Empire époque Empire
Paire de candélabres Empire – Époque Empire, attribués à Claude Galle (1759 – 1815)
Rare paire de candélabres en bronze finement ciselé, doré au mercure et partiellement patiné, d’époque Empire, vers 1810.
Reposant sur une base circulaire à décor de frise et pieds griffés, ces candélabres présentent un élégant fût à pans abattus, surmonté d’un vase néoclassique élancé. L’ensemble développe un bouquet lumineux à trois bras, dont deux en enroulement, terminés par des têtes d’aigles finement sculptées, et un feu central.
La ligne est particulièrement dynamique : les bras sinueux, presque tendus, apportent une véritable tension visuelle à l’ensemble, renforcée par la qualité de la ciselure et une dorure au mercure d’une grande fraîcheur. Le contraste entre les parties dorées et les zones subtilement patinées accentue le relief et la lecture des volumes.
Ce modèle, d’une grande élégance, se distingue par la présence de son vase supérieur et de ses bras richement animés, surmontés de figures à caractère presque griffonesque, lui conférant une personnalité forte et affirmée. Il s’agit d’un modèle rare, destiné à une clientèle de collectionneurs exigeants.
Un modèle est reproduit dans l’ouvrage Vergoldete Bronzen (page 327). La base seule est à rapprocher d’un exemplaire conservé au Grand Trianon, mais la composition complète ici présentée est nettement plus aboutie et décorative.
Les candélabres ont été anciennement percés pour une électrification (visible de face). Toutefois, une fois positionnés, ce perçage devient discret. Ils peuvent ainsi être utilisés aussi bien en lampes qu’en bougeoirs, selon le souhait de présentation.
restauration d'usage:
Une ancienne réparation est à signaler au niveau de l’attache de l’un des bras de lumière. Cette intervention, réalisée dans le passé, est de très bonne qualité et s’intègre harmonieusement à l’ensemble.
On note par ailleurs une légère altération de la dorure, ayant entraîné quelques petites zones de noircissement. Celles-ci se fondent néanmoins naturellement dans la patine générale de la pièce.
Nous préférons mentionner ce détail dans un souci de transparence et de précision.
Dimensions :
Hauteur : 42 cm
Largeur : 29 cm
État :
Usures d’usage, conformes à leur ancienneté.
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Prix : 3 950 € ferme et non négociable
Livraison offerte par la Galerie De Cicco (France entière)
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À propos de Claude Galle (1759 – 1815)
L’un des plus importants bronziers et fondeurs-ciseleurs de la fin du XVIIIe siècle et de l’époque Empire, Claude Galle est né à Villepreux, près de Versailles. Formé dans l’atelier du fondeur Pierre Foy, dont il épouse la fille en 1784, il devient maître fondeur en 1786.
À la mort de son beau-père en 1788, il reprend l’atelier et en fait l’un des plus grands de Paris, employant jusqu’à 400 ouvriers. Installé quai de la Monnaie puis rue Vivienne à partir de 1805, il devient un fournisseur majeur du Garde-Meuble de la Couronne.
Il participe à l’ameublement des grandes résidences impériales, notamment Fontainebleau, Saint-Cloud, les Tuileries, Compiègne ou Rambouillet. Il collabore avec les plus grands artisans de son temps, dont Pierre-Philippe Thomire, et réalise également des commandes pour les palais italiens, notamment Monte Cavallo à Rome et Stupinigi près de Turin.
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Epoque : 19ème siècle
Style : Empire - Consulat
Etat : En l'etat
Matière : Bronze
Diamètre : 29
Hauteur : 42
Référence (ID) : 1743178
Disponibilité : En stock


































