Bureau ou bargueño à pied en pont. Bois, fer, bronze, etc. École espagnole, fin du XVIe siècle.
Bureau ou bargueño à pied en pont. Bois, fer, bronze, etc. École espagnole, fin du XVIe siècle.-photo-2
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Bureau ou bargueño à pied en pont. Bois, fer, bronze, etc. École espagnole, fin du XVIe siècle.

Bureau ou bargueño à pied en pont. Bois, fer, bronze, etc. École espagnole, fin du XVIe siècle.
Avec tiroirs secrets. Présente des défauts.
Une corbeille à papier de présentation couverte repose sur un socle en bois sculpté, appelé « pied en pont » en raison de sa forme. Le socle est orné de reliefs représentant des éléments architecturaux et végétaux de style classique et comporte un tiroir muni de deux poignées et d’une serrure à clé (la plaque de la serrure représente un aigle à deux têtes). L'extérieur est orné d'appliques métalliques découpées (présentant des motifs géométriques et végétaux simplifiés) montées sur du tissu. Ces appliques comportent des poignées sur les côtés et des tirants (deux à l'avant), ainsi qu'une grande applique servant de fond à la serrure du couvercle. La serrure elle-même est décorée d'éléments architecturaux et présente une forte influence classique. L'ouverture de la façade révèle l'intérieur, qui comporte trois niveaux et plusieurs compartiments (ces compartiments ne correspondent pas aux différents niveaux). Le niveau inférieur présente des décorations en marqueterie d'éléments géométriques sur les côtés (deux tiroirs de chaque côté) et une façade architecturale au centre (un tiroir) avec deux petites poignées.  Le niveau central comporte deux petites chapelles de part et d'autre, avec une porte ornée d'une façade architecturale présentant un parement en bossage, ainsi qu'un cadre étroit et un autre plus large au-dessus, décorés à l'avant de motifs géométriques, et un fronton architectural au centre qui se prolonge vers le niveau supérieur (rappelant les arcs de triomphe romains, avec des éléments figuratifs) ; le niveau supérieur comporte deux cadres de chaque côté de ce prolongement du niveau inférieur, décorés eux aussi de motifs géométriques. Cette composition en forme d’arc de triomphe, s’étendant du niveau intermédiaire au niveau supérieur, montre, dans l’arc central de la partie inférieure, une figure masculine à cheval, vêtue à la mode classique et coiffée d’une couronne de laurier, comme s’il s’agissait d’un empereur romain. Comparez ce cavalier avec une gravure (une copie conservée au British Museum, Londres, inv. 1957,0413.166) de la série « Imperatorum XII » représentant Jules César (l’inscription « C. IVULIVS C. » apparaît sur les rênes du cheval de la figure sur la corbeille à papier). Cette gravure a été réalisée par Adriaen Collaert, d’après Jan van der Straet, et publiée par Philips Galle à Anvers, vers 1587. La partie supérieure représente une figure féminine nue, flanquée d’un guerrier et d’un « homme sauvage » barbu (iconographie très courante en Espagne à partir de la Renaissance). La partie inférieure comporte un tiroir, la partie centrale un autre (juste à l’endroit où se trouve le cavalier) et les côtés s’ouvrent pour révéler d’autres tiroirs, ainsi qu’un autre tiroir en haut.  Une figure masculine vêtue d'un costume d'époque et placée dans un cadre architectural est également représentée avec un bureau ou une corbeille à papier datant du milieu du XVIIe siècle, conservé au Musée national des arts décoratifs de Madrid, en Espagne (référence CE01738), bien que celui-ci soit exposé au public. La disposition des rues et des niveaux rappelle, par exemple, un autre exemplaire de Salamanque, du type plus courant à petites colonnes, datant également du XVIIe siècle et conservé dans la même institution (inventaire CE01152). Ces meubles (utilisés pour ranger des documents importants et de petits objets de valeur) comptent parmi les types les plus courants et les plus prisés du mobilier castillan du XVIIe siècle. Ils conservent des détails tirés d’exemples courants dans divers styles espagnols du XVIe siècle, ainsi que certaines influences étrangères précoces (notamment italiennes) et une forte persistance de traits typiquement espagnols. Leur influence est restée forte jusqu’au XXe siècle. Les décorations extérieures ainsi que la disposition des tiroirs et des niches intérieures variaient. Le caractère distinctif du style espagnol au XVIIe siècle était si fort qu’il empêcha la pénétration d’influences étrangères, notamment françaises, en raison de la situation diplomatique défavorable de l’époque. Cela eut une influence significative sur le reste de l’Europe, où les modèles français prévalaient largement. Le XVIIe siècle fut une période de déclin en Espagne, ce qui fut particulièrement évident dans le domaine du mobilier. Les pièces n'étaient pas aussi somptueuses que celles que l'on trouvait dans d'autres pays, ce qui s'explique également par les édits contre le luxe promulgués par les monarques. Cependant, le mobilier espagnol de l'époque baroque se distingue par une qualité remarquable, une forte personnalité et, surtout, un grand intérêt sur le plan typologique ainsi que par la priorité accordée à la fonctionnalité plutôt qu'à la décoration. Il convient également de noter l'importance accrue accordée au mobilier par rapport au siècle précédent. Les inventaires des biens révèlent des changements significatifs, le mobilier devenant, sous le règne de Charles II, encore plus cher que les tapisseries. Le présent exemplaire est un type moins courant de corbeille à papier à façade fermée, qui se distingue par sa base en forme de pont dotée d'un tiroir. ·
Dimensions : 110 x 60 x 153 cm


25 000 €

Epoque : 16ème siècle

Style : Autre style

Etat : En l'etat

Matière : Bois massif

Largeur : 110 cm

Hauteur : 153 cm

Profondeur : 60 cm

Référence (ID) : 1749672

Disponibilité : En stock

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Lagasca 36
Madrid 28001, Espagne

+34 914315812

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