Argent massif, Gand 1860-1870, lampe de sanctuaire, Constance Van den Berghe , lampe d’autel
Elle est l'œuvre d'une veuve-orfèvre, Constance Van den Berghe , qui prit la relève de son défunt époux dans cette brève période.
Presque chaque partie démontable porte son poinçon de maître orfèvre. Les poinçons de garantie sont absents mais chaque partie de l'objet a ete testée et est en argent 830 %. Elle pèse 850 grammes d'argent.
Le style de la lampes est entièrement emprunté au style baroque de la contreréforme de vers 1600-1650.
La tradition de l’éclairage des lieux sacrés est ancienne. Dans le Livre du Lévitique (24, 2-3), le grand prêtre Aaron entretenait déjà une flamme devant le rideau, à l’intérieur de la tente de la rencontre, comme que le Seigneur l’avait demandé à Moïse.Dans l’église catholique, l’usage de la lampe placée à proximité du tabernacle remonte à la fin du XIIe siècle. Pendant longtemps, un luminier était chargé de s’assurer que les lampes et les éclairages liturgiques fonctionnaient bien.À l’origine, l’éclairage était assuré par une bougie de cire ou de l’huile végétale. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, celles-ci étant étant trop chères, un décret a autorisé l’usage de la lumière électrique dans les églises, mais elle ne doit remplacer ni les cierges sur les autels ni les lampes à huile devant les reliques ou les tabernacles.
Progressivement, les lampes de sanctuaire ont ainsi été électrifiées pour en faciliter l’entretien .
Cette présence lumineuse est obligatoire comme l’indique le droit canon : « Devant le tabernacle où la très sainte Eucharistie est conservée, une lampe doit constamment être allumée pour indiquer et honorer la présence du Christ » (can. 940 CIC, PGMR n° 316).
Epoque : 19ème siècle
Style : Louis XIV - Régence
Etat : Très bon état
Matière : Argent massif
Longueur : 57 cm
Largeur : 23 cm
Référence (ID) : 1744053
Disponibilité : En stock





































