Gustave Hervigo (1896-1993) – Majunga Madagascar (malgache ratovo ramanda ralambo ...)
Huile sur panneau signée Gustave Hervigo (1896–1993), peintre français reconnu pour ses paysages lumineux et ses scènes de ports.
Cette œuvre représente Majunga (Mahajanga) à Madagascar, animée par une belle scène littorale avec embarcations, ponton et habitations en bord de mer. La composition est dynamique, portée par une touche vigoureuse et colorée, typique de l’artiste, avec une palette chaude aux nuances rosées et ocre.
Le traitement de la lumière et du mouvement de l’eau confère à l’ensemble une atmosphère vivante et chaleureuse, caractéristique des œuvres de Hervigo inspirées par ses voyages.
Signature en bas à droite.
Dimensions :
- À vue : 26 x 35 cm
- Avec cadre : 35 x 43 cm
- Livraison 30 euros
L'enfance de Gustave Hervigo se partage entre sa ville natale de Rambouillet, où très tôt il travaille auprès de son père au métier d'artisan-bourrelier, et des vacances estivales à Douarnenez. Intéressé par la peinture dès le plus jeune âge, autodidacte quoique recevant les conseils du peintre rambolitain Henri Laigneau, c'est cependant dans la fabrication de la maroquinerie qu'après la Première Guerre mondiale, marié et s'étant installé à Paris, il s'investit avec succès, travaillant pour les maisons de Haute couture[1]. Peignant toujours cependant, Gustave s'ouvre aux expositions parisiennes en présentant un tableau au Salon des indépendants de 1925 (manifestation à laquelle il restera fidèle puisque l'on relève toujours son nom parmi les exposants de 1984[2]). Il devient membre de la Société nationale des beaux-arts en 1930.
Dans l'obligation de se cacher, car juif, pendant la Seconde Guerre mondiale, Gustave Hervigo est généreusement accueilli, pendant plusieurs années à compter de 1941, par un couple de Videix (Haute-Vienne). Contraint de quitter précipitamment ses courageux hôtes à la suite d'une dénonciation, il s'emploiera, longuement mais vainement, à en rechercher les descendants[3].
C'est après la guerre que Gustave devient exclusivement peintre, se liant alors d'une étroite amitié avec le sculpteur Jean-Graves (1897-2000) ainsi que les peintres Georges Delplanque (1903-1999) et Louis-Édouard Toulet (1892-1967)[4]. La bourse de voyage de l'Afrique-Équatoriale française qui lui est attribuée en 1948 par la Société des beaux-arts d'outre-mer fait de lui un peintre voyageur: « Tatave-la-bougeotte », car tel est le surnom qu'il va y gagner[5], entreprend dix-sept voyages à travers le monde entre 1949 et 1981, centrés sur l'Afrique noire jusqu'en 1961: au Tchad (1949, 1951, 1953), au Gabon, notamment Libreville et Lambaréné (1950), en Centrafrique (1954), dix mois au Cameroun (1955), retours au Tchad (1957, 1959, 1961), Madagascar et l'île de La Réunion (1963-1964), la Nouvelle-Calédonie, les Nouvelles-Hébrides - aujourd'hui Vanuatu - et la Polynésie (1966-1968), l'Éthiopie et le territoire français des Afars et des Issas - aujourd'hui Djibouti - (1969), la Norvège (1970), le Niger (1972), la Côte d'Ivoire (1974 et 1976), la Russie (1975)[6], le tour du monde sur le croiseur porte-hélicoptères Jeanne d'Arc en 1981[1].
Il est membre du conseil d'administration de la Société Nationale des Beaux Arts dans la section peinture en 1977.
Vivant un temps au 12, rue Jean-Ferrandi dans le 6e arrondissement de Paris au soir de sa vie, il lègue en 1990 l'ensemble de son fonds d'atelier à la ville de Rambouillet où il meurt en mai 1993 et où une place porte aujourd'hui son nom.
Epoque : 20ème siècle
Style : Autre style
Etat : Parfait état
Matière : Huile sur carton
Référence (ID) : 1733375
Disponibilité : En stock






























