OBJET VENDU
ODIOT "Louveciennes" - 12 Couteaux à dessert en argent vermeil - Armoiries
Magnifique série de 12 couteaux à fruits (ou à dessert) du prestigieux orfèvre ODIOT (Paris), modèle emblématique "Louveciennes" créé sous Louis XVI en 1781.
Les manches des couteaux sont gravés d'un blason d'alliance sous couronne comtale aux armes d'alliance du Comte Joseph Philippe Léopold Vogt d'Hunolstein (1830-1903) et de son épouse Laure de Crussol d'Uzès (1838-1897), mariés en 1857.
Le comte Joseph Philippe Léopold Vogt d'Hunolstein (1830-1903), issu d'une famille noble d'origine rhénane établie en France, épousa le 16 mai 1857 à Paris Laure de Crussol d'Uzès (1838-1897), fille de Géraud Armand de Crussol, 11e duc d'Uzès, et issue de l'une des plus anciennes familles ducales du Languedoc. Cette alliance matrimoniale unissait ainsi deux lignées aristocratiques : les Vogt d'Hunolstein, souvent titrés comtes ou vicomtes, et les Crussol d'Uzès, ducs et pairs de France. Laure, connue pour son engagement social en tant que présidente des écoles libres de Saint-Thomas-d'Aquin, apporta à son mari des liens avec la haute noblesse languedocienne, tandis que le couple eut plusieurs enfants, dont Hélène qui épousa plus tard Arthur de Rochechouart-Mortemart, duc de Mortemart. Malheureusement, Laure trouva la mort tragique le 4 mai 1897 dans l'incendie du Bazar de la Charité à Paris. Cette union est notamment commémorée par leurs armoiries d'alliance dans l'église Saint-Pierre de Plouguin (Finistère), où ils furent d'importants donateurs pour la reconstruction de l'édifice au XIXe siècle, témoignant de leur influence et de leur générosité dans diverses régions de France.
Matériaux
Manches en argent massif fourré, entièrement vermeil (dorure à l'or). Lames en argent massif doré (vermeil également) Longueur : 21 cm
Marques et poinçons
Les lames sont signées "ODIOT"en toutes lettres. Poinçon Minerve 1er titre (.950 argent) sur les lames et les manches.
Poinçons d'orfèvre variables (sous-traitants de la maison Odiot) : sur certains couteaux le poinçon d'Édouard Corvoisier, sur d'autres couteaux le poinçon de Dominique Laporte. Ces deux orfèvres travaillaient à la même adresse, au 36 rue Montmorency à Paris (vers 1880), ce qui était courant pour la production de couverts haut de gamme chez Odiot.
État général
Bon état, avec des micro-rayures d'usage normales pour des pièces anciennes manipulées (voir photos). Le vermeil est bien conservé.
Note importante sur la dorure :
Sur l'ensemble de la suite de 12 couteaux que je possède, on peut observer les différences de teinte : 7 couteaux présentent une dorure plus jaune/or vif (Dominique Laporte), tandis que 5 couteaux ont une dorure légèrement plus mate (Édouard Corvoisier) Cette variante est possiblement due à une différence de bain d'or.
Les manches des couteaux sont gravés d'un blason d'alliance sous couronne comtale aux armes d'alliance du Comte Joseph Philippe Léopold Vogt d'Hunolstein (1830-1903) et de son épouse Laure de Crussol d'Uzès (1838-1897), mariés en 1857.
Le comte Joseph Philippe Léopold Vogt d'Hunolstein (1830-1903), issu d'une famille noble d'origine rhénane établie en France, épousa le 16 mai 1857 à Paris Laure de Crussol d'Uzès (1838-1897), fille de Géraud Armand de Crussol, 11e duc d'Uzès, et issue de l'une des plus anciennes familles ducales du Languedoc. Cette alliance matrimoniale unissait ainsi deux lignées aristocratiques : les Vogt d'Hunolstein, souvent titrés comtes ou vicomtes, et les Crussol d'Uzès, ducs et pairs de France. Laure, connue pour son engagement social en tant que présidente des écoles libres de Saint-Thomas-d'Aquin, apporta à son mari des liens avec la haute noblesse languedocienne, tandis que le couple eut plusieurs enfants, dont Hélène qui épousa plus tard Arthur de Rochechouart-Mortemart, duc de Mortemart. Malheureusement, Laure trouva la mort tragique le 4 mai 1897 dans l'incendie du Bazar de la Charité à Paris. Cette union est notamment commémorée par leurs armoiries d'alliance dans l'église Saint-Pierre de Plouguin (Finistère), où ils furent d'importants donateurs pour la reconstruction de l'édifice au XIXe siècle, témoignant de leur influence et de leur générosité dans diverses régions de France.
Matériaux
Manches en argent massif fourré, entièrement vermeil (dorure à l'or). Lames en argent massif doré (vermeil également) Longueur : 21 cm
Marques et poinçons
Les lames sont signées "ODIOT"en toutes lettres. Poinçon Minerve 1er titre (.950 argent) sur les lames et les manches.
Poinçons d'orfèvre variables (sous-traitants de la maison Odiot) : sur certains couteaux le poinçon d'Édouard Corvoisier, sur d'autres couteaux le poinçon de Dominique Laporte. Ces deux orfèvres travaillaient à la même adresse, au 36 rue Montmorency à Paris (vers 1880), ce qui était courant pour la production de couverts haut de gamme chez Odiot.
État général
Bon état, avec des micro-rayures d'usage normales pour des pièces anciennes manipulées (voir photos). Le vermeil est bien conservé.
Note importante sur la dorure :
Sur l'ensemble de la suite de 12 couteaux que je possède, on peut observer les différences de teinte : 7 couteaux présentent une dorure plus jaune/or vif (Dominique Laporte), tandis que 5 couteaux ont une dorure légèrement plus mate (Édouard Corvoisier) Cette variante est possiblement due à une différence de bain d'or.
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