épisodes joyeux ou tristes de sa vie. Perrin a accumulé notes et croquis, préparé de nombreuses planches, mais la première éd. en 1808, est un échec et c'est après sa mort que son fils publiera en 1835-1836, cette "Galerie bretonne"(120 planches). L'oeuvre peint et l'oeuvre gravé forment un document d'une importance exceptionnelle sur la vie des campagnes bretonnes au début du XIXe siècle.
(DELOUCHE D., Peintres de la Bretagne, p.334)
350 €
Epoque : 19ème siècle
Style : Autre style
Etat : En l'etat
Matière : Papier
Largeur : 23
Hauteur : 18
Référence (ID) : 1759479
Disponibilité : En stock
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